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Les OGM pires que le virus de la grippe A ?
Les OGM pires que le virus de la grippe A ?
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12 octobre 2009 | 1 commentaires
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Loïc, 28 articles (Manger Cru)

Loïc

Manger Cru
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Les OGM pires que le virus de la grippe A ?

Les OGM pires que le virus de la grippe A ?

Contrairement à ce qu’affirment les promoteurs des OGM, en particulier certains producteurs de maïs, la cohabitation des filières OGM et non-OGM sur le terrain apparaît pour le moins très complexe à mettre en oeuvre.

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Les OGM pires que le virus de la grippe A ?

Telles sont en substance les conclusions du programme Co-Extra, rendues publiques à Paris début juin 2009. Des conclusions qui seront décortiquées dans les pays de l’Union européenne (UE), que la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) y soit autorisée ou qu’elle ait été suspendue, comme c’est le cas en France. Plus de 200 chercheurs de dix-huit pays ont participé à ce programme d’une durée de cinq ans, doté d’un budget de 22 millions d’euros. 

Une coexistence impossible des culture normales et OGM ?

Contrairement à ce qu’affirment les promoteurs des OGM, en particulier certains producteurs de maïs, la cohabitation des filières OGM et non-OGM sur le terrain apparaît pour le moins très complexe à mettre en oeuvre. "La coexistence à l’échelle de l’exploitation agricole est impossible", affirme ainsi Yves Bertheau, coordinateur de Co-Extra. Pour être sûr de se conformer aux critères de l’agriculture bio, les opérateurs des filières agroalimentaires appliquent une marge de sécurité et exigent des matières premières agricoles dont la teneur en OGM ne dépasse pas 0,1 %.

Les chercheurs ont mis au point des modèles permettant d’évaluer ces distances en fonction de divers paramètres : espèces cultivées, taille des champs, géographie locale, sens du vent, etc. Pour le maïs, dont le pollen est pourtant réputé peu volatil, la distance requise peut atteindre 300 mètres pour respecter le seuil de 0,1 %. Ce n’est qu’un exemple. "Certains pollens voyagent jusqu’à 30 kilomètres", précise Yves Bertheau.

Ainsi les OGM seraient-ils appelés à se propager encore plus implacablement que la grippe A. En effet les mesures à prendre pour éviter les contaminations de toutes sortes, y compris les disséminations accidentelles de graines lors des récoltes ou des transports seraient beaucoup plus contraignantes et difficiles à appliquer et maintenir ad vitam æternam que celles mises en place pour une durée limitée pour freiner la pandémie de grippe A.

Les OGM sont-ils susceptibles de porter atteinte à la santé des consommateurs ou à l’environnement ?

Contrairement à la grippe A dont la relative dangerosité est connue, la question fait encore polémique et les études contradictoires se succèdent sans qu’il soit encore possible de trancher définitivement, … même si, aux Etats-Unis, depuis que les OGM sont commercialisés, le diabète et l’obésité ont quasiment doublé, les allergies alimentaires chez les enfants ont augmenté de 18%, et l’espérance de vie a commencé à diminuer dans certains états. Si la preuve irréfutable manque encore à la science c’est en raison de la multiplicité des impacts potentiels des OGM dont certains peuvent n’apparaître que sur le long terme. Une complexité que les protocoles habituels d’évaluation toxicologiques, élaborés pour valider des molécules chimiques, ne prennent pas en compte.

Tous importants qu’ils soient, les risques sanitaires ne sont pas les seuls à être préoccupants. Imaginez-vous contraints de vivre exclusivement dans un univers totalement urbanisé, sans jamais pouvoir vous ressourcer à la campagne, au bord de la mer, à la montagne, sans jamais pouvoir sortir du béton et de l’asphalte, imaginez que tout le genre humain soit définitivement et irrémédiablement privé de nature authentique. Ce n’est rien moins que cette perspective épouvantable qui se profile avec les cultures OGM en plein champ. En effet, dans les laboratoires des semenciers, ce sont des centaines, voire des milliers, de cultivars OGM qui attendent avec impatience leur autorisation de mise sur le marché : blé, pomme de terre, aubergines, salades, petits pois, fraises, pêches, saumons, carpes, bovins, caprins, volailles, à peu près tout ce qui constitue une source alimentaire est concerné.

Avec la libéralisation des OGM, les caractères génétiques introduits dans ces cultivars vont se propager de région en continents comme la grippe A et altérer irrémédiablement les variétés originelles, celles qui poussent à l’état sauvage dans la nature.

Ainsi des maïs sauvages du Mexique pourront devenir infectes, les tomates qui poussent naturellement dans les Andes péruviennes deviendraient toxiques, on ne pêcherait plus dans l’atlantique que des saumons dont la gueule serait de travers [voir ici], le coq sauvage des Vosges, le grand tétras, aurait maintenant deux becs, … Plus de nature, sinon vierge, du moins originelle n’existerait et l’humanité, si elle survivait à un tel désastre, se trouverait enfermée à perpétuité dans un monde où tout ce qui vit est chimère, où tout ce qui existe, même ce que l’on ne connaît pas encore, a été transformé, corrompu, déformé, altéré, bref un monde sans repère ni équilibre. Déjà au Mexique, on observe des contaminations de variétés sauvages de maïs, bien que les cultures OGM y soient interdites.

Malgré les changements climatiques qui s’annoncent, malgré les déforestations, les pollutions, les destructions des écosystèmes, la perte dramatique de biodiversité, malgré ces assauts répétés de la civilisation occidentale qui, en moins de deux siècles, a profondément défiguré la planète, n’épargnant aucun continent, aucune région, aucun pays, il reste encore assez de nature pour garder raisonnablement confiance en l’avenir. Car la prise de conscience écologique est forte et des solutions émergent de toutes parts qui concilient le désir de modernité et la nécessité de nature. La démarche « cradle to cradle » qui optimise le recyclage intégral des déchets et leur retour à la terre, l’agriculture bio ou la permaculture qui valorise les espaces naturels et la biodiversité, l’expansion du manger cru qui réhabilite les vertus préventives des aliments consommés nature et toutes ces initiatives qui visent à profiter de ce que la nature nous donne plutôt que de la chambouler : Interdire définitivement les cultures et expérimentations d’OGM en plein champ est donc une obligation impérative afin de préserver cet élan vertueux nécessaire à la planète, indispensable au maintien d’une qualité de vie sereine et agréable pour nos enfants et vital pour l’avenir de l’humanité.


Loïc
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Commentaires
0 vote
par Beret Man (IP:xxx.xx9.31.169) le 2 mai 2010 a 10H28
Beret Man (Visiteur)

Les OGM sont un cauchemar environnemental !

Il faut les interdire ici et partout !