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Les menus fast-food sont ils néfastes pour la santé des jeunes et des adultes ?
Les menus fast-food sont ils néfastes pour la santé des jeunes et des adultes ?
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8 février 2012 | 1 commentaires
Auteur de l'article
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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151

Les menus fast-food sont ils néfastes pour la santé des jeunes et des adultes ?

Les menus fast-food sont ils néfastes pour la santé des jeunes et des adultes ?

Il est nécessaire de rester attentifs à nos choix alimentaires, car bien des jeunes mais également des adultes peuvent, sans fréquenter assidûment les fast-foods, devenir « accros » à certains aliments nocifs, en se les procurant tout simplement dans les supermarchés ou les épiceries et en les consommant très régulièrement.

Cela concerne, entre autres, les sodas, les steaks frites, les chips, les barres chocolatées, les gâteaux et les confiseries très sucrées, etc.

Il a été observé que, chez les jeunes, le modèle nutritionnel des fast-foods a un impact de plus en plus important dans les choix qu’ils font lorsqu’ils sont livrés à eux-mêmes et qu’ils doivent composer seuls leurs menus à partir d’aliments vendus dans le commerce.

Analyse des menus des fast-foods en général.

Dans la majorité des menus fast-foods, consommés par les jeunes, il y a :

Quelques feuilles de salade et quelques tranches de tomate, ce qui est très insuffisant, car il manque les fibres cellulosiques indispensables à un bon transit et à la régénération de la flore intestinale.

Un ou deux morceaux de steak haché (protéine apportant des acides gras saturés que l’on devrait consommer modérément, car leur ingestion régulière est néfaste pour la santé).

Le poisson proposé est souvent panné. Sa cuisson (friture) et sa préparation lui ont fait perdre ses qualités initiales et la cuisson à haute température apporte des molécules toxique pour le foie.

L’huile utilisée est raffinée et a perdu la majeure partie de ses propriétés ; elle est dépourvue des éléments nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme, (tel que le cerveau), et au renouvellement de nos tissus, ce qui peut avoir des conséquences très néfastes sur notre santé.

Les glucides ou les sucres (représentés par le pain des sandwichs), sont à base de céréales raffinées à indice glycémique élevé. Néfastes pour la santé, ils favorisent l’obésité, la résistance à l’insuline puis éventuellement le diabète . Leur apport calorifique est très important.

Desserts en général trop sucrés et enrichis en caféine. Ils sont néfastes pour la santé, car ils favorisent, entre autres, les dépendances neurochimiques et sont susceptibles de générer des troubles nerveux. L’acide phosphorique contenu dans les boissons à base de cola ou les sodas entrave la digestion et favorise les ballonnements et les gaz intestinaux.

NOTA . À propos des boissons à base de cola, et selon une étude américaine relatée par la revue Que choisir santé de février 2007, il a été établi que les femmes consommant plus d’une canette de cola par jour présentent une moindre solidité des os. L’auteur, Katherine L. Tucker, chercheuse à l’Université Tufts de Boston, explique que le rôle néfaste des colas sur les os avait déjà été suspecté auparavant.

En effet, on avait constaté que les adolescentes qui buvaient beaucoup de colas présentaient un risque accru de fracture. Mais cette fragilité était expliquée par le fait que la consommation de ces sodas avait lieu au détriment d’autres boissons riches en calcium et favorisant la solidité des os.

Cette interprétation ne vaut plus ici : même à apports en calcium égaux, une consommation élevée de colas a bien été associée à une moindre solidité des os.

Cette association n’a pas été prouvée pour les autres sodas. Les chercheurs soupçonnent donc l’acide phosphorique, présent dans les colas, de favoriser la fragilité des os. D’autres études restent nécessaires pour confirmer que ces boissons sont indubitablement la cause de la fragilité osseuse observée.

Toutefois, jugent les scientifiques, « les femmes qui sont touchées par l’ostéoporose pourraient réfléchir à l’intérêt de réduire leur consommation de colas lorsque celle-ci est régulière et élevée ».

Au-delà de la notion des classes alimentaires indispensables pour définir l’équilibre des menus, il est primordial de ne pas perdre de vue l’aspect qualitatif qui permet de distinguer un aliment vivant d’un aliment dévitalisé synonyme de troubles plus ou moins graves de la santé.

Si l’on ne tient pas compte de ce facteur qualitatif, les menus fast-food peuvent apparaître favorables à l’organisme, mais ce n’est qu’une illusion dont les conséquences seront par contre bien réelles et délétères.

Ce qui est particulier aux fast-foods, c’est le fait qu’ils cumulent des aliments qui sont, chacun pris séparément, susceptibles de créer une dépendance neurochimique et d’en « forcer » la consommation par des doses importantes.

Le docteur Neal Barnard, spécialiste en neurologie, déclare en parlant de ce type de restaurants : « Prenez par exemple le steak haché recouvert de fromage ; ce dernier libère des endorphines sous l’effet des opiacés contenus dans la protéine du fromage. Il est souvent accompagné d’un soda très sucré avec beaucoup de caféine ajoutée. Eh bien, un enfant de 12 ans n’a pas le cerveau adapté pour consommer ce type de repas. »

L’analyse ci-dessus l’a montré : le problème des fast-foods provient de l’association de nutriments issus d’aliments raffinés et dénaturés. Ces repas apportent en outre une quantité trop importante d’additifs alimentaires tels que le glutamate (monoglutamate de sodium) et des édulcorants dans les sodas dits « light » ou « diet ».

Les consommateurs achètent ces derniers précisément pour essayer de réduire l’apport de glucose, mais en définitive certains additifs peuvent s’avérer davantage préjudiciables que le sucre lui même.

Plusieurs études commencent à alerter la communauté scientifique à propos des effets des édulcorants de synthèse et du glutamate sur la santé.

Le glutamate de monosodium est utilisé par les chercheurs, lors d’expérimentations, pour rendre des rats de laboratoire obèses. Cet exhausteur de goût permet aux industriels de l’agroalimentaire de stimuler la consommation de nourriture des personnes âgées, dont l’appétit est faible.

Par contre, lorsqu’il est administré à une population sans problème particulier, il encourage la prise alimentaire et favorise les dépendances.

Le moelleux des hamburgers n’est sans doute pas le fruit du hasard. Ces aliments (petit pain blanc et bien mou, steak haché, fromage fondu, frites, feuille de salade) ne nécessitent en général que très peu d’efforts de mastication, s’avalent très facilement et rapidement, poussant à en consommer deux fois plus, au détriment de la digestion et de l’organisme en général.

Selon Arabelle Gouvernaire, docteur en odontologie, « la mastication stimule la production de salive, qui aide à combattre les bactéries. L’alimentation molle est donc facteur de caries. Par ailleurs l’absence de mouvement de mastication est connue pour favoriser les maladies parodontales. »

Le public est de plus en plus exigeant en matière de sécurité alimentaire, de traçabilité et de respect de l’environnement, ce qui n’a pas échappé aux chaînes de fast-foods qui s’efforcent de réinjecter ces attentes dans leurs arguments de vente. Mais tous les paramètres décrits ci-dessus sont liés de manière intime à la qualité finale des aliments, puisqu’ils influenceront de façon notable la santé du consommateur.

Ces établissements ont pris l’habitude de communiquer sur l’aspect convivial et pratique de leur restaurant : aire de jeux pour les enfants, ambiance familiale, parking à proximité, possibilités de commander un menu au volant de sa voiture, jouets à collectionner, nombreuses tombolas durant l’année, animations diverses (dessins animés, clowns, etc.).

Mais tout cela est-il plus important que la santé et l’équilibre de l’individu ?

« L’emballage » est-il plus capital que « le contenu » ? C’est à chacun de nous de répondre à ces questionnements à travers nos choix quotidiens.

La politique de prix très bas pratiquée par ces établissements afin d’essayer de capter un nombre toujours plus important de clients serait tout à fait acceptable si elle ne se réalisait pas au détriment de la qualité alimentaire qui s’en trouve dès lors gravement affectée.

Nos décisions affectent notre être. Elles peuvent modifier nos vies.

PEUT-ON MANGER N’IMPORTE QUOI SANS NUIRE À SA SANTÉ ?

VOILA POURQUOI IL IMPORTE D’AGIR ET DE CHANGER CERTAINES DE NOS HABITUDES LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.

NOTRE VRAIE FORCE RÉSIDE DANS LA POSSIBILITÉ DE FAIRE DES CHOIX.

UTILISONS-LA !

QU’ALLEZ-VOUS CHANGER DÈS AUJOURD’HUI POUR AMÉLIORER VOTRE SANTÉ ?

Eric Darche
Naturopathe spécialisé en nutrition.
Auteur, Conférencier, Formateur.

Consulte sur RDV et conseil aussi par téléphnone.
Tel : 04 42 96 33 18

www.ericdarche.com

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Commentaires
4 votes
par veilchen (IP:xxx.xx2.93.230) le 8 février 2012 a 16H12
veilchen (Visiteur)

Le tout est dans la régularité de ces repas. J’y vais de temps en temps parce que oui, je suis un peu accroc, mais ça ne m’empêche pas de bien manger le reste du temps. de plus, c’est beaucoup moins calorique de prendre un sandwich avec une salade, un soda light sans dessert que le menu avec dessert compris. Tout est dans la mesure. D’ailleurs, questions additifs, pas sûr qu’on mange mieux dans une brasserie (où vont manger baucoup de gens le midi) : beaucoup de plats et de desserts sont achetés tout faits, il ne reste plus qu’à ajouter du lait ou de l’eau pour avoir l’effet désiré. J’ai vu un reportage où l’on montrait la composition d’un bœuf bourguignon tout fait, en conserve. C’était affolant.