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Les évictions alimentaires
Les évictions alimentaires
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13 septembre 2012 | 1 commentaires
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LunedeSable, 16 articles (Consultante en nutrition)

LunedeSable

Consultante en nutrition
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Les évictions alimentaires

Les évictions alimentaires

Si l’allergie est la première cause d’éviction alimentaire, il en existe beaucoup d’autres : l’intolérance est fréquemment citée, les maladies intestinales peuvent aussi obliger à mettre certains aliments de côté.

Parfois presque « revendiqués » ou mis en avant comme des régimes particulièrement sains, les régimes d’éviction devraient pourtant être suivis par des personnes chez qui on a diagnostiqué une maladie. Voici un récapitulatif des aliments à éviter lorsqu’on est atteint d’allergie, d’intolérance ou de maladie intestinale (aussi appellée MICI pour maladie inflammatoire chronique de l’intestin).

Les allergies alimentaires

En France, la prévalence des allergies alimentaires évolutives en population générale se situe autour de 3,2%.

Si l’allergie alimentaire peut apparaître à tout âge, elle reste plus fréquente chez l’enfant ; la prévalence des allergies alimentaires se situe entre 6 et 8 % dans la population pédiatrique. En effet, la symptomatologie peut disparaître selon les aliments en cause avec l’âge.

Quels sont les aliments concernés ?

Les aliments les plus fréquemment en cause chez l’enfant : en France, l’œuf est le premier allergène par ordre de fréquence (34% des cas) suivi par l’arachide (25% cas), le lait (8%) et le poisson (5%). Il existe une prépondérance des allergènes d’origine animale, de l’arachide et des fruits secs oléagineux.

Cependant les allergènes d’origine végétale occupent une place importante : les fruits dits du groupe latex (bananes, avocats, châtaignes, kiwis,…) sont représentés à hauteur de 14% des cas, suivi des Rosacées (abricots, cerises, fraises, framboises, noisettes, pêches, poires, pommes, prunes,…) représentant 13 % des cas d’allergie. Les fruits secs oléagineux et les Ombellifères (aneth, carottes, céleri, fenouil, persil,…) représentent chacun 9,5% des cas. Les allergènes d’origine animale sont très minoritaires chez l’adulte.

Les "fausses" allergies alimentaires

Elles surviennent également après ingestion d’un aliment et peuvent se présenter avec des manifestations cliniques très proches des allergies vraies. Cependant, d’un point de vue médical, il ne s’agit pas d’un mécanisme allergique. En effet, ces manifestations sont liées à la prise d’aliments riches en histamine (ou d’autres amines par exemple la tyramine) ou à des aliments contenant des substances histamino-libératrices activant certains globules blancs par un mécanisme non allergique.

  • Les aliments riches en histamine sont les aliments fermentés (certains fromages, la choucroute…), les boissons fermentées, le vin, les aliments fumés, les conserves de poissons (thon, maquereau…), le poisson frais et les crustacés.
  • Les aliments riches en tyramine comme par exemple certains fromages, le chocolat et le hareng saur.
  • Les aliments qui provoquent la libération d’histamine sont classiquement les fraises, les tomates, le blanc d’œuf et les crustacés.

L’ensemble de ces aliments peut donc être à l’origine, chez certains individus, d’une symptomatologie qui est souvent étiquetée à tort, par le patient lui-même et dans certains cas par le médecin, comme allergique. Les symptômes les plus fréquents de ces fausses allergies alimentaires sont les céphalées et migraines, les troubles fonctionnels intestinaux et l’urticaire chronique.

Les intolérances alimentaires

Les intolérances alimentaires (liée généralement à un déficit enzymatique) miment les réactions allergiques mais ne répondent pas à un mécanisme immunitaire proprement dit.

L’intolérance au gluten

Selon l’Association Française Des Intolérants Au Gluten, on estime qu’une personne sur 100 peut développer cette maladie en Europe. La prévalence semble identique dans le continent nord-américain. En France, seulement 10 à 20% des cas seraient aujourd’hui diagnostiqués.

L’intolérance au lactose

Il s’agit de la disparition de la capacité à digérer le lactose, principal sucre du lait, par déficit de la lactase. Cette pathologie, largement répandue, se traduit par des douleurs abdominales, de la diarrhée dans les heures qui suivent la consommation de lait.

Prévalence du déficit primaire en lactase dans différentes populations adultes (D’après Maldigestion du lactose : formes cliniques et solutions thérapeutiques, Cahiers de Nutrition et Diététique, 2012,47 p.204)

 

Pays

Prévalence en %

Pays nordiques (Suède…)

2

Angleterre

25

France (Nord)

12

France (Sud)

50

Italie, Grèce

70

Etats-Unis (population blanche)

6

Etats-Unis (population noire)

70

Japon, Thaïlande, Afrique

100

Les maladies intestinales

Certaines maladies peuvent entrainer des difficultés à digérer le lactose, il s’agit alors de malabsorption secondaire. Elle se retrouve notamment dans la maladie de Crohn, certaines infections bactériennes, le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII ou IBS en anglais). La prévalence du SII en Europe et en Amérique du nord est estimée à 10-15%, tandis qu’en Suède c’est le plus souvent un chiffre de 13.5% qui est cité.

L’alimentation pendant les épisodes aigus doit être adaptée afin de limiter les douleurs intestinales et les diarrhées. Les fibres sont alors à éviter (donc tous les aliments comme les fruits, légumes, céréales complètes).Le nombre de personnes atteintes de la maladie de Crohn est d’environ 60 000 en France.

Elle touche plus souvent les adolescents et les jeunes adultes : la majorité des cas sont diagnostiqués entre 15 et 40 ans. Toutefois, les jeunes enfants et les personnes âgées peuvent également en être atteints.

SOURCES

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Commentaires
0 vote
par trape (IP:xxx.xx7.212.3) le 20 septembre 2012 a 18H06
trape (Visiteur)

La distinction entre allergie et intolérance, est importante car si l’allergie commande l’éviction absolue de l’allergène, de l’aliment responsable du fait du risque important en cas d’absorption ; il n’en est rien, de façon identique, pour les problèmes d’intolérance. Les "fausses allergies" peuvent donner des réactions très marquées nécessitant parfois une hospitalisation.