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Le surpoids, garant de longue vie ?
Le surpoids, garant de longue vie ?
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4 janvier 2013
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Florence B., 33 articles (Rédacteur)

Florence B.

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Le surpoids, garant de longue vie ?

Le surpoids, garant de longue vie ?

D’après une étude américaine, les personnes en surpoids auraient moins de chances de mourir prématurément que celles de corpulence normale.

Au lendemain des fêtes, à l’heure où la toile et la presse sont assaillies de conseils diététiques pour se débarrasser des kilos superflus, une étude publiée dans le Journal of American Medical Association suggère qu’un léger surpoids allongerait l’espérance de vie.

Ce constat révolutionnaire a déclenché les foudres de nombreux professionnels de la santé et experts aux Etats-Unis et Outre-Atlantique. Il a été obtenu en analysant 97 études portant sur trois millions d’individus du monde entier.

L’IMC en cause

L’étude, dirigée par le Docteur Catherine Flegal des Centres Fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), se base sur l’IMC (Indice de Masse Corporelle obtenu en divisant le poids par la taille au carré). Les personnes concernées par une plus longue durée de vie sont celles en surpoids dont l’IMC est situé entre 25 et 30. Ces sujets ont 6% moins de chance de mourir prématurément que ceux ayant un poids normal et un indice de 18,5 à 25.

Une des explications avancées est que la santé des personnes est plus surveillée que celles des individus sains. De ce fait, des troubles comme l’hypertension artérielle ou le diabète sont plus faciles à dépister et donc à guérir. De plus, l’excès de tissus adipeux causé par le surpoids permettrait de disposer de plus d’énergie, ce qui aiderait à combattre mieux certaines maladies, particulièrement lorsque les patients sont âgés.

L’obésité à un stade avancé est dangereuse pour la santé

Les personnes atteintes d’obésité légère à l’IMC compris entre 30 et 40, ne devraient pas mourir plus jeunes ni plus vieilles que les personnes au poids sain d’après l’étude. En revanche celles dont l’indice dépassait les 35 présentaient 29% plus de risques de mourir prématurément par rapport aux personnes saines ; et celles dont l’IMC est inférieur à 18.5, 10% de plus.

Une étude contestée

Les méthodes de recherche employées sont remises en question. L’IMC n’est pas jugé suffisant comme indicateur pour mesurer l’obésité et, d’après Donald Berry de l’Université du Texas, "certains des participants minces seraient déjà malades, ce qui augmenterait leur chance de mourir prématurément."

Certaines personnes, comme Tam Fry, le porte-parole du Forum national de l’obésité au Royaume-Uni, s’insurgent contre le message véhiculé par les résultats : "La mortalité est une chose mais les maladies en sont une autre. Si des personnes lisent cette étude et décident de retarder leur mort en faisant des excès de table, elles s’exposent à de longs troubles, du cœur, du foie, des reins et du pancréas, entre autres".

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