Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Le poisson, c’est bon... mais pas n’importe lequel et pas n’importe quand
Le poisson, c'est bon... mais pas n'importe lequel et pas n'importe quand
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
26 juillet 2012 | 3 commentaires
Auteur de l'article
Véronique Guillermet, 12 articles (Diététicienne-Nutritionniste)

Véronique Guillermet

Diététicienne-Nutritionniste
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
12
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Le poisson, c’est bon... mais pas n’importe lequel et pas n’importe quand

Le poisson, c'est bon... mais pas n'importe lequel et pas n'importe quand

Nombreuses sont les publications vantant les bienfaits du poisson mais nombreuses aussi sont les recommandations pour en moduler la consommation en fonction de son âge ou de son état. Un rapide état des lieux sur ce sujet m’a paru dès lors intéressant.

Passons rapidement sur l'idée reçue selon laquelle le poisson serait bon pour la mémoire parce qu'il est riche en phosphore (200mg/100g en moyenne). Pour fonctionner correctement notre cerveau a certes besoin de phosphore mais surtout d'une alimentation équilibrée et variée. Bien d'autres aliments contiennent du phosphore (la viande, les oeufs ...) dans des proportions analogues à celles du poisson.
Des publications récentes ont attiré l'attention sur d'autres bienfaits du poisson :
L’huile de poisson (riche en oméga 3) consommée au cours de la grossesse serait bénéfique pour réduire l’incidence d’eczéma et d’allergie alimentaire chez les nourrissons, dans les familles à risque d’allergie, selon une étude australienne menée auprès de 706 enfants.
Référence : D J Palmer, T Sullivan, M S Gold, S L Prescott, R Heddle, R A Gibson, M Makrides. Effect of n-3 long chain polyunsaturated fatty acid supplementation in pregnancy on infants’ allergies in first year of life : randomised controlled trial. BMJ 2012 ;344 :e184

Manger du poisson réduirait aussi le risque de maladie d'Alzheimer, d'après une étude présentée au congrès de la Radiological Society of North America. Le poisson, cuit au four ou à la poêle, consommé au moins une fois par semaine, pourrait favoriser la santé du cerveau et réduire le risque de développer des maladies dégénératives des neurones. Cependant, les consommateurs de poissons frits ne montrent pas les mêmes signes de protection contre le déclin des facultés intellectuelles.

Pour les femmes, consommer du poisson est bon pour leur coeur. C'est une étude danoise, publiée dans la revue de l'American Heart Association, qui met en avant que les femmes qui consomment peu ou pas de poisson ont un risque de problèmes cardiaques supérieur de 90% à celui encouru par les femmes mangeant du poisson chaque semaine. La plupart des femmes interrogées, qui consommaient du poisson régulièrement, déclaraient manger du cabillaud, du saumon, du hareng ou du maquereau, autant de poissons riches en oméga 3 qui protégerait contre les problèmes cardiaques ou vasculaires.

Ainsi, les raisons de manger du poisson, et du poisson gras riche en oméga 3, semblent se multiplier. Cependant la consommation de poisson ne doit pas se faire à tort et à travers d'après les recommandations actuelles émanant de l'Anses.
Sa dernière recommandation, qui s’appuie sur les résultats d’une étude nationale conduite en collaboration avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), porte sur les poissons d’eau douce, fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) dont il faut limiter la consommation à :
- 1 fois tous les 2 mois chez les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, ainsi que chez les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes,
- 2 fois par mois pour le reste de la population
Pour en savoir plus : Étude nationale d’imprégnation aux polychlorobiphényles des consommateurs de poissons d’eau douce. Rapport d’étude scientifique, novembre 2011, Anses.

En dehors des poissons d'eau douce, l’Anses recommande de consommer 2 portions de poissons par semaine, en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 (saumon, sardines, maquereau, hareng, truite fumé) et un poisson maigre, tout en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche etc.). Des recommandations plus précises sont données sur le site de l'Anses (http://www.anses.fr/index.htm) pour les femmes enceintes ou allaitantes, pour les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes chez lesquels il convient d’éviter ou de limiter certaines espèces, à titre de précaution, à cause de la présence de PCB ou de MeHg (surtout présent chez les poissons prédateurs sauvages).

Véronique Guillermet
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Nutrition & Régimes
Commentaires
5 votes
(IP:xxx.xx3.125.183) le 26 juillet 2012 a 15H06
 (Visiteur)

beaucoup d’infos fausses sur cet aricle.4 tout d’abord manger du poisson sauvage et non d’élevage (nourris avec des farines !!) et exclusivement péchés dans l’océan. quand à comparer la viande au poisson comme s’ils étaient équivalents pour la santé c’est méconnaître que la viande contient des acides gras saturés responsables de bien des maladies contrairement aux petits poissons qui eux sont riches en oméga-3. bref un article décevant incomplet et flou , qui reprends des sources vagues et non spécialisées santé ! on aurait pu s’en passer.. ;(

une thérapeute nutritionniste orientée soins et prévention du cancer et des maladies de civilisation

1 vote
par Nums (IP:xxx.xx2.116.195) le 26 juillet 2012 a 16H26
Nums (Visiteur)

Je ne suis pas nutritionniste mais il est évident qu’il faut bannir le poisson d’élevage au profit du poisson sauvage. Sans se gaver non plus, faut quand même penser aux ressources halieutiques.

0 vote
par Ribibi (IP:xxx.xx0.228.177) le 30 juillet 2012 a 09H06
Ribibi (Visiteur)

Super cet article qui fait le point sur le poisson et les recherches qui sont faites sur ses intérêts nutritionnels. Des infos intéressantes avec des références précises et sérieuses. Une rareté ! Et puis savoir quels poissons consommer et à quelle fréquence en fonction de son âge va permettre de choisir son poisson en connaissance de cause. C’est vrai qu’on aimerait en savoir plus sur les différences entre poissons d’élevage et poissons sauvages.