Comment les régimes provoquent-ils l’effet yoyo ?

Comment les régimes provoquent-ils l’effet yoyo ? |
Une récente étude publiée en France met en lumière les risques
liés aux régimes amaigrissants, qui peuvent aller jusqu’à des problèmes
cardio-vasculaires, des problèmes rénaux et surtout des effets pervers
de reprise de kilos supplémentaires. Le régime Dukan est décrié, les
régimes restrictifs exposent au yoyo et induisent des troubles des
conduites alimentaires, les régimes Montignac, Atkins, en général sont
voués à l’échec : maigrir fait grossir.
Alors ? doit-on renoncer à perdre ses kilos superflus ? Comme
toute frustration s’avère dangereuse, l’idée est de garder un programme
alimentaire suffisamment plaisant toute la vie, ainsi qu’une activité
physique suffisante, pour garder une silhouette svelte.
Régimes minceurs sur la sellette
Pourquoi une telle perversion du système métabolique ?
La bonne attitude : Privilégier une alimentation variée et équilibrée et bouger plus
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Bonjour, pouvez vous me dire si la façon de manger de chez Weigt watcher est mauvaise. Merci de votre réponse

Bonjour, La méthode Weight Watcher est une excellente façon d’apprendre à manger de façon équilibrée. C’est une méthode basée sur un principe de restriction calorique. Et pour autant, s’il faut se restreindre beaucoup pour maigrir, cela compromet la stabilisation...

Pour avoir suivi la méthode weight watchers en 2004-2006, elle n’est pas différente des autres régimes. Mon expérience est qu’en autant que je calculais mes points en fonction de la méthode effectivement je perdais du poids MAIS et c’est le grand mais, les rencontres ne permettent pas d’identifier les habitudes alimentaires qui ont contribué à notre gain de poids comme on le ferait avec une diététicienne ou un médecin spécialiste de l’obésité. Il n’y a pas de suivi spécialisé individuel. J’ai repris tout le poids perdu 1 an après avoir assisté à ma dernière rencontre weight watchers. J’ai cessé de suivre le régime weight watchers parce que j’étais épuisée de devoir faire autant d’exercice pour continuer à manger ce que je voulais et je ne me voyais pas passer le restant de mes jours en combat perpétuel avec moi-même. Ceux qui "réusissent" la période de stabilisation et maintiennent leur poids santé à moyen ou long terme, c’est parce qu’ils continuent à calculer les points à chaque repas et donc ils sont perpétuellement "au régime". On néglige trop souvent le coté spirituel de l’être humain dans le cheminement de perte de poids. Moi, je mangeais surtout parce que j’étais affamée spirituellement. Encore aujourd’hui, je dois satisfaire la dimension spirituelle de mon être en priorité chaque jour autrement que par la nourriture sinon je vais reprendre tout le poids perdu. J’ai perdu 27 livres durant les 23 derniers mois et il m’en reste 20 autres livres à perdre. C’est difficile de maintenir un équilibre entre perdre du poids à un bon rythme mais pas trop rapide pour que les changements soient permanents. Le livre qui m’a aidé le plus c’est celui de Mireille Guiliano (Les françaises ne grossissent pas) L’autre chose que j’ai apprise, c’est de trouver ma façon à moi de perdre du poids et de maintenir mon poids (cesser de chercher à l’extérieur les réponses à mes questions intérieures/spirituelles).
"Weight-Watchers" que je traduis littéralement : "ceux qui surveillent le poids". Je crois que nous sommes au coeur du problème. Le phénomène "Yo-Yo" est plus complexe. La réduction permanente des calories pour perdre du poids est première la faute des professsionnels de santé qui hyperfocalise le sujet sur le poids et l’inscrivant dans une démarche de "restriction cognitive" qui se traduit par "démarche consciente et volontaire de contrôler les apports NRJQ en terme de qualités et de quantités, à travers un ensemble de règles alimentaires dans le but de prévenir ou de perdre du poids". Ces attitudes "enferment" dans un "immobilisme" qui met le corps dans une réaction de stress. Souvent les apports sont proches voire plus bas que le métabolisme de base (MB). Dés lors, l’individu se retrouve dans une lutte contre la faim (avec stratégies de contrôle : boire excessivement, fumer, activité physique, intellectuelle...), en hypoglycémie, développe une obsession sur la nourriture, trouble de l’humeur et possibilité de compulsions alimentaires dans le milieu de l’après-midi jusqu’au soir. Ces efforts sont couronnés par une perte de poids jusqu’à un certain seuil, qui enclenche la resistance métabolique décrit par le Dr Ortéga : "le théorie des gènes de resistance". Le donc est donc "figé", réaction émotionnelle lié au stress du manque de nourriture. Pendant les premiers temps, l’image corporelle est positivé par la perte de poids puis devient détériorer par l’effet de stagnation du poids voir la RC augemente pour perdre encore plus. Cette lutte conduit à un épuisement et à un abandon de lutte sera traduisant par la sortie de l’enferment donc après le "tout interdit" je passe dans le "foutu pour foutu". Le poids augmente jusqu’à une reprise en main. Nous observons là un comportement dichotomique en lien avec le contrôle du poids et de l’image corporelle. Pour voir rassurez il existe des soins en nutrition plus respectueux : le conseil que je vous donne se base sur cette maxime "ACT on life not on Weight, psychology of food choice ; Well-Being rather than Weight-Being".

C’est exactement ce que j’ai fait. J’ai fait un bilan de mes habitudes de vie. J’ai modifié les habitudes de vie qui ont contribué à mon gain de poids mais aussi mes patterns de pensée qui m’amenait à manger pour d’autres raisons que la faim (ennui, tristesse, anxiété). Je focuse aussi beaucoup sur le bien-être : mental, émotionnel et physique. Je marche beaucoup pour me rendre au travail (2km par jour). Je me sens beaucoup mieux maintenant. Ce que je trouve plâte c’est que si je regarde mon poids "idéal" sur le graphique du IMC, je devrais encore perdre entre 30 et 40 livres pour être dans la zone santé. Ce qui veut dire qu’à un poids de 125 livres, je serais quand même considérée comme en surpoids et donc à risque. Et à 115 livres, ça serait un poids "santé" mais j’aurais même pas assez de graisse corporelle sur mon corps pour m’assurer que mon système reproductif soit fonctionnel (pourcentage de gras serait de 20%, pour mon âge c’est 22% minimum recommandé pour avoir un système reproducteur en santé). Je mesure moins de 5 pieds et on me recommande un poids entre 95 et 105 livres environ (selon l’IMC). En ce moment, je pèse 145 livres et ma balance indique 55 livres de graisse corporelle. À 105 livres, j’aurais 10 livres de graisse soit 10% de gras. Pour une femme de 37 ans encore en âge de procréer, c’est dangereux de recommander ça ! En ce moment, J’ai un tour de taille de 31 pouces environ (77.5 cm) et mon tour de hanches est de 40 pouces (100 cm) environ. Mon ratio taille-hanches est considéré comme n’étant pas à risque. Dois-je ignorer l’IMC et choisir le poids que moi je veux peser ? Merci

L’idéal Madame, serait de vous faire aider par un coach de vie ou un psycho-nutritionniste. Votre IMC idéal n’est peut-être pas dans la fourchette classique, dite normale. Il faut toujours garder en tête d’où l’on vient, pour se stabiliser à quel niveau ! Votre question est pertinente et à étudier avec le plus grand soin. En attendant, gardez l’idée que votre ratio taille sur hanche est dans la norme et évitez toutes restrictions alimentaires.

Merci pour les conseils. J’ai un coach de vie.
Mon objectif personnel est de 135 livres. C’est le poids que je crois pouvoir maintenir sans grande difficulté. Car c’est bien beau perdre du poids mais c’est le maintenir par la suite qui est plus important pour éviter le yo-yo car dommageable pour la santé à long terme.




