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Le jeûne est-il une mesure antiphysiologique ou naturelle ?
Le jeûne est-il une mesure antiphysiologique ou naturelle ?
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7 septembre 2012 | 11 commentaires
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DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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Le jeûne est-il une mesure antiphysiologique ou naturelle ?

Le jeûne est-il une mesure antiphysiologique ou naturelle ?

Le jeûne a-t-il été « prévu » par l’organisme ? Dans les temps anciens la pratique du jeûne était recommandée et utilisée couramment. De nombreux ouvrages anciens comme la bible peuvent en témoigner.

Mécanisme du jeûne :

 

Pendant cette période, l’organisme ne reçoit plus d’aliments bien qu’il a toujours des besoins en glucides, protéines, lipides, enzymes, etc.

Pour répondre tout de même à ces besoins, il va procéder à l’autolyse de ses propres tissus afin d’y récupérer tout les nutriments indispensable à la régénération quotidienne de l’organisme.

Pour cela il va fabriquer ou libérer certaines enzymes qui vont permettre de récupérer des corps gras et du glycérol, des acides aminés, du glucose, des vitamines, des minéraux, des oligo-éléments, etc.

 

Nota : Dans la mort par famine, on constate les pertes organiques suivantes :

- graisses : 91 %

- muscles : 56 %

- rate : 63 %

- sang : 17 %

cœur : 2 %

- système nerveux : 0 % approximativement.

On constate ici que dans son infinie intelligence, la Vie, la Nature, pour assurer le plus longtemps possible le fonctionnement de l’organisme, va assurer la digestion de ses propres tissus ou autolyse, en raison inverse de l’importance de ces derniers.

Plus un tissu est vital ou indispensable pour le fonctionnement de l’organisme, moins il va subir d’autolyse comme le tissu nerveux ou cardiaque. (Cœur, système nerveux, endocrines etc.).

Moins un tissu est vital ou indispensable pour le fonctionnement de l’organisme, plus il va subir d’autolyse comme les tissus pathologiques, musculaires, graisseux.

 

Pendant un jeûne on constate l’autolyse :

· des tissus pathologiques (épanchements, tumeurs, floculats, kystes, tissus sclérosés),

· des protéines musculaires,

· des triglycérides adipocytaires.

Plus le tissu est pathologique, vieilli, sclérosé et plus il fera l’objet d’une autolyse.

C’est pour cette raison que certains on appelé le jeûne une « opération chirurgicale sans scalpel ». En effet bien des personnes on pu constater après une période de jeûne bien encadrée et bien menée une diminution voir une disparition de certaines tumeurs.

Pendant cette période d’une part l’organisme ne reçoit plus d’aliments avec tous les toxiques et additifs dont ils sont composés.

D’autre part l’organisme ne génère plus de déchets nés de digestion normale des aliments mais aussi de toxines nées de digestion incorrecte.

Le jeûne favorise donc la désintoxication et la désintoxication de l’organisme.

On constate une augmentation des sécrétions de la bile dans le but d’expulser les toxines, des urines très chargées, des pertes vaginales, l’haleine fétide etc., car les éliminations sont hyper activées, en raison du dispatching vital sur les fonctions liées au catabolisme.

 

Toute réduction des apports alimentaires favorise un accroissement des éliminations

 

Étant donné que pendant la période de jeûne l’on s’abstient de nourriture, l’organisme va économiser une part considérable d’énergie vouée normalement à la mastication, la digestion, l’absorption et l’assimilation. Pendant le jeûne le rythme cardiaque s’abaisse progressivement, source supplémentaire d’économie d’énergie vitale.

Toute cette énergie rendue disponible servira pour l’intense activité liée à l’augmentation de toxiques, poisons et résidus en relation avec l’accroissement des fonctions de désassimilation, excrétion, élimination au niveau des émonctoires, provoqués par l’autolyse ou la digestion des propres tissus de l’organisme.

 

Métabolisme du glucose pendant le jeûne

 

Le foie ne contient que 75 à 120 gr de glucose en réserve sous forme de glycogène, qui sont épuisés dans un laps de temps de 18 et 24 h.

Le glucose étant indispensable au cerveau, au système nerveux, aux hématies et leucocytes, il va être synthétisé de nouveau à partir des protéines.

À partir du deuxième jour de jeûne, le glucose néo-formé provient de :

· 60 % de la conversion des acides aminés,

· 25 % des lactates et des pyruvates (cycle de cori),

· 15 % de glycérol.


Pendant les 5 premiers jours du jeûne, on va assister à une autolyse ou destruction des muscles (protéines musculaires).

En revanche au-delà de cinq jours de jeûne, la néoglucogenèse s’effectue principalement à partir des lipides ou graisse de réserve.

Cette transformation des protéines en glucose est assurée dans un jeûne prolongé à raison de 40 gr pour les reins et 45 gr par le foie.

Dans le jeûne prolongé, le cerveau cesse d’être gluco-dépendant et acquiert la capacité d’utiliser les corps cétoniques qui dérivent de l’oxydation des acides gras par le foie.

Le cerveau sera capable dans le jeûne prolongé d’utilisé 47 gr de corps cétonique par 24 heures.

 

Durée du jeûne

 

Pour les personnes « novices », il est conseillé de pratiquer des jeûnes courts de 1 à trois jours.

On peut pratiquer des jeûnes rythmés, de trois jours une fois par mois ou d’un jour par semaine.

 

Contre indications

 

· la peur du jeûne ou si son entourage proche y est hostile, (cela peut être un frein à la réussite du jeûne),

· en cas de faiblesse extrême ou de processus dégénératif. Mais là encore une série de jeûnes courts peuvent être utiles,

· l’obésité avec insuffisance rénale,

· le diabète maigre insulino-dépendant,

· la tuberculose pulmonaire évolutive,

· la myopathie pseudo-paralytique grave,

· la maigreur très importante ou encore lors de carences nutritionnelles très importantes,

· si le patient est très intoxiqué il faut être très prudent face aux capacités émonctorielles de son organisme.

 

Un examen médical est conseillé avant un jeûne de plus de trois jours.

 

Nota : Selon le docteur André Passebecq : « dans la plupart des pays, les conseillers hygiénistes peuvent suivre les « jeûneurs » dans le but de « guérir » des maladies. Cependant en France, dans l’état actuel de la législation sur l’exercice de la médecine, seuls peuvent agir dans ce domaine les médecins affiliés au Conseil de l’Ordre. Il en est autrement du jeûne hygiénique, qui peut-être suivi avec l’aide d’un conseiller de vie saine compétent et prudent. »

 

Le Docteur André Passebecq affirme grâce à sa longue expérience des jeûnes et jeûneurs :

 « Des milliers de personnes en mauvaise santé ont jeûné pendant des périodes variant de trois à quatre vingt dix jours, avec le plus grand bénéfice. »

Le jeûne présente extrêmement peu de risques, s’il est correctement conduit (sous la surveillance d’un spécialiste connaissant parfaitement la symptomatologie du jeûne) et s’il est précédé et succédé par des périodes d’introduction et de sortie du jeûne.

Il est également recommandable dans les troubles aigus comme dans les maladies chroniques, dans certaines formes de cancers et de tuberculose comme dans le rhume et la fièvre.

Il ne faut pas en attendre la résurrection des morts ou la repousse des membres ou des organes détruits, mais on peu en espérer beaucoup dans bien des circonstances où les traitements habituels ont échoué ».

 

DARCHE ERIC

Naturopathe Spécialisé en nutrition

www.ericdarche.com

Tel : 04 42 96 33 18.

 

 

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Jeûne
Commentaires
2 votes
par Ricoxy (IP:xxx.xx0.86.143) le 7 septembre 2012 a 13H42
Ricoxy (Visiteur)

Au bout de 3 - 4 jours de jeûne, on ressent une « pêche » formidable, qui retombe vite. Et la reprise de nourriture est très pénible. C’est pourquoi je suis partisan d’une pratique d’un jeûne « raisonnable » : un jour par semaine avec de l’eau citronnée, par exemple.

3 votes
par citizenzen (IP:xxx.xx6.224.244) le 7 septembre 2012 a 14H32
citizenzen (Visiteur)

Les musulmans pratiquent le jeûne un mois chaque année : ils connaissent les bienfaits du jeûne, désintoxication, halte aux dépendances alimentaires (café par exemple), renouvellement de l’eau stockée dans le corps,etc..

7 votes
par Gaspard (IP:xxx.xx8.188.12) le 7 septembre 2012 a 17H16
Gaspard (Visiteur)

Non, les musulmans ne pratiquent pas un mois de jeûne par an. Le jeûne consiste à ne pas manger et non à manger après le coucher du soleil.

Merci à l’auteur pour cet article intéressant.

6 votes
par Aart (IP:xxx.xx2.149.11) le 7 septembre 2012 a 17H44
Aart (Visiteur)

Sauf qu’il s’agit d’un faux jeûne (ils se goinfrent avant le levée du soleil et après la tombée de la nuit). Enfin le ramadan se termine par une orgie alimentaire terrifiante et contre diététique à base de gâteau sucrée et de très mauvais mélanges alimentaires. Bref, ce n’est pas dans les religions qu’il faut chercher la conscience...

7 votes
par janus (IP:xxx.xx9.255.137) le 7 septembre 2012 a 18H00
janus (Visiteur)

...Ils mangent uniquement le soir, ce qui n’a rien d’une prouesse et s’empiffrent d’ailleurs bien souvent comme c’est pas permis. Pour eux, le ramadan, c’est presque fiesta tous les soirs...Il est vrai que ça leur donne un air plus spirituelle, plus noble de parler de jeûne. Personnellement je ne mange que le soir un repas par jour depuis toujours, c’est ma façon de me nourrir et je pète la forme. Ce que font les musulmans une fois par an pendant un mois, je le fais depuis plus de trente ans...et je n’appelle pas ça jeûner et j’ai pas spécialement faim pendant la journée, j’ai faim le soir, je suis habitué comme ça. Jeûner c’est au bas mot 24 heures,

6 votes
par Dumè (IP:xxx.xx4.157.177) le 7 septembre 2012 a 19H38
Dumè (Visiteur)

Perso, je jeûne deux fois par an et 13 à 15 jours à chaque fois, et cela fait 15 ans. Absolument bien relaté cet article. J’y ajouterais que dans le règne animal, bcp jeûne en période hivernale et plrs mois (ours, marmotte) pour ceux qui me viennent en tête, ils ne s’en portent pas plus mal ! Enfin, sachez que n’importe quel animal se met naturellement en "mode jeûne " dès qu’il a un problème de santé ! Rien à voir avec le ramadan qui est une pratique religieuse à des années lumière du jeûne.

0 vote
par Bixente64 (IP:xxx.xx9.19.38) le 8 septembre 2012 a 09H12
Bixente64 (Visiteur)

C’est cool votre truc ; tu as un cancer, tu arrêtes de bouffer et pis tu guéris...

C’est beau, ça sent bon la nature, mais je crains que votre malade ne soit tranquillement conduit un peu plus rapidement vers son cercueil avec votre baratin...

Vous racontez de belles histoires mais avez-vous des études (sérieuses... pas le fils de l’oncle du cousin qui a entendu dire que le neveu du beau-frère du voisin avait eu une maladie, qu’il avait arrêté de bouffer pendant trois mois et pis qu’il avait guerri...). Des études statistiquement significatives...

3 votes
par janin (IP:xxx.xx9.255.137) le 8 septembre 2012 a 12H43
janin (Visiteur)

Il y a eu des études sérieuses faites sur le sujet. notamment sur des rats cancéreux qu’ont met sous chimio, sujet test avec jeûne et sans jeûne, les résultats sont édifiants. Renseignez vous. http://www.youtube.com/watch?v=xYzW...

De plus, vous devez aussi savoir que les cellules cancéreuses raffolent du glucose bien au delà du raisonnable ? et il lui arrive quoi à la cellule si on la prive de glucose ? Sachez aussi que lorsque vous entrez à l’hopital pour votre cancer la première chose qu’on fait c’est de vous coller un baxter de...Glucose.

Pourquoi, avec leurs connaissances(donc ils savent à propos du lien glucose /cancer), font ils ça ? parce qu’ils sont comme vous accrochez à leurs croyances, malgré que dans la logique, il se doute que c’est pire que mieux. et surtout, ils n’osent pas lever la tête pour sortir du lot et dire ce qu’ils pensent... Tout cela fonctionne, et il faut être objectif, parce que tout le monde est lâche.

Car comme dit le proverbe, ne soit pas le clou qui dépasse ou tu recevras le premier coup de marteau !

1 vote
(IP:xxx.xx6.156.211) le 8 septembre 2012 a 13H16
 (Visiteur)

Bonjour.

Dire que le jeune peut être favorable (dans le processus de guérison) dans certaines maladadies ne veut pas dire pour autant que le jeune guérit telles ou telles maladies.

Le jeune bien conduit,, bien réalisé et suivis par un professionnel tres expérimenté peut contribuer en parallèles avec d’autres techniques et approches médical, à favoriser le retour à la santé dans différents cas, quand celui-ci est encore possible.

Ne soyons pas pressé de faire des amalgames aussi dangereux que les mauvaises intentions....

Le jeune gagne à être reconnu pour ce qu’il est, ni plus, ni moins.

Il ne serait pas sage de lui attribuer des vertus qu’il n’a pas. Et en parallèle il est bon de lui reconnaitre les avantages indéniables qu’il peut apporter à l’organisme lorsqu’il est conduit à bon escient et dans de bonne condition.

3 votes
(IP:xxx.xx8.36.6) le 9 septembre 2012 a 06H48
 (Visiteur)

Bonjour, dans cet article,Eric Darche,explique les bienfaits du jeûne, il ne se sbstitut nullement à l’avis du corps médical. Il se tient à se qu’il s’est bien proposer la naturophatie ! bonne journée.

2 votes
par passant (IP:xxx.xx2.144.73) le 8 septembre 2012 a 12H33
passant (Visiteur)

Le jeûne musulman n’a rien à voir avec celui des musulmans actuels. Il faut remonter très loin, exactement à l’époque du Prophète Mohammed pour se rendre compte du vrai jeûne. D’ailleurs les prophètes bibliques le pratiquaient assidûment. ils ne mangeaient tous que très très peu et jeûnaient très souvent. Le jeûne pour les religions à pour objectif premier de chercher la proximité de Dieu. Cette dernière nécessite l’abandon de toutes les futilités qui accaparent la pensée, de ressentir la faim et la soif des pauvres pour ne jamais les oublier et leur venir en aide tout le temps et non seulement, occasionnellement. De contrôler ses sens pour ne faire rien qui déplaise à Dieu et à son prochain.