Le céleri : anticancer et bon pour la mémoire
Le céleri est comme le persil, très riche en APIGENINE . C’est une molécule anticancer parce qu’elle possède un effet anti-inflamatoire :
elle attaque les cellules cancéreuses et les empêche de se nourrir !
Le céleri et le persil réduisent les risques de cancer de l’ovaire : Une
étude a révélé que la consommation fréquente d’aliments riches en
flavonoïdes tels que céleri, persil, thé, brocoli, carottes,
poivron, choux est associée à un risque réduit de cancer de l’ovaire.
Les chercheurs ont identifié deux types de flavonoïdes qui permettent de réduire le risque de cancer des ovaires : les
flavonols (les flavonols sont des pigments végétaux de couleur jaune plus ou moins clair) particulièrement abondants dans les pommes, les baies, les oignons et le brocoli (qui ne sont pas jaune

, ainsi que les isoflavones qui sont les principaux flavonoïdes du soja. Selon l’Institut national du cancer du Canada, 1 500 Canadiennes meurent chaque année du cancer des ovaires.
source

Alors, hop ! ajoutez quelques tronçons de tige de céleri dans vos salades, croquez-les crus ou plongés dans un dip à base de yaourt de soja et de curcuma. Et bien sûr, boudez le céleri remoulade à la mayo.. Cap sur la racine (rave), la tige (côte) et les feuilles, les graines. Ce qui a rendu le céleri célèbre - et notamment ses graines -, c'est sa réputation de « plante aphrodisiaque ». (…) Dans les années 1990, des études scientifiques avaient noté la présence d'un alcaloïde, l'apigénine, aux propriétés stimulantes des spermatozoïdes, relaxantes et vasodilatatrices. (…)

+
- apigénine (polyphénols)
-monoterpènes
-polyacétylènes
- furanocoumarines
-
lutéine
La lutéoline du céleri ou des poivrons permettrait en plus de diminuer les effets négatifs de l’âge sur le fonctionnement du cerveau. Les cinq fruits et légumes quotidiens devant faire partie de notre alimentation journalière, sont laissés à notre libre choix ! Alors pourquoi ne pas sélectionner le céleri, les carottes, du poivron, de la camomille et du romarin ? Un article publié dans le Journal of Nutrition indique en effet que ce composant retrouvé dans chacun de ces végétaux aurait un effet bénéfique sur les pertes de mémoire liées à l’âge.

Le composé en question, la lutéoline -ou lutéolol- est une molécule de la famille des flavonoïdes, des métabolites secondaires des plantes correspondant à une sous-classe des polyphénols (qui sont contenus notamment dans le vin rouge et le thé vert). La lutéoline est connue pour avoir des actions antioxydantes, luttant contre le cancer.

Son effet anti-inflammatoire a mené une équipe de recherche basée à l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign à s’intéresser particulièrement à l’action de la lutéoline sur des cellules immunitaires particulières. Ces cellules, apparentées aux macrophages, forment une population que l’on appelle la
microglie, spécifiquement retrouvée dans le système nerveux central. Cette population cellulaire s’active en cas d’infection - c’est l’inflammation- et donne au cerveau l’ordre de reposer l’organisme (fatigue, perte d’appétit…), grâce à la synthèse de petites molécules : des cytokines. Or, au cours du vieillissement, l’activité de la microglie se dérègle et elle synthétise de manière inappropriée ces mêmes cytokines, ce qui pourrait être à l’origine de maladies neurodégénératives.
Les chercheurs ont montré par des expériences in vitro que les cellules microgliales exposées à des molécules bactériennes produisent des cytokines
capables de tuer les neurones. C’est là que l’action bénéfique de la lutéoline intervient : la molécule empêche la microglie de synthétiser les cytokines toxiques pour les neurones, ce qui sauve les cellules nerveuses.

Ces résultats préliminaires ont alors donné l’envie aux chercheurs d’aller un cran plus loin, en étudiant l’effet de la lutéoline directement sur des cerveaux animaux. Pour cela, des souris jeunes adultes (3 à 6 mois) ou âgées (22 à 24 mois) ont été nourries avec un régime contrôlé, supplémenté en lutéoline, pendant quatre semaines. L’effet de la molécule a été étudié en analysant la mémoire spatiale des souris ainsi que le niveau d’inflammation dans la région du cerveau -l’hippocampe- impliquée dans la mémoire et l’orientation spatiale.
Sans surprise, les souris âgées ont un taux plus élevé de marqueurs d’inflammation dans l’hippocampe que les souris jeunes. Les souris âgées supplémentées en lutéoline ont toutefois obtenu de meilleurs scores en ce qui concerne des tâches d’apprentissage et de mémoire que le groupe contrôle, et le niveau d’inflammation avoisinait celui des souris jeunes. La molécule n’a en revanche pas d’effet sur les cerveaux des jeunes souris.
Evidemment, nous ne sommes pas des souris

cependant, pas de risque en mangeant du céleri.. que du bon !
La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur