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Le bio : quel intérêt nutritionnel ?
Le bio : quel intérêt nutritionnel ?
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24 novembre 2010 | 3 commentaires
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CERIN, 24 articles (Recherche en Nutrition)

CERIN

Recherche en Nutrition
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Le bio : quel intérêt nutritionnel ?

Le bio : quel intérêt nutritionnel ?

En 2003, un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) concluait que la composition nutritionnelle des aliments issus de l’agriculture biologique ne différait pas beaucoup de celle des aliments issus de l’agriculture conventionnelle. Depuis 7 ans, une centaine d’études ont été publiées. Inventaire…

La « valeur » du bio est un sujet sensible qui fait toujours débat. La communauté scientifique est généralement plus circonspecte.

Le risque de contaminations chimiques, microbiennes et parasitaires existe pour tous les aliments de plein air, biologiques ou non. La différence peut venir des procédés de culture ou d’élevage. Toutefois, le nombre des analyses portant sur les aliments issus de l’AB est très faible par rapport au très grand nombre de mesures effectuées sur les produits de l’agriculture conventionnelle.

Pour les pesticides (interdits en AB), le taux de dépassement des limites maximales de résidus est plus faible pour les produits bio (1,24 % contre 4 %), observe le Professeur de toxicologie Jean-François Narbonne (Université Bordeaux I). Ce qui montre que les taux de résidus de pesticides dans les aliments non bio sont de 96 % inférieurs aux limites acceptables, elles-mêmes fixées avec une très grande marge de sécurité !

Certains légumes de l’agriculture conventionnelle peuvent aussi être plus riches en nitrates. Mais la toxicité des nitrates a par ailleurs été remise en cause, souligne le Professeur Léon Guéguen (INRA).

Enfin on n’observe pas de différences entre bio et non bio pour ce qui est des mycotoxines (sécrétées par les moisissures) et des concentrations en métaux lourds (dont le risque de contamination est limité). Conclusion du Professeur Narbonne : l’exposition à certaines substances peut être diminuée par le bio, mais son intérêt concerne surtout l’environnement.

Sur le plan nutritionnel, les teneurs en glucides, minéraux et oligoéléments sont comparables pour les deux types d’agriculture. Certains légumes bio seraient plus riches en magnésium, ce qui n’a pas été confirmé, observe le Professeur Guéguen. On a peu de données sur les vitamines, sauf une tendance favorable au bio pour la vitamine C et les antioxydants dans
les fruits et légumes. Mais les végétaux bio ont aussi une teneur plus faible en caroténoïdes.

Les céréales AB sont plus pauvres en protéines. Les produits AB d’origine animale sont souvent plus riches en certains acides gras polyinsaturés, du fait de l’environnement herbeux et du parcours en plein air : des conditions réalisables aussi en agriculture conventionnelle. Quelques études montrent une teneur globale en lipides diminuée chez des poulets AB, mais les différences semblent dues surtout à l’âge des animaux.

Au total, pour le Professeur Guéguen, les différences observées entre aliments AB et AC restent faibles et n’ont aucune répercussion significative sur la nutrition et la santé. (Nutrinews hebdo)

Cahiers de Nutrition et de Diététique, volume 45, n°3, p. 130-143.
La Revue de Nutrition Pratique, n° 24, p. 87-93

 

Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles - www.cerin.org
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Commentaires
0 vote
par fazer1k (IP:xxx.xx6.90.67) le 26 novembre 2010 a 04H53
fazer1k (Visiteur)

En inde, dans les zones où les pesticides sont fabriquées et utilisées, les enfants prennent des cheveux gris, et le taux de cancer explose (reportage france24)... Ces pesticides sont exportés en afrique, et en asie. Quelles conséquences mesurées avons nous quand nous mangeons tous ces produits importés : aucune étude, nous le saurons dans plusieurs années ou décennies probablement. Je ne pense pas que les gens mangent bio seulement pour la qualité nutritionnelle mais surtout pour la connaissance minimale du contenu de l’assiette.

1 vote
par Christel (IP:xxx.xx1.42.69) le 17 décembre 2010 a 15H34
Christel (Visiteur)

Re bonjour,

Décidément vous êtes fâché avec l’alimentation autre que celle consommé par le plus grand nombre. Nombre de films ,de lecture sérieuses et d’études sérieuses (étrangères aussi)montrent l’intérêt du bio sur la nourriture conventionnelle. Et arrêtez de pensez que l’on mange bio uniquement pour ses qualités nutritionnelles mais pour la diversité de ses produits et justement pour arrêtez d’imiter la cuisine conventionnelle. La cuisine bio est d’une telle richesse que je vous invite à découvrir.

0 vote
par Mac le Givré (IP:xxx.xx0.70.172) le 29 décembre 2010 a 22H58
Mac le Givré (Visiteur)

Il est clairqu’il y a 2 différences fondamentales entre le bio et le non bio.

La première différence est avant tout celle de l’impact des deux agricultures sur l’environnement. Les milliers de tonnes de pesticides de synthèses (70 000 tonnes par an rien qu’en France) déversées dans la nature constituent un grave problème qui entraine un cout chiffrable, le traitement de l’eau domestique, le nettoyage des plages bretonnes... et un cout inchiffrable, celui de l’impact écologique que constitue les résidus de pesticides dans la nature, dont la présence est bien évidemment négligeable, insignifiante, sans aucun danger...enfin c’est ce que disent ceux qui nous racontaient la disparition magique du glyphosate (Round’up) au niveau du sol avant qu’on en trouve dans presque toutes les eaux de surface françaises, avant d’être condamnés pour publicité mensongère.

La deuxième différence est la présence de ces pesticides de synthèses sur les aliments, dont des essais sérieux ont montrés l’inocuité à certaines doses qui ont servis à établir les doses de restes de pesticides admissibles sur nos aliments... Au détail près que chaque pesticide est étudié isolément, individuellement, alors que nous en absorbons des dizaines, 10 sur tel fruit, 14 sur tel légume...enfin on peut soupçonner un effet coctail jamais étudié... Mais je suis bête, les pesticides sont innofensifs, des accidents de Bopal au problèmes des antilles ou enfin on a réussit a prouver un effet cancérigène d’un pesticide, le chlordécone, à l’écelle d’une population, les pesticides sont toujours dangeureux mais jamais dans nos assiettes.

Mais l’AFSSA a trouvé en lisant de nombreux écrit qu’il n’y avait pas de différence, que seuls 4% des produits dépassaient les limites, limites établies sur la base des essais des marchands de pesticides sur des pesticides étudiés isolément...

Mais je suis trop pessimiste, qui pourrait bien être suffisement malhonnète pour cacher la toxicité de ses produits pour en vendre plus ? Peut être ceux la même qui nous ont fait croire au miracle de la disparition du Round’up...