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Le 0% serait il trompeur ?
Le 0% serait il trompeur ?
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15 octobre 2010
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Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Le 0% serait il trompeur ?

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Une étude AC Nielsen Consumer Insights indique une augmentation de 516% des ventes de produits allégés en sucres entre 2001 et 2005, montrant que les allégations pouvaient jouer un grand rôle dans les décisions des consommateurs.

Une étude du Journal of Nutrition Education and Behavior [1] a évalué comment les consommateurs interprétaient certaines déclarations relatives aux sucres, et les effets de ces déclarations sur la perception que les consommateurs avaient de ces produits. Les résultats de cette étude révèlent que les consommateurs interprètent mal les déclarations sur la réduction des sucres dans les produits alimentaires, en considérant que ces produits sont bénéfiques à la santé et permettraient de perdre du poids, au-delà des éléments nutritionnels des produits.

La recherche existante suggère que les consommateurs sont moins susceptibles de retourner un emballage afin de regarder les informations nutritionnelles qui se trouvent au dos, surtout quand il y a une information sur un « allégé » au devant de l’emballage.

Dans cette étude, des chercheurs de la Food and Drug Administration Américaine (FDA), et du Centre de Sécurité Alimentaire et de Nutrition Appliquée, ont cherché à déterminer si les déclarations publicitaires, sur une réduction en sucres, pouvaient pousser les consommateurs à percevoir ce genre de produits comme ayant des bénéfices qui ne sont pas nécessairement associés à leur réduction en sucres. Dans un questionnaire, 4320 consommateurs ont noté des produits sur leur caractère santé perçu, leur utilité pour gérer son poids et leur contenu en calories, à partir des écrits devant le paquet et les éléments nutritionnels disponibles au dos.

Cette étude informe qu’en l’absence de relevé nutritionnel, « les déclarations d’un allégé en sucres provoquent des perceptions plus favorables sur l’utilité du produit dans la gestion du poids, et sur son caractère favorable pour la santé et contenu en calories.

Un produit alimentaire emballé et présentant des caractéristiques de réduction en sucre ne signifie pas obligatoirement qu’il est utile dans la gestion de son poids ni bon à la santé. Le total de ses calories ne dépend pas uniquement de son contenu en sucres, l’étude a démontré que les consommateurs font une erreur d’appréciation en attribuant des bénéfices indus aux produits qui affichent être allégés en sucres. »

Cependant, les chercheurs ont découvert que quand les « relevés nutritionnels » étaient disponibles, la perception des participants devenait plus cohérent avec le profil nutritionnel des produits. En montrant les affirmations et les éléments nutritionnels cote-à-cote, les deux informations étaient également accessibles aux consommateurs.

La présence des ces informations nutritionnelles supplémentaires a cependant permis aux participants de les utiliser pour mieux évaluer le produit.

Les auteurs de l’étude précisent toutefois une limitation dans cette étude.
En effet, les participants étant dans une situation de test, leur attention était certainement plus concentrée sur le produit qu’elle ne l’est en réalité « dans la vraie vie » au magasin, où les sens sont davantage stimulés par l’environnement et distraits, ce qui peut altérer leur capacité de jugement.

De ce fait, cette étude pourrait surestimer l’effet des informations nutritionnelles imprimées au dos des emballages. En effet, les résultats de cette étude sont en phase avec d’autres études précédentes qui avaient trouvé que les participants attribuaient mal les bénéfices pour la santé à des produits qui affichaient leur caractère « allégé », et les informations nutritionnelles au dos, ce qui trompait leur perception.

SOURCES

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