La viande mauvaise pour nos intestins ?

Depuis la deuxième moitié du XXème siècle nos intestins semblent moins bien se porter. Plusieurs maladies jusqu’alors rares ont vu leur fréquence augmenter ce qui n’a pas manqué de questionner médecins et chercheurs. Parmi les facteurs suspectés d’avoir joué un rôle, l’alimentation qui a beaucoup évoluée en peu de temps, influe de manière décisive sur notre état de santé. Nos habitudes de consommation de viande se révèlent délétères pour nos intestins.
Pourquoi la viande ?
Quelle viande pour quelles maladies ?
- Le cancer du colon
Concernant le cancer du colon (voir la petite photo au tout début de l’article), la viande de bœuf, de porc et d’agneau à raison d’une fois par jour augmente le risque de développer un cancer de 2,49 (le chiffre 1 témoignant de l’absence d’augmentation du risque- RR=2,49 avec IC à 95% 1.13-3.15 – p=0,01) selon une étude faite sur 88 751 femmes entre 39 et 59 ans par rapport aux femmes consommant ces viandes moins d’une fois par mois (1). Les viandes transformées et le foie étant également associées à une augmentation du risque de cancer du colon. En revanche, les poissons et le poulet sans peau n’étaient pas associés à une augmentation du risque de cancer du colon.
La raison principale avancée pour expliquer cette augmentation du risque de cancer en consommant de la viande rouge est la création d’agents chimiques cancérogènes tels que les nitrosamines lors de la cuisson ou le traitement de la viande (2). Paradoxalement, le poulet et le poisson contiennent autant si ce n’est plus de ces molécules cancérogènes créées lors de la cuisson, mais pour autant, leur consommation ne semble pas augmenter le risque de ces cancers.
Relation entre cancer colorectal et consommation de viande (cliquez pour agrandir)
Partout où la viande de bœuf est consommée en grande quantité dans le monde, le cancer colorectal se développe. Des pays tels que le Japon ou la Corée, qui rapportent une consommation de porc élevée, ont un taux de cancer colorectal intermédiaire alors que les populations consommant très peu de viande bovine ont peu de cancers colorectaux (3). En même temps que les importations de bœuf ont augmenté au Japon et en Corée, le risque de cancer colorectal a lui aussi augmenté. Le fait que seule la viande rouge soit associée à un risque élevé de cancer colorectal serait dû à la présence dans la viande de bœuf de virus propres à ces animaux, résistants à la chaleur. En présence des agents cancérogènes produits par la cuisson, ces virus bovins attaqueraient la paroi intestinale humaine, créant ainsi des infections latentes dans nos intestins, prêtes à se cancériser en cas d’exposition prolongée et répétée aux agents cancérogènes.
Développement du taux de cancer colo-rectal
Le fer héminique contenu dans la viande rouge (le terme “viande rouge” correspondant dans les études au bœuf mais aussi au veau, agneau, porc, canard, oie, lapin, cheval et abats) est également impliqué dans les mécanismes de création du cancer (10). L’oxydation du fer de la viande dans le corps conduit à l’apparition de blessures au niveau des cellules (ADN, lipides, protéines intracellulaires) qui à la longue semble favoriser l’émergence de cancers (11). A l’inverse, les plantes sont très riches en anti-oxydants et vont s’opposer à l’oxydation des cellules, protégeant ainsi notre corps de l’oxydation et des blessures cellulaires.
- Les maladies inflammatoires intestinales
- Diverticulose colique
- Constipation
- Autres maladies digestives et perspectives
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SOURCES
1. Willett, W C, M J Stampfer, G A Colditz, B A Rosner, et F E Speizer. 1990. « Relation of meat, fat, and fiber intake to the risk of colon cancer in a prospective study among women ». The New England Journal of Medicine 323 (24) (décembre 13): 1664–1672. doi:10.1056/NEJM199012133232404.
2. Hebels, Dennie G A J, Kirstine M Sveje, Marloes C de Kok, Marcel H M van Herwijnen, Gunter G C Kuhnle, Leopold G J B Engels, Carla B E M Vleugels-Simon, et al. 2012. « Red meat intake-induced increases in fecal water genotoxicity correlate with pro-carcinogenic gene expression changes in the human colon ». Food and Chemical Toxicology: An International Journal Published for the British Industrial Biological Research Association 50 (2) (février): 95–103. doi:10.1016/j.fct.2011.10.038.
3. Zur Hausen, Harald. 2012. « Red meat consumption and cancer: Reasons to suspect involvement of bovine infectious factors in colorectal cancer ». International Journal of Cancer. Journal International Du Cancer 130 (11) (juin 1): 2475–2483. doi:10.1002/ijc.27413.
4. Maconi, Giovanni, Sandro Ardizzone, Claudia Cucino, Cristina Bezzio, Antonio-Giampiero Russo, et Gabriele Bianchi Porro. 2010. « Pre-illness changes in dietary habits and diet as a risk factor for inflammatory bowel disease: a case-control study ». World Journal of Gastroenterology: WJG 16 (34) (septembre 14): 4297–4304.
5. Jantchou, Pr|[eacute]|vost, Sophie Morois, Fran|[ccedil]|oise Clavel-Chapelon, Marie-Christine Boutron-Ruault, et Franck Carbonnel. 2010. « Animal Protein Intake and Risk of Inflammatory Bowel Disease: The E3N Prospective Study ». The American Journal of Gastroenterology 105 (10) (mai 11): 2195–2201. doi:10.1038/ajg.2010.192.
6. Crowe, Francesca L, Paul N Appleby, Naomi E Allen, et Timothy J Key. 2011. « Diet and risk of diverticular disease in Oxford cohort of European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC): prospective study of British vegetarians and non-vegetarians ». BMJ (Clinical Research Ed.) 343: d4131.
7. Aldoori, Walid, et Milly Ryan-Harshman. 2002. « Preventing diverticular disease. Review of recent evidence on high-fibre diets. » Canadian Family Physician 48 (octobre): 1632.
8. Nair, P, et J F Mayberry. 1994. « Vegetarianism, dietary fibre and gastro-intestinal disease ». Digestive Diseases (Basel, Switzerland) 12 (3) (juin): 177–185.
9. Dwyer, J T. 1988. « Health aspects of vegetarian diets ». The American Journal of Clinical Nutrition 48 (3 Suppl) (septembre): 712–738.
10. Tappel, Al. 2007. « Heme of consumed red meat can act as a catalyst of oxidative damage and could initiate colon, breast and prostate cancers, heart disease and other diseases ». Medical Hypotheses 68 (3): 562–564. doi:10.1016/j.mehy.2006.08.025.
11. Cross, A. J., L. M. Ferrucci, A. Risch, B. I. Graubard, M. H. Ward, Y. Park, A. R. Hollenbeck, A. Schatzkin, et R. Sinha. 2010. « A Large Prospective Study of Meat Consumption and Colorectal Cancer Risk: An Investigation of Potential Mechanisms Underlying this Association ». Cancer Research 70 (6) (mars 9): 2406–2414. doi:10.1158/0008-5472.CAN-09-3929.
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Je ne suis honnêtement pas persuadée que le problème est appréhendé dans le bon sens. Je suis vegetarienne depuis plus de vingt ans, je ne vais donc pas défendre les mangeurs de viande, encore moins ceux qui en abusent.. Cependant je suis aussi préhistorienne, et pour les populations de chasseurs meilleurs des zones glaciaires d’il y a 20 000 ans, c’est à dire de pratiquement tout l’hémisphère nord jusqu’aux régions méridionales, le régime alimentaire était pratiquement exclusivement carnivore, du moins pensant les périodes hivernales très longues. Il y avait bien quelques céréales et fruits rouges mais ils n’étaient pas suffisants pour un repas. Nous avons peut être un estomac adapté au régime végétarien mais pour autant nos ancêtres ne sont visiblement pas morts de cancers ni de Crohn... , car en effet le cancer est un mal de notre siècle. Et pour info, les Cro-magnons ne sont pas tous morts jeunes, n’étaient pas des nains, et avaient les dents saines. Non, je pense que les problèmes de santé liés à la nourriture ne viennent pas d’une consommation de viande, mais de comment est produite cette viande, ainsi que les fruits, légumes et céréales. S nous avons tant de cas de cancers, il faut bien évidemment chercher du côté des pesticides, conservateurs, ingrédients modifiés, anti-biotiques, hormones et autres saletés que l’ont retrouve dans la viande de ces pauvres animaux clairement shootés pour grossir et grandir plus vite.

@Fraise Pourrie
oui et ils utilisaient le feu pour se chauffer, pas pour cuire la nourriture
nos ancêtres sont des chasseurs-cueilleurs, l’agriculture est récente à l’échelle humaine, nos gênes sont (comme pour tous les animaux) adaptés à ce que nous donne directement la nature, c’est-à-dire des aliments crus ![]()

Bonjour J’ai récemment feuilleté un bouquin qui faisait le lien entre groupes sanguins et régime alimentaire. La base de la réflexion est que les groupes sanguins seraient associés à des groupes génétiques ayant eu des habitudes alimentaires fort différentes. On peut comprendre qu’entre un inuit qui ne peut manger que de la viande pour survivre et un indien qui mange essentiellement du riz et des légumes il y a une longue et lente adaptation au fil des générations : les plus adaptés à un régime donné (ex pH acide de l’estomac pour les régimes "viande"..) survivent mieux et font plus d’enfants ce qui sélectionne un groupe génétique par rapport à un régime alimentaire... Piste intéressante à creuser. Pour ma part je mange de moins en moins de viande et plus du tout de produits laitiers car je me rends compte que cela me convient beaucoup moins que les légumes, fruits et céréales mais ce qui me convient n’est pas forcément ce qui conviendra à mon voisin.
Par ailleurs, de par mon métier de contrôle dans le domaine alimentaire, je m’insurge contre le fait qu’on puisse dire que les animaux de boucherie vivent tous une vie de stress et de torture. Comme la télé rapporte les dysfonctionnements et pas le reste il est évidemment possible d’avoir une vision déformée de la réalité. Vivant dans un département de montagne je constate que les petites et moyennes exploitations à taille humaine sont généralement respectueuses du bétail et que l’abattage, même s’il est à améliorer en particulier pour les abattoirs à forte cadence, prend de plus en plus en compte la souffrance animale. De plus la règle générale d’obligation préalable d’étourdissement (exception faite il est vrai de l’abattage rituel) est une spécificité de l’abattage "occidental".
Donc à mon avis, ne plus manger de viande : oui pour ceux qui ne veulent tuer aucun animal (dans ce cas il faut être cohérent et arrêter aussi la chasse aux araignées dans la maison, certains le font c’est très respectable) et oui pour ceux à qui cela convient sur le plan santé. L’essentiel est surtout de manger MIEUX de la viande : soit effectivement "moins "pour les gros consommateurs et surtout local ou bio pour privilégier les petites structures respectueuses de l’animal, de l’environnement et de notre santé. En plus vous permettrez à votre région de vivre et aux paysages d’être entretenus, pas mal non ? .Attention au bio non local, les industriels ont flairé le filon et le développent, vous paierez des "kmde gasoil" pour le transport et de "kW de froid" pour le stockage....

amusant de parler des troubles digestifs (dont vous avez oublié les maladies nouvelles dites "orphelines" comme le candida albicans, parce que les pauvrettes n’ont pas de médecine apropriée, SANS parler des antibiotiques qui DEVASTENT la flore intestinale
ni des sucres raffinés mortels à long terme auxquels on doit TOUTES les maladies dégénératives car elles agressent durablement le système immunitaire
merci monsieur rockefeller pour toutes vos inventions machiavéliques avec votre bande d’assassins industriels

en ajoutant :
la consommation excessive de blé raffiné et modifié pour un meilleur rendement, Blé auquel on ajoute encore du gluten, pour le craquant ! Bonjour la constipation !
La viande a ses responsabilités, mais elle fait partie d’un tout. Ce qui explique que l’on peut trouver des contres exemples comme indiqué par "fraise pourrie" plus haut.
A l’heure actuelle, c’est la quantité de toxines (naturelles ou artificielles) et d’agressions autres qu’alimentaires (pollution chimique de l’air, pollution électromagnétique) qui mettent à rude épreuve notre fabuleux système immunitaire. Celui-ci n’a plus de repos, est débordé : c’est la maladie...et elle a de multiples visages.

la viande reste un signe extérieur d’augmentation du niveau de vie ; je pense en outre que la viande qui est mangée une ou deux fois par jour est une viande vite cuite ( genre steak ou filets, cuits au gras à la poêle) plutôt que des ragoûts ou des potées qui sont peut-être moins nocifs. mais je suis bien d’accord avec le premier commentaire : la qualité. Mais en dehors de la science , c’est-à-dire toutes ces toxines trouvées dans les chairs des animaux, il y a aussi, me semble-t-il un aspect plus " irrationnel" : comment voulez-vous qu’un être vivant qui n’a vécu que la torture, le stress puisse nous nourrir, à tous les sens du terme ; on avale de la barbarie, et en plus, sans conscience de ce que l’on fait ! Enfin je dis "on" ; moi, je n’en mange pas !

Quoi qu’il en soit, je n’irai pas jusqu’aux chasseurs cueilleurs, il suffit de voir comment nos grands parents se nourrissaient (mal) et nous en ressentons maintenant les conséquences, 3 personnes de ma famille proche sont décédées de cancer du colon. Pour moi plus question de manger de la viande surtout contaminée comme elle est, de plus au vu de la souffrance des animaux, non merci, je n’en veut plus !!

La viande dans le commerce est de piètre qualité, complètement irrespectueuse de l’animal, et son prix ne reflète pas sa juste valeur.
Personellement, je suis végétarien donc je n’achète jamais de viande mais si je devais en acheter, je le ferais peut-être une fois par semaine, pas plus, et j’achèterais de la viande soit bio, soit directement de l’éleveur par l’intermédiaire d’un boucher. Le bio c’est plus cher, mais c’est le prix juste pour ce type de denrée noble. Et je n’achèterais pas de viande hallal qui est parfois insalubre et toujours immorale compte tenue du traitement de l’animal égorgé devant les autres animaux et agonisant plusieurs minutes. Je ne verserais pas 1 centime pour supporter cette pratique honteuse. Pas un centime non plus pour les abattoirs occidentaux. Il faut que ces pratiques d’un autre age cessent.
Les gens achètent des grandes quantités de viande 1er prix qu’ils oublient au fond du frigo et qu’ils finissent par mettre au fumier parce qu’elle a passé la date limite. Mais c’est pas grave, "c’était en promo"...

Encore un article plein de trou sur l’alimentation vs la santé.
Cher concitoyens vous devez savoir qu’on vous ment au sujet de l’alimentation, on essaye de diriger la population vers un régime végétarien en avançant des raisons fallacieuses au sujet de la santé.
Ce n’est pas le boeuf qui rend malade ou cancéreux mais les moyens de productions de ce dernier, le boeuf d’aujourd’hui mange du maïs monsanto, et shooté aux antibiotiques régulièrement et pulvérisé de pesticide, tout ce cocktail fait du boeuf un boeuf toxique pour celui qui le mange Mangez du boeuf bio, nourrit à l’herbe et soigné par de gens respectueux et vous ne serez jamais malade.
Encore un grand mythe à détruire, non la viande ne constipe pas, mangez de la viande et des légumes et vous verrez que le passage au toilette sera des plus agréable, ce qui constipe sont le chocolat, les sucres, les glucides, certains produits laitiers transformé.
Enfin L’homme n’est pas végétarien (comme celui prôné par la modernité), l’homme à soit un régime proche de son cousin le singe (feuille, fruit), soit un régime du style paléolithique.
Savez vous pourquoi l’homme tolère bien la viande ? Parce que pendant 2,5 millions d’années sa principale source était la viande, le néolithique (lait, culture, alimentation des plus toxiques) dure depuis moins de 10000 ans et le végétarisme moderne depuis encore moins, l’organisme de l’homme n’a donc pas eu le temps de s’adapter à ce dernier.
L’homme est un carnivore. La nature aurait-elle pu se tromper pendant 2,5 millions d’années (paléolithique) ?
Savez vous pourquoi l’homme digère bien la viande malgré ses dents de frugivore et son intestins très long ? Parce que cela fait plus de 400000 ans qu’il l’a fait cuire. C’est pour cette raison que l’argument des végétariens au sujet des dents et de l’intestin n’est pas valable car le singe devenant homme a forgé des outils pour remplacer les dents d’un carnivore qu’il n’a jamais eu (pour chasser et tuer) et qu’il a cuit sa viande ce qui lui a épargné et ses dents et apaisé ses long intestins.
Cette façon de faire est possiblement la raison pour laquelle l’homme n’aurait jamais subit une pression évolutive de sa dentition et de son système digestif pour qu’il ressemble à ceux des carnivores. L’homme a tout simplement pallié à cette faiblesse (dents, digestion) par ses outils et sa cuisson, la pression évolutive n’a pas eu besoin de s’exercer car le cerveau de l’homme a trouvé d’autres moyens pour adapter son organisme de frugivore aux viandes.
L’homme n’a donc que deux régimes qui lui convienne parfaitement, celui du singe dont il descend (fruit, feuille, bibite) et celui du paléolithique (viande, racine, fruit de saison) où il a eu le temps de s’adapter.
Désolé pour les végétariens mais il faut admettre que le végétarisme tel que pratiqué aujourd’hui tient plus de la politique que de la santé, si vous n’êtes pas convaincu que l’homme est devenu carnivore allez faire un tour dans les bois dans une zone tempéré comme la France même en été et vous allez comprendre qu’il est un peu près impossible de combler sa ration calorique journalière avec des végétaux, alors pour l’année faut pas rêver.





