Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
L’huile de palme est-elle si mauvaise pour la santé ?
L'huile de palme est-elle si mauvaise pour la santé ?
note des lecteurs
date et réactions
31 décembre 2015
Auteur de l'article
Pleine santé naturelle, 21 articles (Rédacteur)

Pleine santé naturelle

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
21
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

L’huile de palme est-elle si mauvaise pour la santé ?

L'huile de palme est-elle si mauvaise pour la santé ?

Il est reconnu que la consommation de graisses saturées affecte le profil lipidique de manière négative.
L’huile de palme contient essentiellement ce type de graisses et il est reconnu depuis un moment déjà qu’elle est néfaste pour la santé en général et pour la santé cardio-vasculaire en particulier.
Alors pourquoi un n-ième article pour mettre en avant le côté fort délétère de l’huile de palme ? Est-elle si mauvaise et à éviter qu’on le dit ?

 

Huile de palme en agriculture conventionnelle

Qui n’a pas entendu parler des ravages environnementaux engendrés par la culture du palmier à huile en Indonésie ?
Des hectares et des hectares de forêt primaire sont sacrifiés chaque année depuis maintenant près de deux décennies pour satisfaire les besoins grandissants de l’industrie alimentaire en vue de la confection de nombreux produits alimentaires dit transformés. Quand on pense huile de palme, on pense en premier lieu à la pâte à tartiner pour laquelle l’association de gras et de sucre raffiné constitue la pire combinaison alimentaire qui soit.
Cultivée de manière conventionnelle, le palmier à huile reçoit des intrants chimiques et des pesticidesafin d’accélérer la croissance des fruits qui, plus tard après extraction, donneront l’huile. L’objectif étant de produire le plus de poids possible pour le fruit et ce, le plus rapidement possible pour le moins cher possible ! Ceci constitue la tendance générale en agriculture conventionnelle, quelle que soit l’espèce cultivée.
Une fois le fruit récolté, il faut en extraire l’huile et là encore, l’objectif est d’obtenir le rendement le plus élevé possible pour un coût d’extraction le plus bas possible. Et pour ce faire, on chauffe l’huile, on utilise des solvants ou des procédés d’hydrogénation. On aboutit au final à un produit dénaturé et bourré des “fameux” acides gras trans dont chacun sait désormais qu’ils sont loin d’être bénéfiques à la santé et c’est le moins que l’on puisse dire…

 

Huile de palme en agriculture biologique

Le mode de culture biologique répond à des critères plus respectueux de l’environnement dans la mesure où les intrants chimiques et les pesticides ne doivent pas intervenir. En outre, compte tenu du fléau de la culture du palmier à huile pour la forêt primaire et la biodiversité, il n’est pas rare que des producteurs s’engagent à respecter les critères édictés par des labels écoresponsables ou liés au développement durable.
Au sujet de l’extraction de l’huile après récolte des fruits, il est question de différences notables avec le mode conventionnel dans la mesure où le pressage doit se faire à froid, à l’aide de procédés uniquement mécaniques et donc sans avoir recours au chauffage et à l’utilisation de solvants ou de processus d’hydrogénation. Ces critères permettent d’éviter la production d’acides gras trans tant décriés et à raison.

 

Au sujet de la santé

L’huile de palme est composée à 50% d’acides gras saturés, à 40 % d’acides gras mono-insaturés et à 10% d’acides gras poly-insaturés. Elle contient donc quand même 50% d’acides gras saturés mais il s’agit essentiellement de triglycérides à chaines moyennes. Or, ce type de triglycérides a pour avantage d’être facilement métabolisé par le foie afin d’être transformé en énergie. Ce qui fait que l’organisme utilise facilement ces triglycérides et ne les stocke pas sous forme de dépôts graisseux. Ensuite, l’huile de palme contient des caroténoïdes (alpha,beta et gamma-carotènes), des stérols (sitostérol, stigmastérol et campestérol), de la vitamine E (tocophérols et tocotriénols), de la vitamine A et de puissants anti-oxydants hydrosolubles. A propos d’antioxydants, l’huile de palme contient plus de vitamines A et E que n’importe quelle autre huile. En conséquence, elle induit donc un risque moindre des troubles suivants : maladie d’Alzheimer, thromboses artérielles, athérosclérose, cataracte, dégénérescence cognitive, dégénérescence maculaire liée à l’âge, agrégations plaquettaires, hypercholestérolémie, hypertension et avitaminose A.
Enfin, de récentes études de très grande ampleur ont finalement montré que l’huile de palme ne favorise ni le cholestérol, ni les accidents cardiovasculaires ou vasculaires-cérébraux. De plus, le centre médical universitaire de l’état de l’Ohio (USA) a montré via une étude en 2011 que la vitamine E sous forme d’alpha-tocotriénol, telle qu’on en trouve dans l’huile de palme, constitue la forme la plus neuro-protectrice de vitamine E.

 

Note finale

Il ne s’agit pas au travers de cet article d’encourager la consommation de l’huile de palme bio mais de remettre, dans la mesure du possible, les pendules à l’heure. Libre à chacun d’agir en son âme et conscience. De mon point de vue, une consommation raisonnable d’huile de palme bio peut donc apporter certains bénéfices en terme de santé donc de bien-être. Par contre, pour ce qui est de la consommation d’huile de palme non bio, sa consommation est selon moi à proscrire mais là encore, libre à chacun de se laisser tenter par des tartines recouvertes de cette célèbre pâte à tartiner dont je ne ferai pas la publicité. 
Une dernière chose : il est quand même préférable que l’huile de palme bio que vous choisirez réponde à des labels engageant le producteur à un meilleur respect de l’environnement via un mode de production le plus durable possible.

POST-SCRIPTUM

  • Références

    1. DIET, NUTRITION AND THE PREVENTION OF CHRONIC DISEASES – Dr. Koh Chu-Sing – http://www.who.int/dietphysicalacti...
    2. Palm oil and the heart : A review – Osaretin J Odia, Sandra Ofori, and Omosivie Maduka – http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/art...
    3. Rink C et al. Tocotrienol vitamin E protects against preclinical canine ischemic stroke by inducing arteriogenesis. J Cereb Blood Flow Metab 2011 ; 31(11) : 2218-3
    4. Medium-chain fatty acids : Functional lipids for the prevention and treatment of the metabolic syndrome – Koji Nagao, Teruyoshi Yanagita. Laboratory of Nutrition Biochemistry, Department of Applied Biochemistry and Food Science, Saga University, Honjo-1, Saga 840-8502, Japan.

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté