L’huile d’olive : pas meilleure que l’huile de colza


- L’huile d’olive : pas meilleure que l’huile de colza
D’un point de vue nutritionnel, les compositions varient d’une huile à l’autre, au fil des années, au fil des terroirs et des saisons. Mais globalement, on peut considérer que l’huile d’olive une moyenne, apporte :
- Lipides totaux 99,9 g
- Acides Gras saturés 14,5 g
- AG mono insaturés 71 à 77 g
- AG poly-insaturés 7,1 à 11,5 g
- dont oméga 3 0,6 à 0,8 g
- dont oméga 6 6,5 à 10,5 g
- Vitamine E 10 à 18 mg
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Je vois venir d’ici l’étude pas poussée ou volontairement incomplète comme pour les produits bio où le bio n’est pas meilleur, mais le "conventionnel" est pire que le bio...
Ici ce que je décode c’est que l’huile d’olive apporte moins de bonnes choses que l’huile de colza... mais l’huile de colza apporte-t-elle aussi peu de substances nocives que l’huile d’olive ?
Comment choisir une bonne huile de colza ?

Effectivement les huiles de colza, comparées aux huiles d’olive, sont beaucoup plus riches en Oméga 3. Il est dommage cependant de ne pas évoquer les travaux conduits à partir des années 50 par le professeur américain Ancel Keys, nutritionniste et aussi médecin et chercheur qui, après plus de 20 ans de travaux, démontrait en se référant aux habitudes alimentaires de pays et d’îles situés sur le pourtour de la mer Méditerranée, d’où l’appellation occasionnelle de « régime crétois », que malgré un apport alimentaire élevé en matières grasses et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les habitants de ces pays jouissaient d’une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes très faible. Plus tard, le professeur Serge Renaud - découvreur de ce que, en nutrition, on appelle « le paradoxe français » -, publiait une recherche (The Lyon Diet Study) qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient une alimentation de type crétois avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 %, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu’une réduction de 25 %. Depuis la publication de cette étude dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité de l’alimentation méditerranéenne s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies, dont la réduction des risques de maladies cardiovasculaires et de cancer et l’augmentation de l’espérance de vie et de la santé en général. On attribue souvent ces bienfaits à l’apport élevé en acides gras monoinsaturés provenant de l’huile d’olive et à l’apport faible en acides gras saturés. Effectivement, une diète riche en acides gras monoinsaturés réduit les taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol (LDL), et augmente celui de bon cholestérol (HDL)." On observe aussi que ce sont les huiles riches en polyphénols qui sont porteuses de ces propriétés, caractérisées par des olives récoltées assez tôt en saison et non altérées. De plus, ces huiles, éloignées des goûts généralement fermentés produits par les systèmes traditionnels, et donc devenues de purs jus de fruit, acquièrent des propriétés de terroir jusqu’alors inconnues, caractérisées par des perceptions organoleptiques étendues qui font d’elles avant d’être des corps gras des plaisirs gourmands que ne pourront jamais égaler des huiles de colza, de soja, de tournesol etc... Pour finir, s’aventurer dans des comparaisons parfaitement contestables entre des huiles de colza et des huiles d’olive est assez regrettable. Elles manquent de toute évidence de connaissances et de discernement. Jean-Marie Baldassari, expert international en agronomie et technologie des huiles d’olive.




