Accueil du site
> Nutrition & Régimes > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
L’homme capte un sixième goût : le gras
L'homme capte un sixième goût : le gras
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
20 janvier 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
476
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

L’homme capte un sixième goût : le gras

L'homme capte un sixième goût : le gras

Une équipe de chercheurs de la faculté de médecine de Washington à Saint Louis, aux Etats-Unis, a réussi à identifier la présence d’un chémorécepteur dans nos papilles gustatives. En clair, notre langue pourrait détecter la graisse des aliments, en plus des cinq goûts déjà connus, que sont le sucré, le salé, l’acide, l’amer et l’umami. Les travaux, publiés dans le Journal of Lipid Research, ont également connus un large écho dans le dernier numéro du Sunday Telegraph.

Au commencement étaient les quatre goûts basiques : Au XIXème siècle les scientifiques avaient mis en lumière le fait que la langue humaine pouvait détecter le sucré, le salé, l’amer et l’acide, et ce grâce à des récepteurs sensoriels, des chémorécepteurs captant les substances chimiques et renvoyant l’information au cerveau. Puis vint le cinquième élément : Les chercheurs avaient découvert par la suite que l’homme était capable de distinguer une cinquième saveur primaire, l’umami (terme japonais désignant le savoureux et le délicieux).

Bien que les animaux soient capables de détecter d’autres goûts (la souris, par exemple, reconnaît le calcium), les scientifiques avaient considéré comme acquis cette loi des cinq goûts… Jusqu’à ce qu’une équipe de chercheurs de l’unité de médecine de l’université de Washington en aient formellement identifié un sixième : le gras. Ce dernier serait associé à un récepteur appelé CD36. Et le nombre de ces chémorécepteurs dans la bouche et dans le nez serait variable d’une personne à une autre, rendant les hommes plus ou moins aptes à la détection de cette saveur.

Pour parvenir à cette découverte, l’équipe universitaire, menée par le professeur Nada Abumrad, a procédé à une expérience faisant appel à 22 volontaires. Ces derniers devaient estimer le niveau de matière grasse contenu dans une tasse d’huile. Et ce sont ceux possédant le plus de CD36 qui ont apporté les meilleures réponses. Le professeur Abumrad estime que « nous venons de poser des fondamentaux qui nous aideront à comprendre comment notre perception du gras dans la nourriture pourrait nous orienter dans notre alimentation. Nous pourrions ainsi améliorer la qualité des graisses que nous consommons ». L’ensemble des scientifiques estime en outre qu’il s’agit d’une piste intéressante pour cerner les mécanismes de l’obésité.
 

Inscrivez-vous à la newsletter !
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté