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9 février | 6 

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De nombreux psychanalystes ou psychiatres pensent que l’anorexie est le fait d’une relation familale pathologique, qui elle même trouve, parfois, son origine dans le passé généalogique. On peut donc, d’une certaine façon parler d’héritage. Cependant, il me semble que votre démonstration ne va pas assez loin. Comment avez-vous finalement traité votre patiente ?
Je suis plutôt une personne de terrain mais j’apprends à développer au fur et à mesure. J’ai donné en quelque sorte du travail à la maison à la patiente, chercher toutes les fois où quelqu’un l’a coupée dans son élan de manger ou ne pas manger. Mon but étant que les patients puissent se prendre en charge seule, je pense que nous somme sur le chemin car elle est sortie plus motivée qu’en rentrant dans mon cabinet. J’attends de ses nouvelles... mais si elle va bien, ça peut durer six mois avant que je la vois.

comment dire...
L’anoxerie est une maladie très, très compliquée dans laquelle je ne classerais même pas le rapport à la nourriture comme facteur principal (je pense que ce n’est qu’un symptôme). Votre intention est louable mais bon comme l’anorexie est une maladie mentale, les patients n’obéissent pas à des comportements rationnels (c’est déjà énorme qu’elle s’admette comme anorexique...même si je n’en suis plus certaine à la relecture)
je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent livre Comprendre l’anorexie de Vincent Dodin et Marie-Lyse Testart, qui a correspondu assez bien au cas d’une de mes proches.
très intéressant également, ce lien vers une biographie d’une sainte anorexique (en tout cas qui aurait été classée comme telle aujourd’hui et je doute que ce soit la seule) http://clio.revues.org/index490.html
cordialement

L’anorexie et la boulimie sont des symptômes de la dépression que l’on retrouve,mais pas forcément, en tant que troubles compulsifs voire addictifs au même titre que certaine formes de toxicomanies ou polytoxicomanies.très fréquent chez les gens appelés autrefois maniaco-dépressifs et que l’on diagnostique à présent comme "bipolaires" et "borderline" en fonction des variations de la pathologie et des écoles de pensée chez les psy dont certains nient même l’existence de cette forme de pathologie.Il existe d’après certaines études,canadiennes notamment,des facteurs d’hérédité dans un contexte familial propice à ce genre de choses et les femmes sont majoritairement affectées contrairement aux hommes qui le sont proportionnellement beaucoup moins. Personnellement,je trouve dommage d’isoler un symptôme seul de cette manière...la psychanalyse et la psychiatrie et leur résultats parfois évidents,parfois relatifs démontrent qu’un train peut-en cacher un autre et que ne pas aborder le problème dans sa globalité à partir de la source ne sert pas à grand chose en matière de thérapie...
Je rappelle que je suis généraliste et que je tente d’apporter un mieux à mes patientes ; on n’a pas le temps de réfléchir à toute la problématique dans sa globalité. Cette personne voyait un psychiatre depuis des années et je ne sais pas du tout ce qui se racontait dans le cabinet, possible que le travail dans la globalité ait été entrepris ??

Anorexie et boulimie appartiennent à une même entité "nosologique" ; et il s’agit d’une maladie psychiatrique d’abord, avec une symptomatologie nutritionnelle. Quelques patientes (90% de femmes) passent de l’anorexie à la boulimie, dans leurs évolutions. S’il vrai que l’on rencontre des familles avec des troubles du comportement alimentaire ; il ne s’agit pas toujours d’anorexie ou de boulimie pure chez tous les sujets.