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L’alimentation végétale et les graisses végétales augmenteraient la longévité
L'alimentation végétale et les graisses végétales augmenteraient la longévité
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13 juin 2013 | 2 commentaires
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Florian@Naturo-Passion, 3 articles (Rédacteur)

Florian@Naturo-Passion

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L’alimentation végétale et les graisses végétales augmenteraient la longévité

L'alimentation végétale et les graisses végétales augmenteraient la longévité

Le régime végétarien et la consommation des bonnes graisses végétales augmenteraient la longévité selon deux études parues dans le JAMA (Journal of the american medical association). Unetroisième strong parue dans le Journal of the academy of nutrition and dietetics établit les avantages des huiles végétales sur la santé cardiovasculaire.

La première étude [1] montre que le régime végétarien diminue le risque de décès de 15%. La deuxième [2], que les bonnes graisses végétales diminuent le risque de décès toutes causes ainsi que le risque de décès suite à un cancer de la prostate. Et enfin la troisième [3] que les huiles végétales de tournesol, de maïs et de colza sont riches en acides linoléiques, dont les propriétés anti-cholestérol ont déjà été prouvées.

L’alimentation végétale accroît l’espérance de vie

Les chercheurs de l’université de Loma Linda en Californie rappellent que les bénéfices du régime végétarien sont déjà connus en ce qui concerne le diabète, le risque cardiovasculaire, l’hypertension artérielle et la cardiopathie ischémique (affection du muscle cardiaque par blocage des artères coronaires).

Leur étude a porté sur une population de 73.308 hommes et femmes issus de la communauté religieuse des Adventistes du septième jour, suivis pendant 6 ans.

Cette population a été répartie en 5 groupes :

  • non végétariens (omnivores)
  • semi-végétariens (personnes suivant un régime alimentaire incluant de la volaille, du poisson, des oeufs et des laitages)
  • pesco-végétariens (régime alimentaire incluant du poisson, des oeufs et des laitages)
  • végétariens (régime alimentaire excluant les produits animaux mais comprenant oeufs et laitages)
  • végétaliens (aucune consommation de produits animaux ou issus d’animaux).

Durant la période de suivi, 2.570 décès ont été enregistrés. Selon les résultats de cette étude, il en ressort que le risque de décès toutes causes confondues chez les végétariens, même partiels (ceux des quatre derniers groupes) est inférieur globalement de 12% par rapport aux omnivores.

Dans le détail, le pourcentage est de

  • 8% chez les semi-végétariens
  • 19% chez les pesco-végétariens
  • 9% chez les ovo-lacto-végétariens
  • 15% chez les végétaliens

Les chercheurs de l’université de Loma Linda, reconnus pour leurs travaux sur l’association entre végétarisme et santé, ont constaté que les hommes adventistes végétariens vivaient 9,5 années de plus et que les femmes adventistes végétariennes vivaient, elles, 6,1 années de plus.

D’autres facteurs que l’alimentation pourraient aussi expliquer ces bons résultats car les végétariens au sens large ont pour la plupart une hygiène de vie plus saine que les non végétariens, notamment : moins d’alcool, moins de tabac, plus d’exercice et un indice de masse corporelle plus faible.

Le bénéfice d’une alimentation végétalienne dans la diminution du risque de décès a surtout été constaté pour les hommes, notamment en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires.

Quoi qu’il en soit, ces résultats viennent conforter les autres études qui vont dans le sens d’une association positive entre un régime végétalien ou végétarien et une mortalité plus faible.

L’étude n’a en revanche pas permis de constater de bénéfice s’agissant du cancer chez les végétariens par rapport aux omnivores.

Les bonnes graisses végétales augmentent la longévité, même chez les patients atteints de cancer de la prostate 

Selon une étude publiée dans le JAMA le 10 juin 2013, le rôle important de l’alimentation et notamment des graisses végétales dans la lutte contre les cancers est confirmé.

Pour les hommes atteints du cancer de la prostate, consommer des graisses végétales, telles que celles que l’on trouve dans l’huile d’olive, les noix et les avocats, en lieu et place des graisses animales ou des glucides pourrait améliorer la longévité.

Entre 1986 et 2010, des scientifiques de l’université de Californie ont suivi 4.577 hommes ayant un cancer de la prostate sans métastase, et évalué régulièrement l’évolution de leur cancer.

Les graisses auxquels étaient exposés les patients dans leur alimentation étaient réparties de la façon suivante :

  • graisse saturées
  • graisses monoinsaturées
  • graisses polyinsaturées
  • acides gras trans
  • graisses animales
  • graisses végétales

Au cours de la période de suivi, 1.064 hommes sont décédés, dont 315 de leur cancer de la prostate..

Les résultats sont sans appel : la mortalité toutes causes est presque deux fois plus élevée chez les forts consommateurs d’acides gras trans ou de graisses animales que chez les faibles consommateurs de ces graisses. Ce chiffre est de plus de 40% si l’on observe les décès par cancer de la prostate.

Mais le plus surprenant dans cette étude est que le simple fait de remplacer 10% de sa ration glucidique quotidienne par des graisses végétales réduit de 29% le risque de décéder d’un cancer de la prostate chez les patients ayant ce cancer et de 24% le risque de décès toutes causes.

L’effet contraire est encore plus marqué : substituer seulement 1% des apports glucidiques par des acides gras trans ou 5% par des des graisses saturées a accru la mortalité de respectivement 30% et 25%.

Ajouter une portion de noix chaque jour à son alimentation réduit quant à lui le risque de décès toutes causes de 10% !

Cette étude confirme donc la dangerosité des graisses animales et des gras trans qu’on trouve en grande quantité dans les préparations industrielles qu’il convient d’éviter en s’orientant vers des produits à base de graisses végétales (à l’exclusion de l’huile de palme cuite, très riches en graisses saturées et donc non bénéfique, sauf si elle n’est pas hydrogénée).

Les huiles de tournesol, maïs ou colza renforcent la santé cardiovasculaire

Selon une étude clinique des universités du Missouri et de l’Illinois portant sur 500 adultes consommant plusieurs types de graisses, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les huiles de tournesol, de maïs et de colza contribuent à renforcer la santé cardiovasculaire tout comme l’huile d’olive pour laquelle cet avantage avait déjà été démontré.

Ces huiles sont riches en acides linoléiques, dont les propriétés anti-cholestérol ont déjà été prouvées.

En revanche, les graisses animales peuvent être à l’origine de graves inflammations et entraîner des maladies chroniques.

Pour profiter au mieux des bienfaits de l’acide linoléique, les chercheurs recommandent une consommation maximum de deux à quatre cuillères à café d’huile par jour.

*
*  *

Pour conclure, si vous êtes en surpoids, ne faites jamais l’erreur de supprimer complètement les graisses de vos apports alimentaires. Remplacez au maximum les graisses animales et les graisses trans (margarines industrielles) par des huiles vierges de première pression à froid, de préférence de qualité biologique.

Je ferais un article prochainement sur les différentes graisses végétales et leurs bienfaits.

Portez vous bien !

 Florian KAPLAR
© Naturopathie Passion

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Commentaires
0 vote
par Marty (IP:xxx.xx5.222.127) le 13 juin 2013 a 15H15
Marty (Visiteur)

Un point dans ce billet n’est pas très clair je trouve : au sujet de l’huile de palme, des acides gras trans et des huiles végétales cuites. Je comprends que les huiles végétales à très faible teneur en acides gras saturés sont bonnes pour la santé, lorsqu’elle sont utilisées "froides" (sans cuisson). Mais ces dernières résistent particulièrement mal à la chaleur et cuisson ou friture les propulsent dans la catégorie acides gras trans. Hors l’huile de palme est très résistante à la chaleur (jusqu’à 240°) et permet justement de ne pas avoir recours aux acides gras trans. http://sante.lefigaro.fr/actualite/... Quant au choix entre acides gras saturés (dans ce cas 50% - pour info beurre : 65% et huile de coco : 85%) et acides gras trans, aucune hésitation. Les trans sont un poison.

1 vote
par Florian@Naturo-Passion (IP:xxx.xx2.20.10) le 13 juin 2013 a 18H16
Florian@Naturo-Passion, 3 articles (Rédacteur)

Vous avez raison Marty, l’huile de palme n’est pas une mauvaise graisse en soi, bien qu’on lui reproche sa contenance de 50% en acides gras saturés dont l’étude a montré qu’ils n’étaient pas bénéfiques.

Mais utilisée massivement dans l’industrie, qui lui fait subir le raffinage, l’huile de palme perd alors ses tocotriénols (une forme rare de la vitamine E), et ses caroténoïdes, qui lui confèraient des propriétés antioxydantes intéressantes.

Florian KAPLAR

http://naturo-passion.com