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GARDEZ VOTRE ADO DANS SON ASSIETTE
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4 novembre 2014
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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GARDEZ VOTRE ADO DANS SON ASSIETTE

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L’enfance et l’adolescence sont deux périodes critiques de la vie. L’alimentation doit être adaptée au bon développement du futur adulte sans favoriser le surpoids.

À ces deux périodes, il est difficile de maintenir un bon équilibre alimentaire parce que l’enfant refuse de manger, et l’ado fréquente assidûment les fast-foods. Respectez une règle de base  : les repas doivent contenir toutes les catégories de nutriments, soit produits laitiers, viandes et poissons, matières grasses, céréales et produits sucrés, fruits et légumes.

Les besoins nutritionnels
Les apports nutritionnels de 4 à 17 ans doivent couvrir les besoins en énergie et assurer en même temps la croissance. Les besoins augmentent au fur et à mesure que l’enfant grandit, pour dépasser ceux de l’adulte chez les adolescent(e)s. L’apport varie de 1750 à 2500 calories par jour. Mais ces valeurs sont à ajuster en fonction de l’âge, de la stature et de l’activité physique de chaque enfant.

À chacun son appétit
Il n’est pas nécessaire, sauf en cas de pathologie particulière, de définir la quantité de nourriture qu’un enfant doit consommer. L’appétit (réel) de l’enfant est le seul critère qui doit déterminer la consommation. De façon innée, celui-ci reconnaît quand il a faim et quand il est rassasié. On voit des adolescents dévorer des quantités étonnantes de nourriture un jour et se contenter de quelques en-cas le lendemain. De même, il ne faut pas forcer le jeune enfant à finir son assiette s’il n’a plus faim. Les besoins en calories ne s’équilibrent pas sur 24 heures mais sur plusieurs jours.

Les principaux repères alimentaires

L’alimentation d’un adolescent reste identique à celle qu’il avait lorsqu’il était enfant, seules les proportions changent.
• L’adolescent a besoin d’un surcroît en protéines  : environ 1,2 g à 1,5 g par kilo de poids et par jour. Les protéines constituent 10 à 20 % de la ration énergétique dont un quart de protéines d’origine animale (viande, volaille, poisson, œufs).
• Les besoins en calcium sont très élevés, de 1 200 jusqu’à 1 500 mg/jour. Car l’adolescence est une période clé pour l’acquisition du capital osseux définitif. Les produits laitiers sont les aliments les plus riches en calcium sous une forme bien assimilable.
• L’apport lipidique couvre environ 1/3 des dépenses énergétiques journalières, en limitant les aliments très gras à faible valeur nutritive (nuguets, chips, frites, gâteaux…). Chez l’enfant d’âge pré-scolaire, les acides gras oméga 3 contribuent au bon développement du cerveau et du système nerveux.

Du fer et des vitamines
Les apports en fer doivent être élevés. Ils se situent entre 12 et 18 mg par jour pour les garçons et les filles. Chez ces dernières s’ajoutent les pertes de fer lors des menstruations. Les viandes et les poissons sont les principales sources de fer «  héminique  » mieux assimilé que celui des végétaux.
La vitamine D est indissociable du calcium dans la minéralisation des os. On la trouve en faible quantité dans l’alimentation (poissons gras, œufs, fromages), une supplémentation est conseillée en hiver lorsque l’exposition solaire est réduite (baisse de la synthèse cutanée de la vitamine D).
Des déficiences en vitamines du groupe B, mais aussi A et E, peuvent s’observer chez les filles en particulier  : la prise de contraceptifs oraux augmente les besoins en vitamines B6, B2 et en acide folique.

Les boissons

L’eau est la seule boisson indispensable. La consommation de boissons gazeuses sucrées, de sodas, de boissons à saveur de fruits ou de jus de fruits du commerce doit rester occasionnelle.
À défaut d’un fruit pressé, un jus 100 % pur jus peut être proposé.
La première exposition à l’alcool doit se faire le plus tard possible  !

CHRISTELLE PIAT


À savoir
Il n’est pas toujours facile d’orienter les choix alimentaires des ados. Ils mangent plus fréquemment à l’extérieur entre jeunes du même âge. Leurs comportements alimentaires sont très influencés par le groupe ou par la mode, surtout chez les filles. Les parents doivent rester vigilants tout en laissant un degré minimal de liberté.


 Il mange trop ou trop peu  !


* Mon enfant mange trop.
Les courbes d’indice de corpulence (IMC) sont indispensables pour poser le diagnostic de surpoids ou d’obésité. En dehors de quelques maladies rares, il ne faut pas prescrire de régime restrictif. Essayez plutôt de corriger les (fréquentes) erreurs telles que grignotage, portions excessives, calories vides. Encouragez la pratique sportive par tous les moyens.

* Mon enfant mange trop peu.
Surveillez sa courbe de croissance et n’hésitez pas à consulter un médecin si vous craignez un trouble alimentaire type anorexie. Cette maladie concerne essentiellement les jeunes filles de 12 à 20 ans, mais elle peut apparaître dès l’âge de 9 ou 10 ans. Il est important de reconnaître les symptômes et de les prendre en charge le plus tôt possible.


CONSEILS DE PHARMACIEN
- Le rythme des repas. Il est de trois à quatre repas par jour en gardant des horaires stables. Autant que possible.
- La diversité alimentaire. L’enfant doit apprendre à goûter de tout, de manière ludique.
- Le petit-déjeuner. Il doit se composer d’un laitage, d’un produit céréalier, d’un fruit (ou jus de fruit).
- Les interdits. Aucun aliment ne doit être diabolisé. Bonbons, frites, saucissons ou sodas ne sont pas bannis mais consommés en quantité raisonnable. Les interdits risquent de développer de la frustration.
- Le sucre. C’est un aliment festif réservé aux grandes occasions. Il faut éviter les excès et ne pas habituer les enfants au goût sucré.
- Les fast-foods. Le seul impératif est ne pas y aller trop souvent et d’apprendre à l’enfant à compenser les excès et à rectifier les déséquilibres au repas suivant.
- Pas de chantage alimentaire. Le fait de punir ou de récompenser l’enfant avec les aliments peut, à long terme, nuire à sa relation avec la nourriture.

À lire
LES ENFANTS, À TABLE  !
Ce livre aide les parents à transmettre à leurs enfants de bonnes habitudes alimentaires.
Dr Patrick Sérog, médecin nutritionniste, éditions Flammarion, 18 €.

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Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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Mots-clés :
Nutrition Adolescents