
L’envie de manger survient aussi bien par l’odorat - ça sent bon ! - que par la vision : ça a l’air bon ! Les scientifiques de Cambridge l’ont confirmé : plus le mets présenté semble appétissant, plus il exerce d’effets " positifs " sur le cerveau. En particulier dans une zone située sur la base ventrale du cerveau, que l’on pense impliquée dans le plaisir et la motivation.
Rien de neuf... sauf que des spécialistes grand-bretons ont pu démontrer que cet appétit peut également survenir avec l’ouïe ... quand on vous dit "cette délicieuse soupe", vous aurez autrement plus faim que si on dit "cette soupe"...
Ceci explique pourquoi les emballages de produits alimentaires sont largement enduits de "délicieux", "savoureux" et autres superlatifs ridicules lorsqu’ils sont enlevés de leur contexte. Des chercheurs de l’université d’Oxford ont montré que le plaisir de la dégustation était visible par IRM dans les aires cérébrales, et d’autant plus que le mets est accompagné d’un descirptif verbal positif.
Pour rigoler un chouïa, amusez vous à rempalcer les "délicieux" par "infâmes" et les "frais" par "pourris". Vous aurez ainsi une infâme crème de chocolat au lait pourri et aux noisettes molles et périmées...
Finalement, est-ce qu’il ne faudrait pas modifier un peu les messages de santé publique du PNNS en "dégustez au moins 5 délicieux fruits et savoureux légumes chaque jour" ? Et ne devrait-on pas rempalcer la mention "attention, manger tue" qui est sur les barres de mars en éliminant tous les qualificatifs gourmands de l’emballage ?
La prévention du surpoids passe aussi par là !