Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Epidémie de fausses affirmations nutritionnelles
Epidémie de fausses affirmations nutritionnelles
note des lecteurs
date et réactions
1er juin 2011 | 4 commentaires
Auteur de l'article
Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
207
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Epidémie de fausses affirmations nutritionnelles

Epidémie de fausses affirmations nutritionnelles

Les faux positifs et des résultats exagérés dans des revues scientifiques ont atteint des proportions épidémiques ces dernières années. Le problème est très répandu dans l’économie, les sciences sociales et même les sciences naturelles, mais il est particulièrement flagrant dans le domaine biomédical.

De nombreuses études qui prétendaient que certains médicaments étaient bénéfiques se sont révélées fausses..... Les évènements récents en donnent de multiples exemples. 

Même lorsque les effets sont authentiques, leur ampleur réelle est souvent inférieure à ce qui est revendiqué.

Le problème commence avec les attentes croissantes du public pour de la science. 

Les scientifiques sont des êtres humains, et ils sont tentés de montrer qu'ils en savent plus que les autres. Le nombre d'enquêtes, d'expériences, d'observations et d'analyses qu'ils produisent a également augmenté de façon exponentielle, mais des garanties contre les préjugés font défaut. La recherche est fragmentée, la concurrence est féroce.... Bilan :l'accent est mis sur des études uniques au lieu de faire une lumière claire et nette sur les données générales et solidement confirmées.

Beaucoup de recherches sont menées pour des raisons autres que la poursuite de la vérité.

Les conflits d'intérêts abondent, et influencent les résultats. Dans le domaine de la santé médicale ou nutritionnelle, la recherche est souvent effectuée à l'instigation de sociétés financières qui ont un intérêt important dans les résultats. Même pour les universitaires, le succès dépend souvent de la publication des résultats positifs. 

L'impact des revues qui publient a également un effet de distorsion sur le financement, les carrières universitaires et les parts de marché. Et finalement, les programmes de recherche payés par l'industrie pour répondre à ses besoins deviennent des priorités académiques, des revenus pour les revues et même pour le financement public.

La capacité de prouver quelque chose de faux continue d'être une caractéristique de la science.

Voici quelques pistes pour améliorer la façon de faire et diffuser des données probantes : 

Premièrement, une validation externe sous la forme d'études supplémentaires doit être systématiquement incluse à toute publication dans laquelle un fait nouveau est établi.

Trop nombreux sont les projets qui accordent peu d'attention à la nécessité de répliquer les résultats.

Deuxièmement, des rapports scientifiques devraient prendre en compte le nombre d'analyses qui ont été menées, et qui ont tendance à minimiser les faux positifs. Voici où de grandes collaborations internationales peuvent être indispensables.

La meilleure façon de s'assurer que les résultats sont vérifiés pour les scientifiques serait d'enregistrer le détail des protocoles expérimentaux avant de commencer les recherches et de divulguer les résultats et les données lorsque la recherche est faite. À l'heure actuelle, les résultats sont souvent sélectivement publiés, mettant l'accent sur les plus excitants d'entre eux, et les équipes externes n'ont souvent pas accès à ce dont ils ont besoin pour répliquer les études. 

Journaux et organismes de financement devraient fortement encourager la pleine disposition du public de toutes les données et les méthodes d'analyse pour chaque article publié. 

Il est indispensable de faire une déclaration de conflits d'intérêts potentiels. Certaines revues le demandent aujourd'hui, mais ces dernières sont encore trop peu nombreuses.

Merci au Sc Am 2011-05-31

 

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Nutrition & Régimes
Commentaires
3 votes
par André (IP:xxx.xx5.204.160) le 3 juin 2011 a 11H06
André (Visiteur)

L’article est très aguichant par son titre, mais décevant par son contenu. On en sort frustré, n’y ayant absolument rien appris

1 vote
par Turq. (IP:xxx.xx6.60.38) le 4 juin 2011 a 05H43
Turq. (Visiteur)

Vous êtes sévère. Le titre n’est absolument pas relié au contenu, certes. Mais le papier met l’accent sur un problème important : l’aspect compétitif de la recherche scientifique, où les chercheurs sont priés d’être rentables... parfois au détriment de la qualité malheureusement.

0 vote
par le plouc (IP:xxx.xx4.196.50) le 3 juin 2011 a 17H38
le plouc (Visiteur)

les femmes sont plus touchées c est donc quelque chose qui les concernent plus , je mise sur la salade , qu elles consomment volontiers plus que les hommes

0 vote
par Pierre (IP:xxx.xx2.117.246) le 4 juin 2011 a 10H10
Pierre (Visiteur)

C’est une bonne entrée en matière, mais où est le plat de résistance ? Des exemples ?

On pourrait parler de la diabolisation à tord des graisses animales et des produits d’origine animale en général, des graisses saturées naturelles non transformées, qui sont au contraire immensément bénéfiques. Alors que les vrais coupables des maladies cardio-vasculaires seraient les glucides raffinés sous toutes leurs formes, les huiles végétales trop riches en oméga-6, etc.

http://www.westonaprice.org/