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Eau du robinet : pas de risques pour la santé humaine selon l’Académie de Médecine
Eau du robinet : pas de risques pour la santé humaine selon l'Académie de Médecine
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7 août 2009 | 5 commentaires
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Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Eau du robinet : pas de risques pour la santé humaine selon l’Académie de Médecine

Eau du robinet : pas de risques pour la santé humaine selon l'Académie de Médecine

Suite à la polémique lancée par le cancérologue David Serva Schreiber et le WWF, concernant les risques potentiels de l’eau du robinet sur les personnes atteintes de cancer, l’Académie nationale de médecine, de l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau considèrent que ces risques mis en avant reposent sur une hypothèse fausse, à savoir que le dépassement temporaire des normes de sécurité de l’eau constituerait un seuil de dangerosité pour la santé humaine. Les experts en toxicité ont en effet établi ces normes bien en dessous des valeurs à risque...

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Eau du robinet : pas de risques pour la santé humaine selon l’Académie de Médecine

Ces illustres académies considèrent que les récentes recommandations de consommation sur l’eau potable adressées aux personnes atteintes de cancer constituent à la fois un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients :


Les risques potentiels de l’eau potable dans la survenue éventuelle de cancers et l’aggravation de l’état des personnes atteintes de cancer ne reposent que sur des hypothèses, dont l’accumulation ne suffit pas à faire une vérité scientifique. Mais ces assertions pourraient inquiéter inutilement des patients déjà fragiles.
 
En considérant que tout dépassement même transitoire des normes implique une inacceptable dangerosité, ce document vise à accréditer l’idée que l’eau du robinet pourrait être dangereuse pour les personnes atteintes de cancer, voire pour les enfants ou toute autre personne « fragile ». Dans le même esprit, devrait-on conseiller à ces personnes de ne pas sortir de chez elles (attention à la pollution urbaine !), de ne pas y rester trop longtemps (attention à la qualité de l’air intérieur !), de n’utiliser ni portable (en attendant Interphone..), ni cosmétique, ni parfum, ni bouteille en plastique, de ne pas manger de charcuterie (nitrates), etc ?

Oui, les ressources en eau sont exposées à diverses contaminations et il faut tout faire pour améliorer cet état, mais les pays développés, et en particulier la France, se sont dotés d’un cadre très rigoureux, fondé sur des normes européennes, des contrôles réguliers, des agences sanitaires et des filières de traitement parmi les plus performantes du monde pour faire de l’eau du robinet un des composants les plus surveillés, les plus sains et les plus sûrs de notre alimentation. Faire croire aux citoyens qu’ils boivent une eau de piètre qualité et passer sous silence les analyses de risque conduites par les agences sanitaires internationales relève de l’imposture.

Oui, des dépassements de normes peuvent avoir lieu et il faut tout faire pour en limiter la fréquence, mais les normes ne sont pas des seuils de dangerosité et les experts toxicologues du monde entier les ont établies de manière que ces dépassements temporaires soient encore loin des valeurs à risque. Les comités d’experts nationaux, européens, américains, japonais et l’OMS sont unanimes sur ce point.

Aucune étude ne démontre que l’eau du robinet présente un risque pour les malades atteints de cancer. Cette focalisation sur l’eau est d’ailleurs suspecte, tant sont faibles ses apports de substances hypothétiquement nuisibles par rapport à d’autres sources de polluants, qu’il s’agisse de pesticides, de nitrates ou de perturbateurs endocriniens.

Dans ces conditions, préconiser l’eau en bouteille et les carafes munies de filtres exigerait au minimum de garantir l’absence de micropolluants dans les bouteilles et d’être sûr que les carafes en plastique ne sont pas source de relargage de molécules indésirables. Il faut également rappeler le risque de contamination par des agents infectieux des eaux embouteillées ou filtrées conservées plusieurs heures et donc le risque d’infection chez des personnes immunodéprimées, en particulier celles recevant un traitement anti cancéreux.

L’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau rappellent encore une fois que la Santé Publique n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de Santé Publique que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de l’imposture mais en aucun cas d’une démarche scientifique.

Elles réaffirment que boire l’eau du robinet, ce n’est pas boire l’eau des rivières et que les cancéreux ne sauraient être instrumentalisés de la sorte.

Elles déplorent que, sous prétexte de créer un faux débat sans objet entre l’eau potable et les eaux en bouteille, l’attention soit déviée des vraies questions sanitaires et que la poursuite des études sérieuses d’analyse des risques auxquels nous sommes exposés, par des laboratoires scientifiques indépendants soit menacée. L’évaluation des risques sanitaires face aux expositions multiples à faibles doses est un enjeu majeur qui nécessite au contraire la plus grande rigueur et le soutien de tous les acteurs responsables.

Elles alertent sur ce nouvel exemple de déstabilisation de l’opinion qui consiste à évincer les scientifiques pour obtenir que, sous la pression d’une opinion manipulée, des mesures de précaution soient prises sans la moindre évaluation de leur impact et en galvaudant des questions sanitaires majeures comme l’eau et le cancer.

Enfin, elles rappellent qu’une grande partie des populations du globe ne dispose pas d’eau potable et qu’il est d’autant plus choquant que ceux qui y ont libre accès fassent suspecter la qualité et la sécurité de ce bien commun, surtout pour les personnes les plus fragiles.
 
Consultez les articles sur la polémique liée à l’eau du robinet :

 

POST-SCRIPTUM

  • Contact Presse / Nicole Priollaud 06 09 48 50 38 nicole.priollaud@wanadoo.fr

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
2 votes
par zygomar (IP:xxx.xx9.93.88) le 8 août 2009 a 17H16
zygomar (Visiteur)

Merci pour votre excellent article qui ramène un peu de bon sens et de raison dans ce monde de militants de la terreur.

Monsieur Servan Schreiber n’est rien d’autre qu’un gourou qui s’est trouvé un fond de commerce dansl’air du temps. Monsieur Servan-Schreiber prétend avoir prévenu la récidive d’une tumeur maligne du cerveau dont il n’a jamais précisé la nature, soit dit en passant mais il a quand même eu recours à une méthode plus sûre pour soigner sa tumeur primitive, la chirurgie...) en prenant de la vitamine C et en faisant du yoga et de la méditation (je résume !!). Monsieur Servan-Schreiber est un dangereux individu et un malhonnête.

0 vote
par Le Brebis Galleux Blog (IP:xxx.xx1.177.215) le 12 octobre 2014 a 08H32
Le Brebis Galleux Blog (Visiteur)

Il est du même cénacle que Dunkan, Cohen etc. Et il est mort ! Ridicule ! Cela dit, bien sûr que nos eaux sont pollués, et nos sols et notre air (chemtrails...)

1 vote
par blabla12 (IP:xxx.xx0.173.15) le 11 août 2009 a 11H16
blabla12 (Visiteur)

Il y en a qui en font trop mais un petit rappel tout de même, datant de 1996 :

Amiante : pas de lien possible avec le cancer du poumon selon l’Académie de Médecine, les populations crédules doivent être protégées des charlatans et autres activistes qui sème la panique... (Tome 180 n°4 - 16, 23, 30)

Extraits :

"Le tabagisme demeure la cause essentielle, sinon exclusive, de cancer du poumon d’origine exogène, même chez les professionnels actuels de l’amiante, et les responsables de Santé publique ne doivent pas se tromper de cible dans leurs recommandations."

"l’apparition de cancers du poumon "supplémentaires" dans la population générale est évaluée, par les biomathématiciens, à moins de un cas sur 100 000 (0-5). Ce chiffre, équivalent à zéro en raison du degré d’incertitude biologique affecté à ces études, est une simple indication "proportionnelle" donnée par les théoriciens des conclusions épidémiologiques. Il indique l’absence de danger démontrable."

2 votes
par Jacky (IP:xxx.xx1.125.200) le 27 août 2009 a 20H16
Jacky (Visiteur)

Tu fais partit des paranoïaque partisants du complot mondial ? Je pense qu’il y a des sujets plus sérieux à traiter sur l’eau et surtout moins nombrilistes franco-français. Beaucoup d’africains aimeraient pouvoir boire de l’eau tous les jours sans aller la chercher à 10km...

1 vote
par Le Brebis Galleux Blog (IP:xxx.xx1.177.215) le 12 octobre 2014 a 08H30
Le Brebis Galleux Blog (Visiteur)

Ah, monsieur Jacky, "complooootiste", le mot qui tue, et qui renvoie à anti-maçonnique et à anti-lobby juif (dont ce Shreiber faisait pourtant partie, c’est bien les cordonniers les plus mal chaussés, mourir si jeune, et vendre des bouquins sur la santé,si ce n’est se foutre de la gueule du monde ?) pour faire taire ceux qui ne pensent depuis le même angle de vue que vous. Pourquoi serions-nous paranoïaques ? Bien sûr que l’eau est pleine de nitrates, ici en Bretagne. Non seulement ç,a, mas les cieux sont bariolés de chemtrails depuis des années, et les sols et les eaux contiennent désormais des taux de métaux lourds et autres, fort inquiétant ! Le tout organisé par l’Otan ! Il n’existe pas de complot, monsieur Jacky, ils existent une organisation anti-humaine tenue de mains de maître par les puissants et les élites de la finance. Voyez les Georgia Guidestones ! Pour mémoire 52 pour 100 de la faune a disparu depuis 1970, en 44 ans ! L’Onu.Unesco/Otan : prémisses du gouvernement mondial, une horreur !