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Deux millions de Français boivent une eau polluée
Deux millions de Français boivent une eau polluée
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20 mars 2012 | 4 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Deux millions de Français boivent une eau polluée

Deux millions de Français boivent une eau polluée

Même si l’eau du robinet fait l’objet de contrôles rigoureux, il y aurait deux millions de personnes en France qui consommeraient une eau non conforme, polluée par des nitrates ou des pesticides. C’est la conclusion rendue par une étude de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui rend l’agriculture en grande partie responsable de cette pollution.

L’UFC-Que Choisir a mené une étude sur la qualité de l’eau du robinet. Et les observations sont peu glorieuses, amenant ses responsables frappent du poing sur la table en ce 20 mars. Sylvie Pradelle, administratrice nationale de l’association, est ainsi montée au créneau lors d’un point presse : « Certes 97,5% de la population bénéficie d’une eau de bonne qualité, mais Il y a près de deux millions de consommateurs qui paient pour de l’eau non conforme aux critères réglementaires et significativement polluée ». La cause ? Pour l’UFC-Que Choisir, l’agriculture serait à l’origine de 69% des pollutions : « Le cocktail des principaux polluants décelés, tels que pesticides, nitrates et sélénium, met en évidence les graves menaces que la pression agricole fait peser sur les ressources en eau ».

Il est vrai que, globalement, les villes, grandes ou moyennes, sont épargnées par la pollution de l’eau (à l’exception entre autres de Sens, dans l’Yonne, et Lisieux, dans le Calvados), laissant 2750 communes françaises, plutôt rurales, ferrailler contre une eau du robinet douteuse. Et l’UFC, qui a mené son enquête en s’appuyant sur des analyses émanant du ministère de la Santé, indique que les régions les plus concernées par l’eau contaminée se concentrent dans le Bassin parisien, le nord et la Champagne. Pour l’association de consommateurs, cela ne fait pas de mystère : « Ce sont des régions où l’agriculture est encore très intensive, faisant largement appel aux pesticides ».

Mais l’agriculture n’est pas seule en cause : « 31% des pollutions sont occasionnées soit par un défaut de traitement, induisant la qualité bactériologique et l’aluminium, soit par des contaminations naturelles, et en premier lieu la radioactivité ». L’association de consommateurs indique que, si des risques suspectés n’ont pas été démontrés, l’exposition sur le long terme pourraient provoquer les cancers et des troubles de la reproduction. Et de rappeler que l’hexagone fait actuellement l’objet de poursuites de Bruxelles pour son incapacité à venir à bout de cette pollution, qui a donné lieu à une directive. La solution ? Pour l’UFC, « il faut établir une protection efficace de tous les captages, et intégrer le principe pollueur-payeur à l’ensemble des pollutions agricoles ».
 

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Mots-clés :
Eau Pesticides Pollution
Commentaires
1 vote
(IP:xxx.xx8.235.13) le 21 mars 2012 a 22H31
 (Visiteur)

Bientôt l’eau sera moins polluée...sur le papier : http://www.sylviesimonrevelations.c...

Histoire d’eau vraie :

village de montagne (50 âmes à tout casser), l’eau était canalisée jusque chaque demeure. Règlementation oblige, construction d’un réservoir, qu’il faut nettoyer...au white spirit.

Cela ne faisait pas 6 mois que le réservoir était en place que l’eau, que le village buvais avec délectation depuis des générations, est devenu dégueulasse.

Vive la modernité et le chlore !

0 vote
par lemiere jacques (IP:xxx.xx1.100.26) le 21 mars 2012 a 23H20
lemiere jacques (Visiteur)

Il vaudrait mieux écrire non conforme aux normes, pollué est ambigu et surtout indéfini...changez les normes et 65 millions de français boiront une eaux "polluée"... AH les cancers de dans vingt ans...ça fait peur....ce genre de discours à fait le bonheur des marchands de flotte en bouteille en plastique....jusqu’au jour où des particules de plastiques dans l’eau.... mais alors que boire pour sauvegarder notre santé....

Jamais bien sur de question de coût...bénéfice..on ne connait même pas les conséquence réelle sur la santé des population !! mais faisons de nouvelles normes....pendant ce temps là alors que des milliards seront engloutis sans savoir le bénéfice qu’on en tirera cet argent manquera pour soigner les gens...

Ceci dit c’est de la presse il faut faire une peu peur au clampin.

Il ne faut pas s’étonner que les gens ne vote pas écolo... dépenser de l’argent pour vérifier des trucs ....sans savoir si cela a le moindre intérêt !!!

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par benjamin35 (IP:xxx.xx5.212.25) le 27 mars 2012 a 12H19
benjamin35 (Visiteur)

Tout le monde veut de l’eau potable, mais l’eau en bouteille a un impact énorme sur l’environnement. Il est temps d’adopter une manière plus écologique pour purifier notre eau. Le plastique est un problème : Chaque année, il faut environ 1,5 million de tonnes de plastique pour l’eau embouteillée dont les bouteilles finissent en grande partie dans une décharge. Bien que les filtres à eau soient une excellente alternative, certains systèmes sont trop coûteux tandis que d’autres ne filtrent pas certains polluants. Les filtres à charbon actif ne sont généralement pas recyclables, la plupart finissent dans une décharge avec les bouteilles d’eau en plastique. Il ya aussi une certaine inquiétude sur les produits chimiques provenant du plastique. Un choix plus écologique est d’opter pour un filtre à eau en céramique. Ils sont utilisés dans le monde entier depuis de nombreuses années, la Croix-Rouge internationale et les Médecins Sans Frontières utilisent des filtres en céramique pour amener l’eau potable aux communautés marginalisées depuis 1988. Le purificateur d’eau Stefani est une marque populaire utilisant uniquement des matériaux naturels tels que l’argent colloïdal, et le charbon actif. Ces filtres durables sont produits par Ceramica Stefani au Brésil. Quatre frères – tous ingénieurs, ont ouvert leur usine en 1947 et au fil des années, ils ont perfectionné leur système de filtration de l’eau en combinant les méthodes traditionnelles avec les nouvelles technologies. Chaque purificateur d’eau est fabriqué à la main par des artisans utilisant cinq types d’argile. La fontaine filtrante Stéfani permet de filtrer, stériliser et déchlorer l’eau. Elle éliminine les bactéries, filtre les pesticides, les hydrocarbures, les métaux lourds … http://www.fontaine-filtrante-stefa...

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(IP:xxx.xx2.110.21) le 29 mars 2012 a 02H23
 (Visiteur)

Qualité de l’eau potable du réseau : la situation est bien plus préoccupante que l’on ne croit !

Le constat alarmant lancé par l’UFC Que choisir sur la qualité de l’eau du réseau repose sur des données fournies par le Ministère de l’écologie. Ces données officielles, basées sur des normes obsolètes, livrent une vision incomplète de l’étendue des dommages. Cela fausse l’analyse de l’UFC Que Choisir qui passe ainsi sous silence d’autres pollutions existantes. Notamment celles liées aux résidus pesticides, génétiques et médicamenteux présents dans l’eau. L’association CriiEAU (Comité de Recherches et d’Informations Indépendantes sur l’Eau), en cours d’enregistrement et dont l’un des objectifs est d’informer correctement le public sur la qualité de l’eau du robinet, souhaite compléter l’analyse de l’UFC Que Choisir.

Au sujet des pesticides "Le risque entraîné par les pesticides est celui de l’exposition à long terme, à des doses très faibles mais répétitives, avec des interactions possibles entre les différents pesticides. Les risques suspectés, sans qu’ils aient pu être démontrés à ce jour, pourraient être des cancers (leucémies notamment), des troubles du système nerveux ainsi que de troubles de la reproduction."

Le danger réel des pesticides est bien plus grand que ne l’indique l’UFC Que Choisir. Pour beaucoup de pesticides présents dans l’environnement, seuls 10 % du produit se trouvent sous sa forme moléculaire d’origine. 90 % du produit ont plus ou moins été dégradés par les UV et les bactéries de l’environnement. Ces molécules dégradées ne sont plus aisément détectables par les méthodes physico-chimiques conventionnelles. Ces résidus possèdent pourtant très fréquemment une toxicité similaire aux molécules d’origine. C’est pourquoi l’effet biologique réel des pesticides est très mal évalué par les méthodes physicochimiques conventionnelles. Seuls des tests biologiques (test d’inhibition de la synthèse d’ARN, test d’ancrage cellulaire...) permettent d’en mesurer directement la toxicité. Ces tests biologiques, normalisés depuis 10 ans, ne sont hélas pas pris en compte par les normes réglementaires mesurant la qualité de l’eau.

Au sujet de la bactériologie "Les défauts de traitement de potabilisation (chloration) ou des canalisations endommagées dans le réseau peuvent entraîner la présence de bactéries responsables par exemple de troubles intestinaux."

L’enquête ignore différents dangers microbiens transmis par l’eau potable, notamment :1) les Rotavirus et les Norovirus, résistants à une chloration ordinaire, et à l’origine de nombreuses épidémies de gastroentérites virales hivernales, d’après l’aveu même du Ministère de la Santé. 2) les fréquentes parasitoses transmises par l’eau potable (Giarda). 3) la transmission par l’eau potable de gènes de résistances aux antibiotique, situés sur des éléments génétiques mobiles, et transmis par des bactéries non pathogènes (germes banals de l’eau) non prise en compte par la réglementation. Ils nous sont transmis en droite ligne par l’élevage animal qui consomme les deux-tiers des antibiotiques consommés en France (rapport Afssa).

Au sujet de l’aluminium "L’aluminium est utilisé sous forme de sels pour rendre limpides des eaux naturellement troubles. Bien qu’il n’y ait pas à ce jour de lien démontré entre l’exposition à l’aluminium et la maladie d’Alzheimer, par application du principe de précaution, il est recommandé de limiter les doses ingéré"

Concernant le lien de cause à effet entre l’aluminium et la maladie d’Alzheimer, ce sujet a fait l’objet de controverses scientifiques dépassées depuis les années 60 (Cf reportage de Sophie Le Gall « Du poison dans l’eau »- France 3 - mai 2010). Rappelons que les sels d’aluminium peuvent être remplacés en tant que floculant pour la potabilisation de l’eau par des sels de fer, en toute innocuité. Pourquoi cette bonne pratique tarde-t-elle à se diffuser ?

Au sujet des nitrates "Les teneurs excessives en nitrates dans l’alimentation sont susceptibles de faire courir des risques de méthémoglobinémie (syndrome du bébé bleu) chez les nourrissons. En effet, les nitrates, transformés dans l’organisme en nitrites, peuvent par la modification des propriétés de l’hémoglobine du sang empêcher un transport correct de l’oxygène par les globules rouges. Toutefois, aucun cas de méthémoglobinémie lié à l’eau d’alimentation n’est recensé aujourd’hui en France. Plus généralement, la présence de nitrates dans l’eau potable est un indicateur de pollutions d’origine agricole, qui peut s’accompagner de la présence d’autres polluants tels que des pesticides."

Il est tout à fait exact de signaler que la présence des nitrates dans l’eau est un indicateur de pollution d’origine agricole. Cependant la lecture détaillée de la littérature scientifique et médicale montre qu’aucun cas de méthémoglobinémie du nourrisson lié à la consommation d’eau contenant des nitrates n’est survenu en France au cours des 50 dernières années. Il convient de rappeler qu’en Australie où la concentration en nitrates peut atteindre 300 mg/l dans certaines eaux potables (Alice Springs) il ne semble pas y avoir de catastrophe sanitaire chez les nourrissons. D’ailleurs, il n’existe pas dans le tube digestif des nourrissons de bactéries capables de réduire les nitrates en nitrites. Les seules méthémoglobinémies décrites sont celles liées à l’absorption directe de nitrites ou d’un réducteur similaire.

Notre association tient à disposition les références bibliographies scientifiques sur les problèmes soulevés par la qualité de l’eau potable en France.

Le CriiEAU est une association pluridisciplinaire de scientifiques, de juristes et de personnes qualifiées proposant de nouvelles méthodes d’évaluation de la qualité de l’eau et diffusant une information indépendante des grands groupes de traitement et de commercialisation de l’eau.

Contact : criieau@free.fr