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Des pesticides partout, y compris dans le vin bio
Des pesticides partout, y compris dans le vin bio
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27 avril 2012 | 8 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Des pesticides partout, y compris dans le vin bio

Des pesticides partout, y compris dans le vin bio

Le magazine 60 millions de consommateurs a mené, pour son numéro de mai, une enquête sur les polluants et sulfites dans les vins. Les résultats des analyses effectuées sur 52 vins différents sont édifiants : Les pesticides se retrouvent dans tous les vins, à deux exceptions près, « et même les vins bio sont contaminés ». Le magazine, engagé dans un combat pour des vignes saines, souhaite voir les consommateurs de vin à l’abri des polluants «  qui se retrouvent à trop forte dose dans les verres ».

Ce ne sont pas les habitants des régions viticoles qui vous diront le contraire. Les viticulteurs, qui utilisent à eux seuls un cinquième des pesticides consommés en France, ne lésinent pas sur les traitements chimiques pour mettre les raisins à l’abri des maladies de la vigne. Des tonnes de pesticides et de fongicides sont répandus pour écarter les tordeuses (chenilles parasitaires) ainsi que les champignons du raisin comme le botrytis (responsable de la pourriture grise), le mildiou, ou l’oïdium.

Le magazine 60 millions de consommateurs, qui s’est rendu sur le terrain pour étudier au mieux possible 52 vins rouges et blancs, conventionnels et biologiques, a identifié 29 substances chimiques régulièrement employées par la profession, en ajoutant avec une pointe de soulagement qu’« elles sont heureusement présentes à des doses généralement faibles ». Et les surprises ne s’arrêtent pas là. Le magazine déplore ainsi que « ces traces de polluants dans nos verres sont tout à fait légales, car il n’existe pas de limite maximale de résidus (LMR) pour le vin, et il s’agit là de données souvent ignorées par les scientifiques ».

Et cette pollution n’épargne même pas la filière bio : L’association de consommateurs a retrouvé des résidus de pesticides « dans des vins issus de raisins certifiés biologiques, dont les parcelles sont sans doute situées trop proches des exploitations viticoles conventionnelles ». La palme revenant à une marque de vin bio contenant 13 molécules toxiques différentes ! Encore une fois, 60 millions de consommateurs ne se fait pas alarmiste, insistant sur le « faible taux de quantités trouvées pour chacun des vins ». Il n’en demeure pas moins que le magazine entend rétablir le consommateur dans son « droit d’attendre un vin irréprochable » en exigeant notamment des limites maximales de résidus.
 

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Commentaires
6 votes
par L.S. (IP:xxx.xx0.252.4) le 28 avril 2012 a 10H42
L.S. (Visiteur)

Bonjour,

j’ai fait deux vendanges en Corbières. Au cours de la première, j’ai demandé au patron, soixante dix ans surplace, de me montrer, du pan de la colline, quelle était la meilleure vigne de toutes celles que nous voyions sous nos yeux. Il me montra deux parcelles au loin, dont les feuilles étaient déjà jaunies , mais se moquait de "Anglais" qui l’exploitaient. Il vendait ses remorques à la coopérative cinquante centimes le kilo. On avait du traitement bleu plein les mains, qui sentaient mauvais...et à la coopérative, ça puait la pisse âcre...pour stopper certaines fermentations après vendanges à la machine, ils stabilisent chimiquement leur mélange d’escargots, les lézards et autres traitements ou poussières, avec le jus qui lave le cep avec tout ce qui traine dessus, cafards, punaises et tcétérat.

A peine terminées, j’ai recommençé chez les Anglais. Là, on remplit les cageots tranquillement, sélectionnant le meilleur produit. On peut prendre le temps d’éliminer les insectes, les parties pourries, on jette au sol tout ce qui n’est pas le meilleur. Ils mettent eux-même ce vin en bouteille et les vendent jusqu’à dix Euros dans leur pays. Des herbes sauvages poussent dans les allées sauf les épineux qui son déracinées à la main. J’ai même vendangé les deux parcelles vues la semaine d’avant, les feuilles rabougries laissaient passer le soleil et les grappes avaient atteint le sommet du mûrissement sans contenir cette humidité qu mène à la pourriture. Si vous pressiez un peu trop celle-ci, elle vous collait à la paume tellement elle était chargée en sucre...et je me suis pris des éclats de rire, simplement saoulé par ce sucre et cet alcool naturel naissant ! Le degré dans la cuve atteignait dix-neuf, Je me suis régalé avec leur vin délicieux que j’ai vendangé avec un immense plaisir.

La maturation est obtenue naturellement et c’est à ces " herbes sauvages " que l’on détermine les parcelles bio. Bonus vinus laetificat.

1 vote
par Ronan (IP:xxx.xx1.134.38) le 28 avril 2012 a 18H45
Ronan (Visiteur)

Pas mal du tout ce temoignage.Bien redigé et interessant.

3 votes
par wam (IP:xxx.xx7.209.120) le 28 avril 2012 a 22H58
wam (Visiteur)

C’est triste, l’ancienne génération s’en donne à cœur joie de traiter toujours plus pour détruire toute forme de vie autour de leurs ceps, et ne font pas le rapport avec le cancer et Alzheimer. Ça prendra des décennies pour retirer ces œillères des exploitants. Peut-être faut-il qu’ils meurent tous du cancer et qu’ils soient remplacés par une nouvelle génération d’agriculteurs raisonnés. En tout cas, je trouve scandaleux qu’ils polluent les voisins qui se cassent le cul à cultiver bio et qui voient leurs efforts réduits à néant par des idiots bêtes à manger du foin...

4 votes
par laurent (IP:xxx.xx6.215.101) le 28 avril 2012 a 11H30
laurent (Visiteur)

"60 millions de consommateurs ne se fait pas alarmiste, insistant sur le « faible taux de quantités trouvées pour chacun des vins »"

Malheureusement des études récentes s’accordent à constater l’extrême dangerosité de ces cocktails de pertubateurs endocriniens notamment à très faibles doses et réclament la refonte complète de règles de protection du consommateur basées sur une logique aussi binaire qu’aveugle s’appuyant sur d’illusoires seuils de protection.

1 vote
par L.S. (IP:xxx.xx0.252.4) le 28 avril 2012 a 17H18
L.S. (Visiteur)

Tout à fait Laurent, le " seuil de protection " abordé dans cette émission sur LA maladie imaginaire...http://www.pluzz.fr/cash-investigat... dispo une semaine...

0 vote
par tousensemble (IP:xxx.xx1.135.218) le 28 avril 2012 a 17H24
tousensemble (Visiteur)

recrudescense très inquiètante chez les petits buveurs de vins... 1 ou 2 verres par repas

.....les algues vertes (lisier...pesticides )deviennent t elle des facteurs

aggravant du cancer sur les cotes bretonnes.........,,,,,,,,,,,,,,, ???????????????

0 vote
par tousensemble (IP:xxx.xx1.135.218) le 28 avril 2012 a 17H25
tousensemble (Visiteur)

recrudescence de cancers............

0 vote
par cilce92 (IP:xxx.xx9.189.222) le 3 mai 2012 a 12H55
cilce92 (Visiteur)

A l’auteur de l’article, il aurait d’abord fallu rappeler que le vin est le seul produit alimentaire qui n’a aucune obligation d’indiquer sa composition, dont les pesticides et autres herbicides bien sûr mais aussi tous les "produits" ajoutés en cours de fabrication.

Jusqu’à il y a peu, la charte des vins bios n’obligeait qu’à "cultiver" bio donc à la vigne mais à la "vinification" il pouvait être ajouté autant de merdes que les autres. Cela commence à évoluer ...

Le bio coûte plus cher à l’achat donc à court terme mais à long terme, les pathologies découlant des produits industriels coûteront elles beaucoup plus chères, pas aux industriels mais à la collectivité !

Il en aura fallu du temps pour prendre conscience des "pertubateurs endocriniens", pendant ce temps les industriels s’en sont mis plein les poches et ne reconnaissent en rien leurs responsabilités !

A chacun aussi de faire la démarche pour comprendre où est notre intérêt à long terme !