Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Comment rendre "Accro ou dépendants" les jeunes consommateurs sur le plan neurochimique
Comment rendre "Accro ou dépendants" les jeunes consommateurs sur le plan neurochimique
note des lecteurs
date et réactions
19 juin 2015
Auteur de l'article
DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
64
nombre de commentaires
2
nombre de votes
151

Comment rendre "Accro ou dépendants" les jeunes consommateurs sur le plan neurochimique

Comment rendre "Accro ou dépendants" les jeunes consommateurs sur le plan neurochimique

La plupart des consommateurs réguliers des fast-foods, qui déclarent "aimer" ou apprécier ce type de "cuisine", ignorent dans la plupart des cas, que c’est leur dépendance neurochimique qui les "fidélise" à ces établissements. Mais il n’est pas nécessaire de fréquenter les fast-foods pour devenir "accro" à certains aliments nocifs : ils foisonnent dans les supermarchés, les épiceries, les restaurants.

 

Il s'agit entre autres, des sodas, des colas, steak-frites, chips, barres chocolatées, gâteaux et autres confiseries très sucrées, en somme la majorité des aliments raffinés et industriels.

Quelques repas riches en graisses ou en sucres suffisent à perturber le système de régulation des graisses par la leptine, l'hormone de la satiété. D'après les travaux de Sarah Leibowits, neurobiologiste à l'Université de Rockefekker de New York, les menus fast-foods favorisent le besoin de manger de nouveau. Ainsi d'après ses expériences sur des rats, les niveaux de galamine (peptide cérébral, stimulant l'appétit et ralentissant la dépense d'énergie) augmentent lorsqu'ils sont associés à une alimentation riche en graisses ou en sucres.

Il est intéressant de signaler qu'il existe une myriade d'hormones jouant un rôle dans la régulation de l'appétit. Dans des conditions normales, elles contrôlent l'alimentation et aident à maintenir un poids stable. La leptine par exemple est continuellement sécrétée par les cellules adipeuses. Le signal est déchiffré par l'hypothalamus, région du cerveau qui coordonne le comportement alimentaire et qui sert à maintenir les réserves stables.

C'est ici qu'un problème apparaît. Les personnes prenant du poids développent une résistance à l'action de la leptine, explique Michael Schartz, endocrinologue à l'Université de l'Etat de Washington à Seattle. "Le cerveau perd sa capacité à tenir compte du signal envoyé par ces hormones au fur et à mesure de l'augmentation du taux de graisse dans le corps."

Plus ces individus grossissent, plus ils produisent de la leptine, plus l'hypothalamus y devient insensible. Finalement, l'hypothalamus interprète ce taux élevé comme étant normal et par la suite considère les chutes de la leptine, comme une nouvelle perte de poids et un avertissement de manque de nourriture, ce qui va entraîner en réponse les mécanismes de la faim.

La spécialiste en neuroscience Anne Kelly (Université de Wisconsin, Madison) a pendant 2 semaines donné à des rats des aliments riches en graisses et en sucres. Elle s'est aperçue que ce régime entraînait au niveau cérébral des changements identiques à ceux provoqués par l'usage prolongé de morphine ou d'héroïne. D'après ce chercheur, la simple consommation d'aliments ou goût agréable, suffit à modifier l'expression de certains gènes de sorte que l'on peut vite devenir "accro" à des aliments si l'on en consomme un peu trop.

En réalité ce n'est pas le goût mais l'effet de la nourriture sur certains récepteurs du cerveau qui nous pousse à en reprendre. En urgence hospitalière, lorsqu'une personne arrive dans un état comateux, prête à mourir après une overdose d'héroïne, on lui injecte un médicament le NAXOLONE, qui bloque les récepteurs opiacés dans le cerveau. L'héroïne n'agit plus et le malade se réveille. Si l'on donne ce médicament à un "accro" au chocolat qui a pris l'habitude d'en consommer énormément, il va perdre momentanément tout intérêt pour le chocolat. Quand il en prend une bouchée, il repose le reste, car le chocolat "ne lui dit plus rien".

Manger une nourriture très énergétique provoque la libération d'endorphine,d'enképhalines, (opioïdes naturels du cerveau) stimulant l'injection de la dopamine (neurotransmetteur du plaisir, entre autres) dans le noyau accumbens (une petite zone du cerveau, sorte de centre de la motivation). C'est un ensemble de neurones et de matière blanche intelligente qui assure à tout moment notre survie en nous envoyant des signaux de plaisir, de déplaisir ou de douleur.

 

Cette zone du cerveau est aussi appelée "zone de la récompense"

Le problème des fast-foods, provient de l'association de nutriments issus d'aliments raffinés et dénaturés. Ces repas apportent en outre une quantité très importante d'additifs alimentaires tels que le glutamate (monglutamate de sodium) et des édulcorants dans les sodas light ou diet.

Les consommateurs achètent ces derniers, précisément pour essayer de réduire l'apport de glucose, mais en définitive, certains additifs peuvent s'avérer davantage préjudiciable que le sucre lui-même. Plusieurs études commencent à alerter la communauté scientifique à propos des effets des édulcorants de synthèse et du glutamate sur la santé.

Le glutamate est utilisé par les chercheurs, lors d'expérimentations pour rendre des rats de laboratoires obèses. Cet exhausteur de goût permet aux industriels de l'agroalimentaire de stimuler la consommation de nourriture des personnes âgées, dont l'appétit est faible. Par contre, lorsqu'il est administré à une population sans problème particulier, il encourage la prise alimentaire et favorise les dépendances. Les fast-foods utilisent copieusement cet additif dans leurs menus.

 

Le moelleux des hamburgers.

Ce n'est sans doute pas le fruit du hasard. Ces aliments (petit pain blanc et bien mou, steak haché, fromage fondu, frites, feuilles de salade), ne nécessitent en général que très peu d'efforts de mastication, s'avalent très facilement et rapidement poussant à en consommer deux fois plus, au détriment de la digestion et de l'organisme en général. Selon Arabelle Gouvernaire, Docteur en odontologie, " la mastication molle est donc facteur de caries. Par ailleurs l'absence de mouvements de mastication est connue pour favoriser les maladies parodontales. "

 

Eric Darche

Naturopathe Spécialisé en nutrition.

www ;ericdarche.com

 

Tel : 04 42 96 33 18.

 

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Fast-food