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Ces mauvaises herbes qui se mangent...
Ces mauvaises herbes qui se mangent...
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8 novembre 2013 | 1 commentaires
Auteur de l'article
Véronique Van den Bossche, 18 articles (Conseillère en nutrition)

Véronique Van den Bossche

Conseillère en nutrition
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Ces mauvaises herbes qui se mangent...

Ces mauvaises herbes qui se mangent...
Aujourd’hui, on sort un peu des sentiers battus (c’est le cas de le dire) et c’est bottes aux pieds et revêtus de K-way (on ne sait jamais) que je vous emmène avec notre petit groupe découvrir les plantes sauvages de la forêt de Soignes en compagnie de François Couplan, grand spécialiste en la matière. 

Durant toute la matinée, cet ethnobotaniste passionné nous entraîne d’une « mauvaise herbe » à l’autre, attirant notre attention sur la forme de telle ombelle ou la découpe de telle feuille.

Sous sa houlette, nous apprenons à utiliser nos sens pour différencier les plantes : la vue, mais aussi le toucher, l’odorat… et enfin le goût. Après la berce au goût surprenant de mandarine et de noix de coco, voici l’épicaire des bois, à l’arôme – paraît-il - de cep mais qui gardera pour moi une infâme odeur de pipi de chat. Vient ensuite le lierre terrestre dont on peut, nous dit-il, faire un punch agréable s’il est accompagné de vin blanc, de jus de pomme, de jus de citron et son zeste avant d’être mixé, puis laissé à reposer au frais pendant au minimum une heure. Dommage qu’il ne nous ait pas donné les proportions, on va être obligé de faire pleins d’essais. :)

Il nous fait ensuite découvrir la bardane dont la tige au goût d’artichaut peut se manger crue en carpaccio. Au passage, il nous raconte comment un ingénieur suisse, passionné de nature et de chasse, rentrant toujours des bardanes accrochées à ses vêtements, s’est inspiré du fruit de la bardane pour inventer le velcro. Oh, c’est qu’il en a des choses à raconter… Toujours entre deux avions (il rentrait tout juste de Sibérie), il ne tarit pas d’anecdotes, s’amusant de nos grimaces en le voyant se pourlécher les babines après avoir avalé un chapelet de pucerons, s’abaissant tout à coup pour déraciner une benoîte urbaine, curieux de voir à quoi ou à qui nous fera penser l’odeur de sa racine (vous avez bien lu ‘à qui’ : la racine de la benoîte urbaine exhale en effet un parfum de clou de girofle qui n’est évidemment pas sans rappeler les visites chez le dentiste).

Je garde un petit faible pour la cardamine (cresson des bois) que l’on goûtera par la suite sur une tartine de fromage blanc accompagnée de poivre d’eau (le tout remplaçant admirablement les habituels radis et ciboulette) ainsi que pour l’oxalis dont la feuille n’est pas sans évoquer le trèfle et dont le jus, légèrement acidulé, se marie à merveille avec une petite tranche de foie gras égayé de baies de sureau.

Au final, après plus de deux heures à sillonner les bois en sa compagnie, on retrouve les voitures avec une certitude : plus jamais nous ne foulerons les sentiers sans regarder où nous mettons les pieds, sans avoir envie de toucher cette feuille, de sentir cette racine, mais aussi… d’épater nos prochains invités ! Ce petit homme passionné aura réussi à nous rappeler que Dame Nature fait des merveilles qu’il ne tient qu’à nous de découvrir.

Quand balade et bonne table se mettent à rimer, il n’y a plus de raison de ne pas aller s’aérer !

Véronique Van den Bossche - Conseillère en nutrition - Des Saveurs et d'Essences
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Commentaires
0 vote
par Marchaux (IP:xxx.xx6.8.14) le 9 novembre 2013 a 16H39
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Ne connaissant pas toutes les plantes, j’hésiterais à en manger......... mais ce doit être quand même bon !.