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BIEN SE NOURRIR AVANT BÉBÉ
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24 mars 2014
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
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BIEN SE NOURRIR AVANT BÉBÉ

BIEN SE NOURRIR AVANT BÉBÉ

De nouvelles recommandations insistent sur l’impact de l’alimentation périconceptionnelle sur le développement de l’enfant et de l’adulte à venir.

L’influence de l’alimentation de la femme enceinte sur la santé de l’enfant à naître et du futur adulte suscite de plus en plus d’intérêt. Dès l’annonce de sa grossesse, la future maman s’interroge sur les bons et les mauvais aliments pour elle et le fœtus, les apports recommandés en vitamines et minéraux. En revanche, elle se soucie moins de l’avant et de l’après-bébé. Aujourd’hui, un consensus se dessine en faveur d’une véritable préparation nutritionnelle à la grossesse.

Avant bébé

Le bébé hérite les gènes de ses deux parents. Les nouvelles connaissances en épigénétique nous révèlent l’intérêt d’un conseil nutritionnel, dès le désir de grossesse, pour le couple
de parents. L’ensemble des processus physiologiques qui régulent l’expression de nos gènes est dit épigénétique. Leur mise en place se déroule au cours de la vie fœtale pour former les tissus du futur corps humain. Ils font intervenir des molécules dites méthyles, omniprésentes dans notre organisme. Il est possible d’influencer favorablement, avant la création de l’embryon, l’expression des gènes des deux parents en optimisant leur capital méthyle par l’alimentation. Les nutriments donneurs ou activateurs de méthyles sont les vitamines B9, B6 et B12, le zinc, la choline, les aliments contenant de la bétaïne ou de la méthionine.

Protection in utero

Chez les bébés de petit poids et de petite taille à la naissance, on observe une incidence plus élevée de certaines maladies qui, selon les études seraient programmées pendant la grossesse. Les bébés de mères mal nourries ou carencées développeraient un métabolisme d’épargne les prédisposant aux maladies de pléthore, telles que troubles cardiovasculaires, hypertension, diabète. L’alimentation de la future maman doit être suffisante et équilibrée afin de fournir au fœtus tous les nutriments indispensables à son bon développement.

Pendant l’allaitement

Une femme qui allaite produit environ 800 ml de lait/jour, ce qui entraîne un coût énergétique de 500
à 600 calories. Un apport supplémentaire de 5 à 10 g par jour de pro­téines de bonne qualité nutritionnelle (viandes, poissons, produits laitiers, œufs) est recommandé. Un apport régulier d’acides gras, surtout les oméga 3, est indispensable au développement neurologique de l’enfant. Ils sont présents dans les huiles de colza, soja, olive, noix, ainsi que dans les poissons gras. Les besoins en calcium, comme chez la femme enceinte, sont d’un gramme par jour.

Alimentation et sexe

Certains régimes alimentaires sont censés influencer le sexe de l’enfant à naître en modifiant la nature chimique des sécrétions du vagin et de l’utérus. Ils favorisent ainsi les spermatozoïdes porteurs soit d’un chromosome masculin, soit d’un chromosome féminin. Ils doivent être suivis par la future mère au moins huit à dix mois avant la conception. Selon les études, la probabilité d’avoir un enfant du sexe désiré passerait de 50 à 75 %. Un régime pauvre en calcium et riche en potassium avantagerait la conception d’un garçon, un régime pauvre en sodium et potassium, mais riche en magnésium et calcium favoriserait
celle d’une fille. Mais ces régimes sont contraignants et déséquilibrés et nécessitent un suivi médical et nutritionnel.
 
Christelle piat
 
CONSEILS DE PHARMACIEN

Certains aliments sont à éviter pendant l’allaitement, légumes de goût fort, choux, céleri, oignons ou asperges, donnant un goût désagréable au lait et pouvant nuire à la tétée. D’autres peuvent modifier la composition du lait maternel et provoquer des coliques chez le nourrisson  : lait, produits laitiers, œufs, agrumes et caféine. Il faut impérativement supprimer l’alcool (tolérance zéro), ne pas abuser des excitants comme café ou thé. Contrairement à une idée reçue, la bière ne stimule pas la sécrétion de lait et elle contient de l’alcool.

INDISPENSABLES FOLATES

L’acide folique, ou folates, ou vitamine B9 intervient dans le développement du système nerveux du fœtus. Un déficit peut provoquer anomalies graves (spina bifida), prématurité et retard de croissance. Une alimentation riche en fruits et légumes est conseillée, mais n’est pas suffisante. Près des trois quarts des femmes en âge de procréer ont des apports alimentaires en folates inférieurs à 100 % des apports conseillés, alors que leur capital folates devrait être excédentaire avant même la conception. Les autorités de santé recommandent une supplémentation médicamenteuse de 400 µg par jour au moins deux mois avant la conception et durant tout le premier trimestre. Cette supplémentation est sans effet indésirable pour la mère ou pour le bébé.

À lire
 
LE GUIDE DE L’ALIMENTATION DE LA FUTURE MAMAN
Un ouvrage qui vous permettra d’être au top avant et après l’arrivée de Bébé.
Catherine Chegrani-Conan, diététicienne, éditions Leduc.S, 15 €.
Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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