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Bactérie E. Coli : Les steaks suspectés viennent surtout d’Allemagne
Bactérie E. Coli : Les steaks suspectés viennent surtout d'Allemagne
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16 juin 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Bactérie E. Coli : Les steaks suspectés viennent surtout d’Allemagne

Bactérie E. Coli : Les steaks suspectés viennent surtout d'Allemagne

La société française SEB, qui fabrique les steaks hachés de bœuf surgelés suspectés d’être à l’origine de l’infection alimentaire de sept enfants, a annoncé le 16 juin que la viande suspecte provenait d’Allemagne, et dans une proportion moindre de Belgique et des Pays-Bas, où elle a été abattue avant d’être transformée en France. L’origine de la contamination n’est pas confirmée.

Toutefois, cette infection à Escherichia coli ne présente aucun lien, à ce jour, avec l’épidémie récemment survenue en Allemagne, qui a fait 37 morts dans ce pays et 38 en tout en Europe. L’Institut de veille sanitaire fait part aux consommateurs des gestes à adopter pour réduire le risque d’exposition à ces agents infectieux.

A Bruxelles, on tient tout de suite à bien faire le distinguo entre les deux affaires de contamination liées à la bactérie E. Coli qui ont actuellement cours. Dans le cas des contaminations dans le nord de la France, Frédéric Vincent, porte-parole du Commissaire européen à la Santé John Dalli, reconnaît que « l’origine de la viande n’a pas été confirmée » mais qu’ « il n’y a pas lieu de comparer avec l’Allemagne, parce qu’ici nous ne sommes pas en présence de la même souche de la bactérie Escherichia coli. Elle est de force équivalente, mais elle est différente ». Il est vrai que des similitudes prêtent à confusion : Comme dans le cas allemand, les enfants nordistes ont été victimes de diarrhées sanglantes importantes et souffrent d'un syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Pour Henriette Devalk, responsable de l’unité infections d’origine alimentaire à l’Institut de veille sanitaire, « la viande hachée reste le produit le plus à risque  ». Mais aucun mort du côté français, où le pronostic vital des victimes n’est pas engagé. Les sept enfants contaminés sont hospitalisés à Lille. Leur état est « sérieux » mais « pas préoccupant et stable ». Les efforts pour trouver la source de l’intoxication sont redoublés : « Il faut savoir exactement où la contamination a eu lieu, au niveau de la production ou de la distribution ».

Pour Christine Martin, directrice de recherche à l’unité microbiologique de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), « la bactérie se trouve dans l'intestin mais aussi dans la matière fécale, sur la peau et sur la carcasse. La contamination peut avoir lieu à l'abattoir, lors de l'arrachage du cuir et de l'éviscération. Ou aussi lors du hachage. La contamination peut aussi se produire dans l'environnement, par la bouse des bovins, lors de l'épandage de fumier, notamment ». Et les initiatives se succèdent : L’Agence régionale de santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais a demandé et obtenu le retrait des lots de viande siglés de la marque "Steaks Country", suspectés et en vente dans la chaîne de magasins Lidl. Cette mesure a été complétée par une recommandation des autorités à l’adresse des personnes ayant acheté ces steaks « de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente ».

Alors que les analyses sont en cours, l’Institut de veille sanitaire recommande de se laver les mains afin de réduire les risques de contamination, « tout particulièrement avant de préparer ou de servir à manger ». Mais aussi « après avoir utilisé les toilettes, après avoir manipulé des légumes crus, des racines ou de la viande, ou encore après avoir été en contact avec des déjections d'animaux ». Par ailleurs, la cuisson est un élément non négligeable permettant de limiter le risque de contamination : La bactérie Escherichia coli est en effet détruite par une température de 65 degrés.
 

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