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Alimentation : le problème c’est la quantité !
Alimentation : le problème c'est la quantité !
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17 septembre 2009
Auteur de l'article
Florian Saffer, 57 articles (Diététicien Nutritionniste)

Florian Saffer

Diététicien Nutritionniste
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Alimentation : le problème c’est la quantité !

Alimentation : le problème c'est la quantité !

A chacune de mes visites en librairie je m’arrête au rayon "santé" afin de feuilleter, par curiosité, les livres dédiés à la perte de poids...

Tous ces ouvrages vous promettent bien évidement de perdre simplement du poids, pour cela il suffit de manger différemment ; tous ces grands nutritionnistes sont formels : nous mangeons mal ; trop de graisses, pas assez de légumes, trop le soir et pas assez le matin... chacun y va de sa petite théorie ; pour certains nous ne perdons pas de poids à causes des sucres que nous mangeons d’autres pensent que nous devrions manger plus de protéines, d’autres nous recommandent de manger des produits allégés...

Pour ces "assiétologues"( pour reprendre un néologisme de mon confrère Nicolas Sahuc) perdre du poids s’apparente à l’apprentissage d’une nouvelle façon de manger. Cet apprentissage nécessite bien évidement de connaitre les aliments pouvant être mangé, ceux à éviter, les associations déconseillées, les moments pour les manger...

Toutes ces théories ont certes une certaine pertinence mais elles manquent selon moi de bon sens.
De plus se contraindre à une suivre un régime alimentaire permet certes une perte de poids à court terme mais dans la grande majorité des cas les kilos péniblement perdus reviennent avec le temps, souvent accompagné de kilos bonus, le fameux effet yo-yo.
A ceci s’ajoute que le fait de trop "penser son alimentation" génère un état de frustration conduisant à une détérioration du rapport à la nourriture.

Revenons à un peu de bon sens si vous le voulez bien.

Lorsque je demande à me patients comment ils pourraient s’y prendre pour faire mincir leur chat devenu obèse, la grande majorité me répond qu’il lui donnerait un peu moins à manger. Une réponse pleine de bon sens !
Il ne viendrait à l’idée de personne de donner des croquettes allégées à son chat, non ?

Pourquoi en serait-il autrement pour nous ? Pourquoi devrions nous apprendre à manger différemment alors que le problème n’est pas la "qualité" de ce que nous mangeons mais bien la quantité !
 Nos portions sont trop grandes, nous avons souvent plus grand yeux que grands ventres, nous finissons des assiettes trop remplies ... Il est évident que nous mangeons souvent bien au-delà de notre faim. A ceci s’ajoute le fait que dans notre société d’abondance, nous mangeons souvent sans avoir faim, simplement parce que la nourriture est là devant nos yeux.

Cette abondance de nourriture fait aussi que nous respectons moins ce que nous avons dans nos assiettes : nous engloutissons sans prendre le temps de déguster, d’apprécier ou de simplement de mâcher.

Le model américain est une belle illustration ; aux Etats-Unis les portions d’aliments sont démesurés… rien d’étonnant à ce que l’obésité y soit la norme !

En y réfléchissant bien, le plaisir n’est pas lié à la quantité de ce que nous mangeons ; lorsque nous mangeons un aliment qui nous fait du bien ce sont surtout les premières bouchées qui sont vraiment bonnes.



Voici quelques conseils de bon sens pour manger moins :

- attendez d’avoir faim pour manger,

- si vous n’avez pas très faim lors d’un repas, prenez de petites portions,

- ne vous interdisez rien, écoutez vos envies mais prenez le temps de déguster,

- utilisez des petites assiettes et des petits couverts,

- n’ayez pas plus grand yeux que grand ventre (même au fast food !)

- ne finissez pas vos assiettes quand vous n’avez plus faim (il en va de même lorsque vous mangez une pizza !)

- prenez le temps de manger, de mâcher, de savourer

Gardons à l’esprit que réduire de 10% tous les jours la quantité de nourriture que nous mangeons équivaut, après une année, à la suppression de 36 jours de repas !
"L'idéal diététique n'existe pas : manger équilibré c'est finalement manger avec une succession de déséquilibres"
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