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Acrylamides dans l’alimentation : effets sur la santé et moyens de prévention
Acrylamides dans l'alimentation : effets sur la santé et moyens de prévention
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11 mai 2009 | 12 commentaires
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Loïc, 28 articles (Manger Cru)

Loïc

Manger Cru
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Acrylamides dans l’alimentation : effets sur la santé et moyens de prévention

Acrylamides dans l'alimentation : effets sur la santé et moyens de prévention
En 2002 des chercheurs suédois découvrirent par hasard la présence d’un composé hautement toxique dans des aliments de consommation courante tels que le pain, les gâteaux secs, les chips, les biscottes, le café, les produits panés ou grillés. Dans les milieux spécialisés ces travaux eurent un retentissement considérable pour plusieurs raisons. D’abord parce que cette présence n’avait rien d’accidentelle. Elle ne résultait pas d’un quelconque dysfonctionnement de l’industrie agroalimentaire, mais d’ordinaires réactions chimiques lors de la cuisson.
 
Ensuite parce que personne n’imaginait que ce produit chimique, l’acrylamide, couramment utilisé dans des industries aussi diverses que celles des plastiques, des cosmétiques ou du traitement des eaux, puisse se former spontanément lors de la cuisson. Enfin parce que les teneurs relevées étaient très très largement supérieures, de l’ordre de 100 à 10000 fois, aux normes admises pour ce genre de produit dont la toxicité est avérée. Débordant largement des milieux spécialisés, l’émotion soulevée par cette nouvelle a gagné la population, notamment en Allemagne, et les milieux politiques européens qui prirent la décision de lancer un vaste programme de recherche sur les effets de la cuisson. Ainsi est né en 2003 le programme HEATOX, à l’initiative de la Commission Européenne. Son but : mieux connaître les molécules synthétisées par la cuisson des aliments et en déterminer l’éventuelle toxicité. Fait historique d’une portée considérable même s’il n’est pas perçu comme tel aujourd’hui, c’est la première fois qu’un projet d’envergure internationale, réunissant 24 partenaires de 14 pays, doté de moyens consistants est mis en œuvre pour étudier une pratique vieillotte qui, de plus en plus, révèle sa nocivité : la cuisson des aliments.
 
L’acrylamide, l’arbre qui cache la forêt
Molécule d'acrylamideConnues depuis longtemps, les réactions chimiques qui se produisent lors de la cuisson n’ont intéressé personne excepté le chimiste Maillard qui, au début du 20ème siècle, les étudia et entreprit de les dénombrer et de les décrire. Et pendant près d’un siècle, bien que ses travaux soient cités dans beaucoup de facultés de médecine, personne ne s’inquiéta de l’impact sur l’organisme de ces produits néoformés, couramment appelés « molécules de Maillard » et considérés comme de simples agents de texture et de saveur. Il aura fallu cette découverte fortuite de l’acrylamide pour que les milieux scientifiques et les autorités sanitaires commencent véritablement à prendre conscience que la cuisson n’a pas que des avantages. Depuis son lancement en 2003, plus de 100 études ont été menées dans le cadre du projet HEATOX. Non seulement elles confirment la présence d’acrylamide ainsi que la dangerosité de ce produit mais elles révèlent aussi que, sur les 800 composés chimiques issus de la cuisson et répertoriés lors de ces recherches, certains sont déjà connus pour être génotoxiques ou carcinogènes comme le Furane ou le HMF (5-Hydroxy Méthyl-2-Furfural) et plus de 50 sont, d’après leur structure chimique, potentiellement dangereux et nécessitent des investigations plus poussées pour évaluer leur toxicité.
 
Haro sur l’acrylamide ou l’absurdité des politiques de prévention
Est-ce parce qu’on s’y attendait ou par une sorte de fatalisme, l’annonce de la découverte d’autres composés toxiques formés par la cuisson n’a pas suscité autant d’émotion que pour l’acrylamide. Au contraire, les efforts des scientifiques et des industriels se focalisent sur les moyens de prévenir la formation de ce composant, comme s’il était l’unique cause des méfaits sur la santé de la cuisson. Et toutes les pistes sont explorées : Blanchiment des pommes de terre, friture sous vide, rapport huile/pomme de terre dans des friteuses, durée accrue de fermentation avec levure et conditions de cuisson pour le pain, additifs exhausteur de goût pour compenser les effets de la baisse des températures de cuisson, enzymes génétiquement modifiés ajoutées aux préparations pour transformer l’asparagine en aspartate et en ammonium avant qu’elle ne devienne de l’acrylamide en chauffant, etc., pour ne mentionner que celles qui sont citées dans les rapports officiels et dont on sait déjà qu’elles ne font que limiter la formation d’acrylamide. Mais le pire est peut-être à venir. L’industrie agroalimentaire a parfois ce don singulier de trouver les solutions les plus absurdes aux problèmes qu’elle génère. Ainsi, dans les élevages concentrationnaires, on coupe le bec des poules et les queues des porcs pour éviter qu’ils se blessent lorsqu’ils se battent. Ainsi l’INRA a créé un colza OGM dont les fleurs ne font pas de pétales afin qu’en tombant sur la tige elles ne facilitent pas le développement d’un champignon parasite. Dans le même ordre d’idée, le pire viendra des cultivars OGM, notamment de pommes de terre et de blé, sur lesquels certains semenciers travaillent pour éviter la formation d’acrylamide. Absurdité quand on sait que les modifications génétiques vont à leur tour produire à la cuisson d’autres molécules de Maillard dont on ne connaît pas les effets toxiques, que la non production par la plante des protéines jugées indésirables ne sera pas sans conséquences, soit sur la plante elle-même, soit sur les animaux ou insectes qui l’utilisent ou s’en nourrissent, qu’en conséquence le cultivar risque de perdre toute valeur nutritive voire d’être toxique consommé cru et empoisonner le bétail et la faune sauvage du fait de l’inévitable dissémination à des espèces voisines ou adventices. Tout cela pour éviter la formation d’un seul et unique composé toxique alors qu’il en existe de nombreux autres tout aussi délétères.
 
Manger cru, pour manger sain
Quand aux autorités sanitaires, elles font preuve d’une extrême discrétion qui tranche avec le battage médiatique et les moyens déployés lors de la crise de la vache folle ou la grippe aviaire. Les informations qu’elles publient s’adressent toutes aux spécialistes et ne distillent à l’attention du grand public que des recommandations alambiquées et ambiguës qui invitent d’abord le consommateur à ne rien changer à ses habitudes alimentaires pour ensuite lui conseiller la consommation de fruits et légumes, sans préciser s’ils doivent être cuits ou non. Manifestement, sans doute à cause de leurs liens avec l’industrie agroalimentaire, elles sont plus que timides à reconnaître clairement la nocivité atavique de la cuisson et de pratiques industrielles extrêmement répandues. De même, elles ne mentionnent pas assez l’intérêt positif pour la santé des aliments crus, leurs valeurs nutritives incomparables, leurs qualités gastronomiques inégalables voire leurs éventuelles propriétés thérapeutiques pour débarrasser l’organisme des toxines induites par la cuisson. A quand des conseils simples et sincères encourageant à éviter autant que possible les produits et plats à la toxicité avérée et à privilégier une alimentation crue qui, non seulement résout simplement et définitivement le problème de l’acrylamide et des molécules de Maillard mais favorise aussi enzymes, vitamines, oligo-éléments, qualité et fraîcheur ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelques livres de référence sur l’alimentation crue :
 
L’énergie du cru de Kenton, et Karen Vago
 
L’Alimentation, ou la troisième médecine par Jean Seignalet et Henri Joyeux
 
Le Régime du plaisir : Guide de l’alimentation originelle à l’orée du troisième millénaire par Dominique Guyaux
 
Manger Vrai de Guy-Claude Burger
 
Loïc

SOURCES

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Mots-clés :
Aliments Nutrition Furane
Commentaires
8 votes
par pierrot123 (IP:xxx.xx7.164.182) le 12 mai 2009 a 09H38
pierrot123 (Visiteur)

Décidément, nous vivons dans un danger croissant. En attendant, l’espérance de vie moyenne en occident est passée de 55 ans à plus de 81ans, en moins d’un siècle... Cherchez l’erreur...

7 votes
par Illuminatus (IP:xxx.xx4.6.225) le 12 mai 2009 a 13H24
Illuminatus (Visiteur)

FAUX : les gens qui ont 81 ans d’espérance de vie SONT ceux qui n’ont pas connu l’agriculture aux pesticides et toutes ces molécules de synthèses rajoutées dans nos assiettes durant leur jeunesse, BANANE ! Nous, on VA EN CREVER TENEZ VOUS PREEEEEEEEETS

5 votes
par Pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 12 mai 2009 a 15H28
Pierrot (Visiteur)

à @ l’auteur,

Bien évidemment la cuisson des aliments, surtout à de haute températures (barbeculs) forment des molécules pouvant être toxiques.

Cependant manger cru présente aussi de grands dangers (molécules toxiques présentes et non dégradées par l’élèvation de température (produits phytosanitaires, conservateurs ...). Mais surtout les risques de toxicité provenant de bactéries, virus et autres microorganismes non stérilisées.

Il me semble que le pire des dangers des deux modes de nourriture soit encore de manger cru ! Désolé de vous décevoir. Bonne journée.

5 votes
par Loïc (IP:xxx.xx4.247.10) le 18 mai 2009 a 15H16
Loïc, 28 articles (Manger Cru)

J’apprécie que vous reconnaissiez que la cuisson des aliments forme des molécules nouvelles dont un certain nombre sont toxiques. Pour moi, cela devrait être considéré comme un réel problème de santé publique.

Concernant vos craintes au sujet de l’alimentation crue, permettez-moi de porter à votre attention les éléments suivants :
-  Les humains à l’instar des autres animaux ont mangé intégralement cru pendant des centaines de millénaires. L’usage fréquent de la cuisson est très récent dans l’Histoire humaine. Il ne remonte qu’à quelques dizaines d’années pour certains peuples premiers d’Asie et d’Indonésie, un ou deux siècles pour de nombreux peuples d’Amérique du sud, d’Amazonie, d’Afrique, du grand nord (Canada, Sibérie), d’Asie, d’Australie, etc., 5 millénaires pour l’Angleterre et le pays de Galle, 6 à 8 pour le reste de Europe de l’ouest, 10 pour le proche-orient.

-  Dans tous les cas depuis que l’humanité existe, excepté à notre époque, elle a toujours mangé cru à plus de 90%, elle a survécu à toutes les autres lignées humaines (Neandertal et Flores notamment) et s’est répandue sur tous les continents. Il y a donc tout lieu d’augurer que notre espèce est parfaitement adaptée à ce type d’alimentation, même bourrée de micro-organismes.

-  Pour ce qui est des micro-organismes justement, le corps humain en héberge plus de 400 espèces et leur nombre dépasse celui des cellules de … dix fois (lien ici)

-  Les microorganismes sont à ce point nécessaires à la vie que leur destruction peut entraîner la mort. C’est pourquoi votre médecin vous en prescrit systématiquement en complément des antibiotiques.

-  Certes certains d’entre eux peuvent être dangereux mais pour mieux s’en prémunir il peut être utile de préserver les microorganismes utiles et de manger cru pour bénéficier du système immunitaire fort de nos ancêtres.

-  Et si d’aventure une infection ou une maladie vient à se déclarer, on peut toujours recourir à la médecine et aux médicaments. Ils sont là pour ça.

Quand aux produits phytosanitaires et aux conservateurs, vous me faites peur ! Il y en aurait des proportions telles qu’il serait dangereux de consommer des aliments crus ! Qu’en conséquence il serait nécessaire de les cuire ? Si tel est le cas, c’est une atteinte inacceptable à la liberté de manger cru ! C’est proprement scandaleux et mérite d’être vivement dénoncé ! Pouvez-vous me donner des précisions à ce sujet ?

Et d’ailleurs, êtes-vous certain que la cuisson suffise à éliminer tous les dangers de ces produits ? Qu’elle ne risque pas d’en créer d’autres ? Avez-vous des éléments de preuve à ce sujet ?

Ceci dit, je suis d’accord avec vous sur un point : pour manger cru il vaut mieux privilégier la qualité.

Merci de m’avoir donné l’occasion de préciser ces points. Ne vous désolez pas pour moi, je ne suis nullement inquiet sur l’alimentation que je pratique avec bonheur et plaisir depuis plus de 20 ans

0 vote
par tribert (IP:xxx.xx7.176.39) le 10 décembre 2009 a 14H53
tribert (Visiteur)

Merci à Loic pour son article. Tout a fait sensé. On voit tout de suite que l’auteur s’est réellement penché sur la question, et que les détracteurs sont plus pris de cours par un manque de recul sur cette hypothèse que équipés en arguments solides. N’est ce pas surprenant qu’il faille attendre 2003 pour qu’un etude en Europe ait lieu pour etudier la nocivite d un acte que nous effectuons tous (ou presque) 3 fois par jour et auquel on doit notre maintien en vie et eventuellement bonne sante ? L’étude ne fait que commencer et il est à parier que les conclusions vont en gêner un certain nombre, seront nous assez libre psychologiquement pour tenir compte des conclusions déjà là ? Les animaux sont ils souvent malades ? Effectivement les plus malades sont les animaux domestiqués, contenus et comlémentés. Il est interessant de remarquer aussi que Loic comme d’autres a expérimenté les deux modes d’alimentation, ce qui je trouve lui donne plus de crédit que des personnes qui n’en ont pas fait l’eperience, mais qui se permettent d’en juger le résultat. Comme dans de nombreux sujets l’égo reagit vite quand il s’agit de se confronter à une information ou une réalité dont on a été privé. La phobie des bactérie est bien contemporaine, la meilleure barrière : l’immunité naturelle et la vitalité.C est pas en mangeant des aliments morts dépourvus d’enzymes et de vitamines, chargés en molécules mal métabolisables et dont l’assimilation est vécue comme une attaque de l’organisme, qu’on va développer notre immunité... A tout vouloir asseptiser excessivement, on dégrade notre immunité.

5 votes
par Loïc (IP:xxx.xx4.172.33) le 22 mai 2009 a 18H29
Loïc, 28 articles (Manger Cru)

Concernant l’espérance de vie et puisque vous nous incitez à chercher l’erreur, voici quelques pistes de réponse : L’augmentation spectaculaire de l’espérance de vie a de multiples causes :
-  Baisse de la mortalité infantile qui a elle seule a fait passer l’âge médian de 10 ans en 1750 à 76 ans en 1970 (voir explications détaillées ici)
-  Amélioration des conditions de vie et de travail, progrès de la médecine, amélioration de l’hygiène. Des mesures politiques l’explique aussi : politique de santé de prévention (alcool, tabac, conservateurs, médecine du travail, ...), protection familiale, … que sais-je encore ? Et elle a bien sûr de nombreuses causes alimentaires :
-  démocratisation de fruits exotiques quasiment inconnus auparavant (oranges, bananes, clémentines, ananas, kiwi, avocats, etc.) et augmentation de la part des fruits du pays (surtout pour les urbains).
-  diversification de l’offre alimentaire qui n’est plus essentiellement basée sur le blé et la pomme de terre comme c’était le cas au début du 20ème siècle
-  démocratisation de nouvelles sources de protéines comme les produits de la mer, les huîtres, coquillages, langoustines, etc., voire, peut-être aussi, démocratisation de la viande avec une plus large palette qu’il y a un siècle (même si les conditions d’élevage des animaux, les modes de cuisson et une surconsommation fréquente peuvent faire douter sérieusement de l’impact sur l’espérance de vie)
-  développement et généralisation de la réfrigération qui permet une conservation naturelle tout au long de la chaîne alimentaire. Elle est liée enfin au fait que nous vivons dans un pays riche. Nous dépensons aujourd’hui des sommes considérables dans un système de santé et d’assistance performant (hôpitaux, médecins, médicaments, maison de retraites, aides à domicile, …) qui permet de survivre plus longtemps à des maladies ou faiblesses qui étaient fatales autrefois. Le coût de la "santé" par habitant est aujourd’hui en France supérieur à 3300 euros par an ce qui est énorme quand on sait que le budget alimentation n’est que de 2300 euros (5513 euros par ménage et par an en 2001 pour entre 2,3 et 2,4 personnes par ménage)

Néanmoins, malgré tout cela, dans le pays le plus riche du monde, celui où l’on consomme le plus de chips, de frites, où l’on a inventé la malbouffe et les OGM, celui où les obèses représentent près des deux tiers de la population, dans ce pays qui dispose des moyens médicaux les plus sophistiqués et dont l’administration très sourcilleuse préconise une hygiène fortement aseptisée, dans ce pays là monsieur, l’espérance de vie n’est que de … 74 ans pour les hommes et elle commence à décroître. (à peu près équivalente à celle que pouvait avoir un homme de 60 ans en 1800, ( voir ici figure 3) et elle commence à décroître ( voir ici)

1 vote
par Azaharus (IP:xxx.xx4.18.208) le 21 décembre 2011 a 14H00
Azaharus (Visiteur)

Après la seconde guerre, l’Europe a connu une belle remontée de l’espérance de vie, mais notre mode de vie occidental, ainsi que les industries et l’agriculture intensive, polluent de plus en plus l’environnement dans lequel nous vivons. A ce propos, certains d’entre-vous se rappelleront peut-être des cours de SVT au lycée et de l’importance de l’influence environnementale sur le phénotype. Et puis, il y a également cette précarité et cette pauvreté croissantes qui poussent une partie de la population à consommer des produits discount ou de mauvaise qualité nutritionnelle. Résultat : selon l’institut de veille sanitaire qui se base sur ses propres données, ainsi que sur celles du réseau français des registres de cancer, des Hospices civils de Lyon et de l’Institut national du cancer (INCA) le constat est implacable ; le nombre de cancer augmente régulièrement année après année. En fin de compte, après une belle envolée de notre espérance de vie, c’est la récession qui a commencé. Qui doit chercher l’erreur ?

5 votes
par pierrot123 (IP:xxx.xx7.164.182) le 12 mai 2009 a 15H09
pierrot123 (Visiteur)

Non...pas de commentaire, merci ... :o)

5 votes
par Florian Saffer (IP:xxx.xx7.59.72) le 14 mai 2009 a 15H24
Florian Saffer, 57 articles (Diététicien Nutritionniste)

Bonjour,

ce qui me parait être une erreur est le raisonnement dichotomique : "bon" "pas bon". J’ai la double casquette de diététicien et spécialiste en toxicologie alimentaire. Selon moi, le cru et cuit doivent s’équilibrer. Manger que du cru n’a pas de sens )Tout comme manger uniquement cuit). L’auteur évoque les dangers de la cuisson et de l’acrylamide. Il a raison, ces molécules sont dangereuses mais comme toutes molécules alimentaires : la vitamine A, le potassium, les oméga 3, le sodium... consommés en excès sont néfastes... Ce qui fait le poison c’est la dose.

Qu’en conclure ? Ben simplement qu’il faut varier son alimentation et ne pas trop se prendre la tête. Pour le reste, laissons les experts en toxicologie alimentaire faire leur boulot.

La majorité des personnes ayant 80 ans aujourd’hui ont mangé des aliments cuits en grandes quantités, y compris des molécules issues de la réaction de Maillard (très présentes dans le pain). N’en déplaise au pseudo-scientifique mais nous gagnons bien chaque année de l’espérance de vie. Un enfant sur 2 naissant aujourd’hui sera centenaire.

bonne réflexion

Florian

6 votes
par Loïc (IP:xxx.xx4.250.89) le 27 mai 2009 a 23H20
Loïc, 28 articles (Manger Cru)

Equilibrer cru et cuit, c’est manger cru à 50% ce qui est déjà beaucoup pour préserver sa santé. Mais pourquoi s’arrêter à mi-chemin ? Comme le prouve les personnes mangeant cru depuis plus de vingt ans voire depuis leur naissance, manger cru à 100% n’a que des avantages pour la santé.

C’est pourquoi je préfère manger cru pour la préserver plutôt qu’attendre que tous les experts en toxicologie reconnaissent que les acrylamides sont des poisons infiniment plus dangereux que les pêches ou les abricots.

Ceci dit et par rapport à votre préoccupation légitime de surdose j’attire votre attention sur le fait qu’avec un aliment cru, non dénaturé et non assaisonné, les mécanismes d’alliesthésie et de régulation fonctionne très bien et contribuent ainsi fortement à protéger des surdoses et des poisons naturels.

De plus cette alimentation présente l’avantage de pouvoir se laisser guider par le plaisir. L’habitude de transformer les aliments nous a fait oublier que l’altimètre et l’anémomètre sont à l’aviateur ce que le goût et l’odorat sont à l’organisme : des instruments de pilotage qui guident l’avion pour l’un et la prise de nourriture pour l’autre.

Le praticien que vous êtes pourra le confirmer, quand on est obèse ou que l’on fume comme un pompier, on ne fait pas de vieux os. Les personnes qui ont 80 ans aujourd’hui (dont la jeunesse a été marquée par les privations de la guerre) sont celles dont les habitudes ont été, leur vie durant, les moins néfastes. Et si nous gagnons encore des années d’espérance de vie nous les payons au prix fort. Un prix tellement élevé qu’il ne sera pas soutenable bien longtemps. Déjà aux USA, les comtés les plus démunis voient leur espérance de vie diminuer. L’affirmation "1 enfant sur 2 naissant aujourd’hui sera centenaire" est une affirmation gratuite dont la réalisation n’est pas garantie, loin s’en faut. Pour y parvenir, il faudra des progrès, non seulement de la médecine, mais surtout de la prévention. Il faudra que l’allongement de la durée de vie (et aussi de la qualité de vie) ne dépende pas d’une infrastructure médicale de plus en plus lourde, sophistiquée et coûteuse comme c’est le cas aujourd’hui, mais de l’adoption d’un mode de vie plus harmonieux et d’une alimentation adaptée aux besoins de l’organisme, dépourvue de toxiques en tout genre.

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par fatnassi khemais (IP:xxx.xx4.166.67) le 25 août 2010 a 10H26
fatnassi khemais (Visiteur)

la cuisson favorise la formation de l’acrylamide, mais quelle est la quantité qui est formée ? quelle est la dose toxique ? agitation de pluseur question, pourquoi qlq document ne parles que de l’acrylamide des pomme de terre , des biscuiteries , est ce que les produits de confiseries ( les bonbons : caramel et autre )n’ont pas la meme probleme, alores que ces produits sont a base de sucre reducteur et un peu de proteines et qui ont subi une cuisson de haute température , pour moi je pense que la formation de l’acrylamides suite a une cuisson des ingredients qui ont des composition bien connues comme les sucres erducteurs , les proteines ?

0 vote
par Luc Oppliger (IP:xxx.xx0.155.180) le 18 avril 2013 a 23H27
Luc Oppliger (Visiteur)

Premièrement, on dit que manger cru est meilleur pour la santé mais quand on parle de l’augmentation de l’espérance de vie dans nos sociétés, les pseudos éclairés de l’alimentation parlent des pesticides. Quelle bonne foi face à un argument irréfragable. On passe d’un sujet à l’autre. Déjà, comme si les pesticides ne pouvaient pas se retrouver dans l’alimentation cru et être même plus nocifs fautes de cuisson (la cuisson permet aussi de détruire des produits nocifs). Je ne dis pas que manger plus de végétaux et sans pesticide et/ou moins cuit ne serait pas meilleur et n’éviterait pas plus de maladie. Cependant, aucune étude sérieuse n’a relatée un amélioration de l’espérance de vie chez l’homme ou une disparition de beaucoup de pathologie, bien au contraire. Les personnes astreintes à ce genre de régime s’épuise avec leur corps. Voilà de quoi faire de vieux os. Les carences sont aussi néfastes que les excès. Ça détruit, dégrade et fatigue autant le corps de trop lui donner de merde que de l’en priver, à savoir certains éléments dont il aurait besoin impérativement. Merde, si vous manger cru, bouffez-vous un steak cru. Ça n’a ni queue ni tête de mélanger plusieurs doctrines qui n’ont aucun rapport les unes avec les autres. Dès lors, il y en a qui donnent comme argument l’espérance de vie des loups par rapport aux chiens. Cependant, on ne peut plus comparer car la différence est très variable d’une espèce de chien à l’autre (de mon expérience plus ils sont petits et moins il ont tendance à vivre longtemps). Par contre, je ne vois pas un chat sauvage qui est exactement comme le chat domestiqué vivre quinze à vingt ans, malgré le peu de prédateur qu’il ont souvent (espérance de vie plus courte prouvée scientifiquement).

Ensuite certains parlent du fait que l’homme a mangé depuis des temps ancestraux crus alors que cette alimentation est plus adapté. Cependant, qui sont les scientifiques éclairés de l’alimentation crue pour prétendre sans la moindre preuve que nos organisme ne se sont pas habitués à l’alimentation cuite et moins habitués l’alimentatio crue qu’autrefois. L’homme s’adapte sans arrêt à son milieu et change. Des choses disparaissent et de nouvelles apparaissent. Tous ce que l’on fait aura des répercutions sur nos enfants (alcool, drogues, sport, activité intellectuelles. Un exemple : le tabac. Présent depuis des millénaires dans toute sorte de culture, il n’est que depuis récemment généralisé et parfois consommé en quantité indécente (environ même pas 50 ans). Certaines personnes qui ont fumé toutes leur vie se sont vu dire par des médecins après avoir subit des radios des trucs du genre "Vous avez des poumons en parfaite santé, vous une bonne hygiène de vie". Moi, je dis rien parce que je ne sais pas. Par contre, ce qui me fait hérisser les poils sur la tête, ce sont ceux qui émettent des assertions sans savoir. Donc, qui peut dire ce qu’il en est a l’heure actuel sans avoir fait la moindre etude physiologique ? j’imagine déjà des gens répondre "t’es con, chest logik".

Troisième point, on ne parle pas officiellement de substances nocives dans la plupart des aliments à des dosages jugés dangereux. Les scientifiques de l’alimentation cru savent mieux que les autres ou c’est un complots. Chacun qui croit ça est libre, mais de quel droit se permettent-ils d’affirmer ce qu’ils ne savent pas. Que celui qui a fait une étude scientifique parle mais les autres devraient se la fer... Le fait est qu’ils sont dans le flou, ne savent pas de quoi ils parlent et veulent imposer leur dires. Qu’ils croient ce qu’ils veulent, j’en ai rien à foutre, mais il faut pas dépasser les limites. Merde, je suis tolérant mais n’affirmez ce que vous ignorez comme étant la réalité absolue. Quelle sources, fiable. Aussi, chez moi, on dit que c’est a l’église qu’on croit. On croit toujours que nos sources sont meilleures que les autres mais quand on est pas sûr, merde, faut pas abuser.

C’est pas fini, le plus fort du plus fort, en gros je lis que tous les vieux ont été privés quelques années (max 6) et c’est qu’il leur a sauvé la life. (même en Suisse qui n’a pas eu la guerre et qui dépasse la France ?). En gros, c’est ce que veut dire l’avant dernier commentaire. Alors l’espérance de vie que l’on a actuellement serait-ce un complot de plus ? Mystère et boule de gomme. Quand y en a marre prend un malabar. Mais pas cuit sans sucre industriel car je crois que c’est interdit et sans le moindre colorant. Monsieur Loic, pourquoi arrêter à 50%, c’est ce que t’as pas encore capté, le dosage. Mais, y a pas que ça que t’as pas saisi. Avant de demander d’écouter tes inepties, écoute voir d’abord les arguments sensés des autres.

Vingt ans et toujours pas de preuve qu’ils vivent plus longtemps. Attend les vieux sont là grâce au Vietnam, ils vont atteindre 120 ans en moyenne !!!! Si je suis trop con et que je comprend pas, j’attend des preuves et des arguments sensé pour une fois.