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6ème Congrès Goût Nutrition Santé
6ème Congrès Goût Nutrition Santé
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3 mars 2011
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Buzz & Compagnie

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6ème Congrès Goût Nutrition Santé

6ème Congrès Goût Nutrition Santé

 Le pôle de compétitivité organise le congrès Goût•Nutrition•Santé les 22 et 23 mars 2011 à Dijon, et explore cette année le bien-être sous l’angle des équilibres et du plaisir alimentaire.

Vitrine du pôle de compétitivité Vitagora ®, le congrès Goût•Nutrition•Santé réunit chaque année, dans la capitale bourguignonne, industriels, chercheurs et professionnels de santé autour d’un thème spécifique. L’originalité du congrès est de tout mettre en oeuvre pour favoriser les échanges et les partenariats entre tous ces acteurs de la nutrition et de l’alimentation. Outre les conférences et les communications, différentes tables rondes permettent aux congressistes de débattre des thèmes d’actualité ; des ateliers pratiques sont organisés pour les professionnels de santé et les industriels ; des « rendez-vous d’affaires » sont pris entre chercheurs et industriels et, grâce aux « speaker corners », chacun peut s’informer sur l’évolution de la réglementation du secteur agro-alimentaire.

Le congrès Goût•Nutrition•Santé est devenu un rendez-vous incontournable des professionnels de la nutrition et de l’alimentation et son succès grandit chaque année : son public s’accroît et s’internationalise, de plus en plus d’orateurs de renom viennent y présenter leurs travaux de haut niveau scientifique. Après s’être centré en 2010 sur la définition du bien-être et ses déterminants nutritionnels, le congrès aborde autrement le sujet dans sa 6ème édition : cette année, il sera beaucoup question des équilibres nutritionnel, physique et psychique et de leurs relations avec le plaisir alimentaire. Pour cela, Luc Pénicaud, directeur du Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (CSGA) et président du Comité Scientifique du congrès, a réuni des experts scientifiques, d’origines géographiques diverses et dont les préoccupations sont complémentaires.

Mieux comprendre les troubles du comportement alimentaire 

Dans nos sociétés d’abondance, les fonctions de plaisir et de gestion du stress liées à l’alimentation conduisent de plus en plus souvent à des comportements alimentaires délétères pour la santé. Le monde médical s’interroge donc sur les raisons qui poussent certaines personnes à utiliser les aliments pour gérer leur stress mais aussi sur les méthodologies à adopter pour comprendre ce phénomène. 

Peut-on parler d’addiction alimentaire face au cycle infernal stress-compensationculpabilité ? Selon John Blundell (Professeur de Psycho-biologie à l’Université de Leeds – UK), qui abordera le thème de la dépendance alimentaire lors d’une conférence scientifique, le vocabulaire et la sémantique doivent être choisis prudemment en raison de leur influence potentielle sur notre approche de la maîtrise de l’appétit. Serge Ahmed (CNRS) présentera ses travaux sur le potentiel addictif du sucre et la fiabilité des expériences menées avec des animaux de laboratoire sur ce thème. Une table ronde et des ateliers pratiques permettront de débattre de l’importance de l’alimentation dans la gestion du stress et des relations entre plaisir alimentaire et comportements pathologiques.

La consommation excessive de sel : une problématique internationale

La diminution des apports alimentaires en sel est devenue un enjeu de santé publique en raison de son efficacité à réduire la fréquence des maladies cardio-vasculaires et rénales. Si des pays ont légiféré pour limiter la teneur en sel de certains aliments (le pain portugais par exemple), la position adoptée en France est celle de l’incitation des industriels et de l’information du public à travers les plans nationaux nutrition santé (PNNS). La réduction des apports en sel ne pourra être obtenue que par une coopération étroite entre les industriels et les pouvoirs publics, sous l’impulsion des professionnels de santé, confrontés quotidiennement aux méfaits du sel en excès.

Ainsi, le groupe SALT(1), qui travaille avec les industriels pour développer des aliments moins salés, viendra présenter les implications des recommandations du PNNS 3 et du PNA pour les acteurs des industries agroalimentaires. En fabriquant des plats cuisinés et des aliments moins salés, en informant le public sur les dangers d’une consommation excessive de sel, il sera possible de diminuer la fréquence de nombreuses maladies, non seulement cardio-vasculaires (hypertension artérielle, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux) mais aussi vraisemblablement le cancer de l’estomac et l’ostéoporose qui frappe les femmes ménopausées.

Alimentation et cancer : une conférence exceptionnelle du Pr David Khayat

Certains aliments réputés pour leur action bénéfique sur la santé peuvent malheureusement favoriser d’autres risques : par exemple la consommation fréquente de poisson, bénéfique pour la santé cardio-vasculaire, expose à l’ingestion de métaux lourds qui peuvent rester de nombreuses années dans l’organisme. La cuisson dans un wok, qui peut conduire à des températures très élevées et à la production de substances cancérigènes, n’est pas à pratiquer au quotidien. A l’inverse, des quantités raisonnables de viande rouge ou de vin (3 verres par jour pour les hommes et 2 pour les femmes) n’entraînent pas d’augmentation du risque de cancer. La solution n’est pas d’éliminer certains aliments potentiellement cancérigènes, mais de les consommer avec modération. C’est sans doute cela le vrai régime anti-cancer.

Modifier les comportements alimentaires : éduquer ne suffit pas

Les changements de comportement alimentaire relèvent de critères divers, notamment les attributs de croyances (santé, plaisir, tradition) dont la signification est différente selon les niveaux culturels, sociaux et économiques. Un critère nouveau influençant le choix des consommateurs émerge avec les méthodes expérimentales d’investigation : la désirabilité sociale. Faut-il changer l’offre alimentaire ou les comportements de consommation ? Comment s’effectuent maintenant les transitions nutritionnelles dans nos pays et dans les sociétés des économies émergentes ?

Une table ronde et différentes interventions scientifiques seront consacrées à ces thèmes pour explorer les déterminants socio-économiques et contextuels des préférences alimentaires, et imaginer des actions favorisant les transitions nutritionnelles. Il est maintenant évident que l’éducation et les plans de santé ne suffisent pas à faire évoluer rapidement les comportements. Certaines approches tentent d’amener les consommateurs à changer en faisant valoir des avantages matériels ou l’amélioration de l’image de soi. Les expériences, concluantes à court terme, vont-elles tenir leurs promesses sur une longue durée ? Pour le savoir, les chercheurs en économie expérimentale ont développé de nouveaux moyens pour mesurer l’évolution des comportements.

Les autres thèmes de réflexion scientifique

Une inflammation de faible intensité est associée à des maladies telles que le diabète et l’obésité. Ces relations sont au coeur des préoccupations de nombreuses équipes de recherche et le Pr Patrice Cani viendra de Belgique pour exposer ses travaux sur le microbiote intestinal et les effets de sa modification par des prébiotiques. Une table ronde sera consacrée à ces produits vivants, notamment à la préservation de leur potentiel d’action depuis la production jusqu’à leur intégration dans le tube digestif. Enfin, le congrès Goût•Nutrition•Santé siégeant au coeur de la Bourgogne, une table ronde sera consacrée à un autre produit vivant qui agit directement sur le bien-être : le vin et ses molécules actives. Un dîner de gala sera ensuite orchestré par Gonzalo Pineiro, le chef dijonnais de renom du Château de Bourgogne. Bref, un excellent millésime que l’année 2011 !

Vitagora

® : le pôle de compétitivité agro-alimentaire leader en France mobilise ses acteurs autour d’un thème novateur : le Bien-Être.

Vitagora ® mobilise un réseau d’entreprises, de chercheurs, d’établissements d’enseignement supérieur et de partenaires institutionnels, autour de la nutrition du futur. 143 adhérents sont engagés autour de 129 projets labellisés dont 26 d’intérêt national validés et 1 projet européen.

Quatre axes de recherche scientifique sous-tendent la stratégie de Vitagora® :

• Goût tout au long de la Vie : Perceptions, comportements, apprentissages

• Santé et Bien-être : Maintien et optimisation

• Technologie au service de l’alimentation

• Empreinte des pratiques agricoles : Impact sur le goût et la nutrition

Vitagora ® a conclu 5 accords de partenariats internationaux en Corée du sud, au Canada, en Norvège, au Portugal et au Japon.

 

(1). « Sodium Alimentaire : Limitons les Taux » regroupe des nutritionnistes, des néphrologues, des cardiologues. Son président est le Pr Michel Krempf (CHU Nantes)

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