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12 hommes en colère… contre la dépendance alimentaire
12 hommes en colère… contre la dépendance alimentaire
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7 août 2013 | 1 commentaires
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Jean-Yves Dionne, 44 articles (Expert-conseil)

Jean-Yves Dionne

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12 hommes en colère… contre la dépendance alimentaire

12 hommes en colère… contre la dépendance alimentaire

En 2011, je vous avertissais à ce sujet : le néfaste food n’est pas seulement mauvais pour la santé, mais il vous entraine dans une spirale de dépendance (voir Dépendance alimentaire ?). Plus vous en mangez, plus vous voulez en manger. Éventuellement, sortir de ce cercle vicieux demande non seulement une volonté exceptionnelle, mais une persévérance qui dépasse les capacités de plusieurs. Les formulations de ces aliments sont-elles addictives à dessein ? On pourrait le croire…

Effet de l’index glycémique

Une toute récente étude provenant de Harvard confirme cette dépendance. 12 hommes volontaires, obèses ou ayant un embonpoint certain et âgés entre 18 et 35 ans ont consommé, à 2 moments distincts, 2 laits frappés (milk shake) identiques (contenu nutritionnel et calorique [500kcal], saveur, texture) sauf en ce qui concerne leur index glycémique. L’un des breuvages avait un index glycémique (IG) bas, qui se chiffrait à 37% (c’est-à-dire 37% de celui du glucose), et l’autre un IG élevé, à 84%. Les chercheurs ont compilés, avant et après ingestion :
  • La glycémie et l’insulinémie des participants ;
  • Le flot sanguin au cerveau ;
  • L’activité cérébrale de la région du cerveau associée à la récompense et l’addiction, le noyau accumbens (en anglais nucleus accumbens [la fiche anglaise de Wikipédia est plus complète])
  • Un questionnaire sur leur état, entre autres la sensation de faim.

Résultats

Deux heures après ingestion, le glucose sanguin (glycémie) était 2,4 fois plus haut avec le lait frappé à IG élevé qu’avec celui à IG bas. Le taux sanguin d’insuline était aussi beaucoup plus haut avec le breuvage à IG élevé.
Côté dépendance, le noyau accumbens s’est carrément allumé après la consommation du lait frappé à IG élevé alors qu’il n’a pas changé après l’autre breuvage. Donc, l’IG élevé a provoqué plus de plaisir et de dépendance. Cette différence n’est pas imputable à la saveur ni à la texture, puisque les deux étaient identiques.
La sensation de faim, 4 heures après la consommation, a aussi été disproportionnée. L’IG élevé a entrainé une sensation de faim beaucoup plus grande que l’IG bas.
Bref, calorie pour calorie, cette étude montre que la composition des aliments affecte notre réaction émotive, notre métabolisme (glycémie et insuline) et notre sensation de faim. Ainsi, les aliments de type néfaste food, qui dominent dans nos épiceries et dans l’alimentation occidentale, entrainent un changement métabolique menant vers le surpoids et l’obésité, et affectent notre comportement en induisant le besoin d’en consommer toujours plus par la stimulation des zones associées à la dépendance et aux rages alimentaires (cravings). On comprend mieux pourquoi certaines personnes se retrouvent la tête dans le frigo sans trop savoir pourquoi elles sont arrivées là…
Santé !
 
Pour en savoir plus, lisez aussi :
Jean-Yves Dionne, Pharmacien, expert conseil en produits de santé naturels www.jydionne.com Franchement Santé

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Mots-clés :
Aliments Nutrition
Commentaires
0 vote
par trape (IP:xxx.xx7.73.38) le 16 août 2013 a 19H30
trape (Visiteur)

Cette étude ne va pas faire plaisir à Kellogg’s, qui à coup de millions de dollars, en publicité, essaye de faire croire, aux gentes dames et messieurs de la planète, que les corn-flakes sont "l’idéal céréalier", du matin, oubliant qu’il y a mieux en terme d’IG. Mais Il y a beaucoup de chance, que Kellogg’s ne fasse pas grand "K" de cette étude,