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Les effets anti-cancer de la vitamine D confirmés
Les effets anti-cancer de la vitamine D confirmés
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18 août 2008 | 11 commentaires
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Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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Les effets anti-cancer de la vitamine D confirmés

Les effets anti-cancer de la vitamine D confirmés

Une étude américaine relance le scandale des apports conseillés en vitamine D, ridiculement faibles en France. Selon elle, avec des apports quotidiens de 2000 UI de vitamine D3, on pourrait éviter 600 000 cas de cancers chaque année.

En mai 2007,LaNutrition.fr dénonçait le scandale des apports conseillés en vitamine D, ridiculement faibles( enquête Consosanté, mai 2007, "Vitamine D : le nouveau scandale sanitaire" . En juin, une étude de grande envergure montrant que la vitamine D prévenait les cancers lui donnait raison ( cf article du 08/06/2007 : "Les suppléments de vitamine D préviennent le cancer" ). Aujourd’hui, les effets protecteurs de cette vitamine sur les cancers sont définitivement confirmés. Selon des chercheurs de San Diego (Californie), si les habitants de l’hémisphère Nord prenaient 2000 UI de vitamine D3 tous les jours, 250 000 cancers colorectal et 350 000 cancers du sein pourraient être évités chaque année.

Cedric F. Garland, spécialiste de la prévention du cancer et ses collègues du Centre du cancer Moores de l’université de Californie ont estimé en mars 2007 le taux sanguin de vitamine D3 optimal pour prévenir le cancer : 55 ng/ml de 25-hydroxyvitamine D (l’indicateur du statut en vitamine D) (1). Ils ont ensuite comparé ce taux idéal avec les taux mesurés en hiver chez les habitants de 15 pays. Parallèlement, les chercheurs ont relevé les mesures satellites d’ensoleillement de ces pays.

Résultat : plus les taux sanguins de vitamine D sont bas, plus le risque de cancer du sein et de cancer colorectal est élevé. L’effet protecteur de la vitamine D commence avec des taux situés entre 24 et 32 ng/ml alors qu’en hiver le taux de vitamine D des Américains du Nord ne dépasse pas les 18 ng/ml (2). En France, 75% des citadins présentent en hiver un déficit en cette vitamine.

« Le taux sanguin idéal de vitamine D peut être atteint grâce à l’alimentation plus des suppléments et des courtes expositions quotidiennes au soleil (10 à 15 minutes) » explique le Dr Garland.

Pour prévenir le cancer colorectal, il faudrait, selon ses estimations, un apport de 2000 UI de vitamine D3 par jour. Pour le cancer du sein, il en faut un peu plus : 2000 UI toujours plus quelques minutes d’exposition au soleil (avec au moins 40% de la peau exposée) sauf si bien sûr, la personne présente des risques de cancer de la peau.

Ces recommandations sont très loin des apports en vitamine D conseillés en France. Ainsi, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a divisé par deux, dans ses recommandations de 2000, les niveaux d’apports déjà faibles de 1992. Elle estime que les adultes français de moins de 65 ans, pour rester en bonne santé, n’ont besoin que de 200 UI/jour, soit des apports dix fois inférieurs à ceux préconisés par les chercheurs américains.

A quand une révision des recommandations par l’Afssa ? Au vu des nombreuses études sur le sujet, espérons que cela soit au plus tôt.

En attendant le réveil des autorités de santé, si vous souhaitez augmenter vos apports en vitamine D3, il vous faudra passer par la case médecin. Cette vitamine n’étant délivrée que sur ordonnance (contrairement à la vitamine D2 en vente libre mais moins active).

Côté alimentation, haro sur les poissons gras comme le saumon, le maquereau, le hareng qui en renferment 400 à 800 UI pour 100 g. Et n’hésitez pas à vous profiter (modérément, pas plus de 15 minutes) du soleil dès qu’il pointe le bout de son nez.

Sources :

(1) Cedric F. Garland : Vitamin D and prevention of breast cancer : Pooled analysis. The Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology, Volume 103, Issues 3-5, March 2007, Pages 708-711.
(2) Cedric F. Garland. Nutrition reviews, Août 2007.
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)
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Commentaires
5 votes
par wawa (IP:xxx.xx3.80.188) le 19 août 2008 a 15H30
wawa (Visiteur)

article interessant.

Dommage qu’il n’evoque pas la balance bénéfice risque de la vit D avec en négatif une augmentation de la calcification des arteres en du parenchyme rénal : moins de mort par cancer mais plus par accident cardiovasculaire et insuffisance rénale. la vit D serai aussi très importante pour la défense immunitaire.

Mais c’est de mortalité globale qu’il faut parler, et pas seulement des cancers

10 votes
par rétif (IP:xxx.xx7.69.65) le 19 août 2008 a 15H42
rétif (Visiteur)

"haro sur les poissons gras" ? ça signifie en bon français qu’il ne faudrait plus manger de poissons gras . . .

ou bien voudriez-vous dire qu’il faut se précipiter dessus ?

Veuillez préciser SVP. Eventuellement,revoir votre vocabulaire ; " haro sur " signifie un déchainement de critique. Alors quoi ?

6 votes
par vernum (IP:xxx.xx7.225.157) le 19 août 2008 a 18H49
vernum (Visiteur)

Bnjour, pouvez-vous me faire un petit topo de 2 lignes max pour m’expliquer la manière dont vous entendez vous servir de l’expresion " haro sur...", j’attends votre réponse pour vous dire merci

7 votes
(IP:xxx.xx5.221.227) le 19 août 2008 a 20H03
 (Visiteur)

Effectivement, l’expression "haro sur qqu’un/qqch" veut dire "Allez et capturez le coupable". Mais à cause du baudet de la fable, je l’aurais aussi employé pour dire "jetez-vous sur les vitamines D".

Ceci dit l’âne retif ne doit pas dire "haro sur l’auteur" qui a bien le droit de se tromper.

6 votes
par JoëlP (IP:xxx.xx5.221.227) le 19 août 2008 a 20H03
JoëlP (Visiteur)

Effectivement, l’expression "haro sur qqu’un/qqch" veut dire "Allez et capturez le coupable". Mais à cause du baudet de la fable, je l’aurais aussi employé pour dire "jetez-vous sur les vitamines D". Ceci dit l’âne retif ne doit pas dire "haro sur l’auteur" qui a bien le droit de se tromper.

5 votes
(IP:xxx.xx0.66.199) le 19 août 2008 a 22H03
 (Visiteur)

y a sans doute pas qu’un âne sur la place qui s’appelle Joël.Enfin il y en a un qui vient de braire

Je maintiens et je répète simplement que l’expression "crier haro sur quelqu’un" (éventuellement sur le baudet de la fable,qui n’est qu’un cas particulier, il y en a d’autres) a le sens d’une condamnation collective violente contre ce quelqu’un ( et en aucun cas se précipiter sur quelque chose comme une bonne affaire, comme on peut supposer l’intention de la phrase en question,sauf que cela reste en l’occurrence imprécis. Je n’ai donc pas crié haro sur l’auteur, lui faisant seulement remarquer que cette imprécision, regrettable dans un conseil sur la santé, en lui demandant de s’exprimer sur ce point.Ce n’est pas qu’une question de langage,mais mais de pertinence de son conseil sans laquelle celle-ci peut donner lieu à incompréhension. Je pense que son intervention serait bienvenue à ce sujet pour des non-initiés au nutritionisme.Il s’agit de savoir si on peut manger des poissons gras, ou si l’on doit crier "haro" sur leur consommation,c’à d. l’interdire. Je suis peut-être pointilleux,mais je pense sincèrement que la question se pose sur le plan de la pratique.

6 votes
(IP:xxx.xx0.122.99) le 19 août 2008 a 22H43
 (Visiteur)

En fait de vitamines anti cancer, il existe de nombreux témoignages de l’efficacité de la vitamine B17. Evidemment, il existe aussi de nombreuses études, toutes fournies par l’industrie pharmaceutiques, ou des laboratoires dépendants de celle ci, pour assurer du contraire.

Lorsqu’on sait que cette vitamine est extraite des noyaux d’abricots ou de pêche, on comprend que sa production est très facile, et priverait l’industrie de dizaines de milliards de profit annuel. Je rappelle en même temps que certaines populations de haut plateaux qui ont une très grande espérance de vie mangent beaucoup d’abricots et de fruits.

Alors ? Je pense que la première obligation serait de trouver un laboratoire véritablement indépendant, et ça ne court pas les rues, pour étudier l’effet réel de cette vitamine.

Opinion : Etant donné la très grande influence des laboratoires, en particulier en France, ce n’est pas demain la veille.

J’ajoute que si je devais développer un cancer, c’est le premier remède que j’utiliserais.

3 votes
(IP:xxx.xx0.122.99) le 19 août 2008 a 22H45
 (Visiteur)

Ah, oui, j’oubliais, le proverbe dit : " Le sage montre la direction et l’imbécile ne regarde que le doigt".

6 votes
(IP:xxx.xx0.122.99) le 19 août 2008 a 23H00
 (Visiteur)

En fait, il y a une autre vitamine dont les témoignages abondent dans un sens très positif vis à vis du cancer, c’est la vitamine B17. Evidemment, on trouve également au moins autant d’études, toutes produites par l’industrie pharmaceutique ou des laboratoires qui en dépendent, pour les contester, voire même parler de dangerosité.

Lorsqu’on sait que la vitamine B17 est produite à partir des noyaux d’abricot ou de pêche, on comprend qu’ele couterait très peu à produire et ne rapporterait presque rien. Une perte énorme pour l’industrie.

Alors ? Et bien, on pourrait attendre qu’une étude, d’une laboratoire indépendant, s’il en reste, se penche sur cette vitamine pour valider ou invalider ces affirmations. Mais, ne rêvons pas, l’industrie contrôle les décideurs et fera tout ce qui sera nécessaire pour défendre ses intérêts.

2 votes
(IP:xxx.xx0.122.99) le 19 août 2008 a 23H02
 (Visiteur)

Désolé, l’article ayant disparu, je l’ai réécrit de mémoire. Et, il est revenu ???

2 votes
par alyssa (IP:xxx.xx6.100.162) le 28 août 2008 a 19H26
alyssa (Visiteur)

POur éviter le cancer, ayez une bonne hygiène de vie, en supprimant toutes les graisses animales au profit d’une alimentation BIO riche en poissons, céréales, fruits et légumes frais, fruits secs, boire de l’eau, faire du sport régulièrement et vivre loin de la pollution (il est inutile de rappeler qu’il ne faut pas fumer !) ! et bien sûr avoir une vie privée calme. Se méfier des compléments alimentaires chimiques, ça marche bien dans les labos qui vivent de ce commerce ! Rien ne remplacera une nourriture variée et de qualité !