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Leptine et perte de poids
Leptine et perte de poids
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5 septembre 2008
Auteur de l'article
JF Marchand, 2 articles (Ostéopathe)

JF Marchand

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Leptine et perte de poids

Leptine et perte de poids

Leptine, peut être un rôle dans le maintien d’une perte de poids

Source :
http://www.egora.fr/commun/script/winbreve.asp?newsid=47729&news_ref=591

Ahima RS. Revisiting leptin’s role in obesity and weight loss. J Clin Invest 2008 ; 118 : 2380-83. // Rosenbaum M et al. Leptin reverses weight loss-induced changes in regional neural activity responses to visual food stimuli. J Clin Invest 2008 ; 118 : 2583-2591.

Article du Pr Philippe Chanson
Après avoir perdu du poids, il est particulièrement difficile de ne pas le reprendre car une augmentation de la sensation de faim et de la prise alimentaire poussent l’individu à reprendre du poids, un certain nombre d’adaptations métaboliques conservant de l’énergie étant mises en place. Des études, menées chez les rongeurs, ont suggéré qu’une réduction des concentrations de leptine observée au cours de la perte de poids pouvait informer le cerveau afin que celui-ci augmente la prise alimentaire et diminue la dépense énergétique. La leptine pourrait-elle jouer un rôle du même type chez l’homme ? Pour répondre à cette question, une équipe de New York s’est intéressée, chez des sujets ayant perdu du poids, aux modifications de l’activité fonctionnelle enregistrées en IRM fonctionnelle dans certaines régions du cerveau et à leur interaction avec la leptine. Après avoir perdu du poids et être stabilisés à -10 % de leur poids initial, des patients ont reçu des injections sous cutanées bi-quotidiennes soit de leptine, soit de placebo. Après perte de poids, un certain nombre de modifications de l’activité neuronale étaient observées dans des régions spécifiques, en particulier dans les régions impliquées dans le contrôle émotionnel et cognitif de la prise alimentaire. De manière plus spécifique, après perte de poids, il y a avait une augmentation de l’activité neuronale en réponse à des stimuli visuels alimentaires au niveau du culmen du para-hippocampe, du gyrus frontal moyen et inférieur, du gyrus temporal moyen et du gyrus lingual. Après administration de leptine, cette activité neuronale diminuait. Il en était de même des activités observées au niveau de l’hypothalamus, du gyrus cingulae et du gyrus frontal médian.
Toutes ces données semblent donc indiquer que les modifications neuronales dans les régions du cerveau impliquées dans le contrôle de l’homéostasie énergétique, végétatif et hédonique sont dépendantes de la leptine et qu’en diminuant la leptine par une réduction pondérale, on met en œuvre toute une série de modifications neuronales conduisant à modifier, de manière coordonnée, prise alimentaire et dépense énergétique pour favoriser une reprise de poids et finalement corriger la perte de poids. La leptine semble donc bien jouer un rôle d’hormone de défense contre la perte de poids quelle qu’en soit la cause (volontaire ou non) Peut-on alors imaginer qu’on puisse utiliser la leptine chez les patients ayant perdu du poids de manière à leur éviter une reprise du poids ?
Lire 1er abstract
Lire 2ieme abstract

Autres liens :
Overweight, Obesity and Diabetes
Endocrinology and metabolism

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