Cholestérol : faut-il interdire les charcuteries ?

Bonjour, mon mari a du cholestérol et son médecin lui a vivement déconseillé les charcuteries. Quel est votre avis ? Est-ce une idée reçue ? Claire

- La consommer de charcuteries est tolérée à condition de ne pas en abuser !
Bonjour Claire,
Votre médecin, comme beaucoup de généralistes malheureusement, donne des conseils diététiques qui ne sont plus d’actualité.
Toutes les études montrent qu’une consommation non excessive de
charcuteries n’a pas d’impact sur la cholestérolémie. Votre époux peut
donc consommer sans crainte des charcuteries, à condition de ne pas en
abuser. 2 portions par semaine me paraissent être une fréquence
raisonnable.
J’entends par portions : 3 à 4 tranches de saucissons, ou 2 tranches de jambon cru ou encore une tartine de pâté.
Je fais partie des diététiciens qui se battent pour faire évoluer les
mentalités. Il faut garder à l’esprit qu’aucun aliment n’est mauvais en
soi. Seul les excès peuvent être dommageables.
Petit rappel sur la diététique de l’hypercholestérolémie :
- manger varié
varier ses viandes et équivalents : alterner viandes blanches
blanches, viandes de boeuf, viande de porc, poisson, fruits de mer,
oeufs...
- varier sa consommation de produits laitiers : alterner fromage et laitage type yaourt, ne pas abuser des crêmes dessert
varier ses matières grasses d’ajout : consommer régulièrement de
l’huile d’olive mais aussi de l’huile de noix ou de colza. Rien ne
justifie de supprimer le beurre. Il suffit de ne pas en abuser
simplement.
- ne pas abuser des produits industriels type snacking : chips, biscuits apéritifs..., gâteaux industriels, biscuits...
- ne manger pas plus que votre faim, prendre le temps de savourer
Beaucoup de bon sens en fait. Les privations préconisées autrefois
n’ont plus lieu d’être. Préférez une alimentation variée source de
plaisir ; évitez simplement les "trop" : trop de charcuteries, trop de
fromage, trop d’alcool, trop de biscuits...
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Une alimentation variée est sans doute la clé d’une alimentation équilibrée. Toutefois,certaines restrictions, même temporaires,doivent être mises en route chaque fois que la situation l’impose, comme le cas d’une dyslipidémie. Un régime adapté s’avère donc indispensable(alimentaire, mais aussi une activité physique, l’éviction de fateurs aggravant:le tabagisme, le stress, etc.). Il n’est pas question ici de condamner à subir ad eternam les frustrations d’un régime draconien, mais à permettre au corps à retrouver le bon équilibre avant de réintroduir, d’une façon surveillée et raisonnable, les aliments "bannis". Il ne faut pas oublier que les dyslipidémies sont un fateur de risque majeur de maladies cardiovasclaires.

En somme ; manger un peu de tout.Vieille sagesse,sans doute. Mais manger un peu de tout,ça finit par faire beaucoup, d’où risque d’obésité. Varier dans le temps ; alors. ça demande une sacrée organisation avec un emploi du temps et un planning précis ; non ?

Retif, j’insiste bien sur le fait de na jamais manger plus que sa faim. Donc oui il faut manger varié et de tout mais il ne faut pas manger trop.
Aucun risque de grossir si l’on respecte ses sensations de faim et de rassasiement.
Florian

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Les animaux sont nos amis, on n’y touche plus.
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Curieux comme l’auteur ne nous indique pas dans quelle entreprise il travaille. On la devine. ![]()
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