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Risques

Les antioxydants bénéfiques : élevés dans l’agriculture bio, pauvres dans l’agriculture traitée

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Une nouvelle recherche montre qu’il existe des différences nutritionnelles significatives entre les cultures biologiques et conventionnelles.

L’analyse, la plus grande en son genre à ce jour, publiée dans le British Journal of Nutrition, s’est attardée sur des légumes frais, des fruits et des céréales (ainsi que certains aliments pré-préparés tels que les aliments pour bébé, et des huiles) afin de déterminer les différences nutritionnelles, le cas échéant.

 

Selon les différences étudiées les plus frappantes révélées sont les suivantes : des concentrations plus élevées d’antioxydants et des présences moins fréquentes de résidus de pesticides dans les cultures biologiques par rapport aux non-organiques.

 

Sur la base de 343 publications évaluées par les pairs uniquement axées sur les cultures biologiques (fruits et légumes), les scientifiques de l’Université de Newcastle ont trouvé qu’une plus grande densité en éléments nutritifs et antioxydants. Chaque bouchée de fruits et légumes de l’agriculture biologique peut apporter au corps un potentiel nutritif encore plus intéressant.

En moyenne, les produits biologiques avait entre 18% et 69% d’antioxydants en plus. Plus petites, mais toujours statistiquement significatives, des différences de composition ont également été détectées pour un certain nombre de caroténoïdes et de vitamines.

Adopter aujourd’hui une alimentation basée sur des fruits, légumes et céréales bio au quotidien (ainsi que les aliments fabriqués à partir de ceux-ci), conduirait de 20 à 40% (et pour certains composés jusqu’à 60%) d’augmentation d’antioxydants (alimentation enrichie en polyphénols) sans s’accompagner d’une augmentation des calories.

Ils ont noté en particulier qu’il existe des preuves tangibles que des niveaux plus élevés d’engrais chimiques fabriqués, notamment l’azote et des engrais à base de phosphates, interdits ou fortement limités par les normes de l’agriculture biologique, conduisent à des concentrations nettement plus faibles d’antioxydants dans les cultures conventionnelles.

Des recherches antérieures ont montré que les produits laitiers biologiques sont plus élevés en graisses bénéfiques que les produits classiques. Pour faire une petite parenthèse, sachez que les produits laitiers entiers (non UHT) contiennent des bonnes graisses pour notre corps. Posez-vous la question sur ces trois lettres U.H.T (Ultra Haute Température) et faites vos recherches. Nous aurons certainement l’occasion d’en reparler dans ce blog.

Moins de pesticides

L’agriculture biologique interdit l’utilisation de pesticides chimiques de synthèse et encourage l’utilisation de la nutrition équilibrée des cultures, de la rotation des cultures et des méthodes mécaniques, biologiques et culturelles contre les mauvaises herbes, insectes et maladies.

Cela permet ainsi une incidence beaucoup plus faible de contamination par les pesticides par rapport aux cultures conventionnelles étudiées. En fait, le niveau de pesticides détectables était quatre fois plus élevé dans les cultures conventionnelles que dans les cultures biologiques.

Les fruits cultivés de manière conventionnelle ont une concentration de résidus de pesticides d’environ sept fois plus élevé que dans les fruits biologiques. Dans les légumes conventionnels et les aliments transformés à base de ces cultures, la concentration des résidus de pesticides était trois à quatre fois plus élevé que dans les cultures bio. Tous les types de cultures bio avaient des taux de contamination faibles.

Prendre conscience que l’agriculture bio contienne des niveaux plus faibles de pesticides est déjà un facteur clé de motivation pour les consommateurs dans le choix des aliments biologiques. Il est clair que nous permettrons de faire travailler nos agriculteurs locaux afin de consommer les fruits, légumes et céréales sur place sans solliciter les transports et la production de l’agriculteur devient une bonne alimentation et notre premier médicament. Plus besoin de faire des cures constantes, de prendre des traitements médicamenteux, vous vous prévenez. C’est votre porte-monnaie qui vous remerciera…

Parmi ses autres conclusions de l’étude, financée conjointement par le programme Européen Framework 6 et le Sheepdrove Trust, il a été également constaté que le cadmium, (qui est l’un des trois seuls contaminants métalliques ainsi que le plomb et le mercure pour laquelle la Commission Européenne a mis des niveaux maximum admissibles de contamination dans l’alimentaire), a été retrouvé à près de 50% plus faible dans les cultures biologiques que ceux classiquement cultivés.

Des preuves accablantes

Peter Kindersley de la Sheepdrove Trust, dit que : « Compte tenu des 50 dernières années d’une agriculture industrielle intensive chimique qui a contaminé nos sols et l’eau, la biodiversité de nos campagnes a été extrêmement diminuée, y compris les oiseaux, les abeilles et les papillons. Il n’est donc pas surprenant que la qualité de notre nourriture et, finalement, notre santé ont été de même compromises. »

Selon Carlo Leifert, Professeur d’Agriculture Ecologique à l’Université de Newcastle qui a dirigé l’étude, « Le débat entre les opposants Bio / non-Bio a grondé pendant des décennies maintenant, mais les données de cette étude est écrasante : les aliments biologiques sont riches en antioxydants et pauvres en métaux toxiques et pesticides.

« Cela démontre que le choix de la nourriture produite selon les normes biologiques peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants nutritionnellement souhaitables et à une réduction de l’exposition aux métaux lourds toxiques. »

« Cela constitue un ajout important à l’information actuellement disponible pour les consommateurs qui, jusqu’à présent, a été source de confusion et dans de nombreux cas, un conflit. »

Helen Browning, Directeur Général de la Soil Association, principal organisme de certification biologique du Royaume-Uni ajoute : « La chose importante et cruciale de cette recherche est qu’elle brise le mythe selon lequel la façon dont nous cultivons n’affecte pas la qualité de la nourriture que nous mangeons. »

SOURCES

  • http://www.yoan-sourisse.fr
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