Accueil du site > Thematiques > psychiatrie
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter

Derniers Articles

Miser sur la prévention des maladies cognitives

Suivant >>

Le vieil adage selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir est tout à fait pertinent en ce qui a trait à la maladie d’Alzheimer, selon le Dr Barry Greenberg, directeur de la stratégie, Toronto Dementia Research Alliance.


« Au risque d'en décourager plusieurs, je dois dire qu'il ne faut pas s'attendre à découvrir bientôt un remède, déclare le Dr Greenberg. Il est plus réaliste de mettre l'accent sur la prévention. Une fois le diagnostic émis, la dégénérescence cérébrale est déjà à un stade avancé. »

« Les médecins ne peuvent alors que gérer les symptômes », poursuit le Dr Greenberg, qui est également directeur de la découverte et de la mise au point des médicaments au département des neurosciences du Réseau universitaire de santé de Toronto.

 Les réseaux redondants du cerveau permettent de compenser les effets de la mort des neurones, et c'est pourquoi on estime qu'il faut entre 10 à 20 ans avant qu'une maladie cognitive devienne évidente. Mais si nous pouvons dépister les personnes en phase présymptomatique, toujours selon le Dr Greenberg, il sera possible de retarder ou même d'arrêter la progression de la maladie grâce à la prise de médicaments et à des changements dans le style de vie. 

Le spécialiste poursuit : « L'ironie, c'est quesi cette hypothèse s'avère exacte, il existe peut-être déjà des médicaments qui n'ont pas été concluants en phase clinique, mais qui auraient pu jouer un rôle préventif s'ils avaient été administrés dans les stades présymptomatiques. Mais nous n'avons pas été en mesure de dépister ces personnes. »

C'est pourquoi le Dr Greenberg fonde de grands espoirs sur la recherche entourant les marqueurs présymptomatiques de risque dont les mutations génétiques, les biomarqueurs dans le liquide céphalorachidien et la scintigraphie cérébrale, pour mettre à jour les agrégats collants qui jouent possiblement un rôle dans le développement de la maladie d'Alzheimer. Cela comprend également d'autres biomarqueurs, qui, en cas de validation, pourraient offrir des moyens accessibles, peu coûteux et non effractifs d'évaluation du risque.

Le Dr Greenberg attire l'attention sur une étude internationale ambitieuse lancée l'année dernière sous le nom de A4 (traitement antiamyloïde de l'Alzheimer asymptomatique) qui utilise la scintigraphie cérébrale et autres biomarqueurs pour dépister des milliers de volontaires à risque de développer la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs, dont plusieurs travaillent dans des centres de recherche canadiens, font l'essai d'un médicament expérimental permettant d'empêcher le déclin cognitif des participants qui ne présentent encore aucun des symptômes de la maladie.

« Le but ultime est de prévenir la maladie avant que les symptômes cliniques ne se manifestent, poursuit le Dr Greenberg. Ceci me semble beaucoup plus réalisable dans un avenir rapproché que de guérir la maladie une fois apparue. »

La recherche est la clé qui nous permettra de résoudre les mystères de la maladie d'Alzheimer. Le Programme de recherche de la Société Alzheimer finance les chercheurs de tout le pays qui, comme le Dr Greenberg, tentent d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d'une maladie cognitive et des aidants, et de trouver un remède curatif. Nous vous invitons à faire un don pour soutenir le travail remarquable de tous ces chercheurs. Pour plus amples renseignements, visitez alzheimer.ca.


Thématiques
A ne pas manquer