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Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière

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Un journal consacré à la santé me demande mon avis sur la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, actuellement en cours. Il est donné dans le texte ci-après.

La question posée s'inscrit dans le contexte plus que préoccupant d'un État qui met son autorité, sa puissance financière et son pouvoir de contrainte au service des lobbies : il suffit de se rappeler le triste, mais exemplaire, précédent de la grippe porcine (2009) – dont les responsables, faut-il le souligner, n'ont jamais été sanctionnés (et ne le seront jamais). Comme le système de Ponzi dans la finance, l'escroquerie de la vaccination grippale est tellement grossière que l'on peut aller rapidement à l'essentiel.

  • Il n’est pas possible de définir une politique de santé publique si l’on ne dispose pas d’un minimum de chiffres pour quantifier le poids sanitaire de la pathologie visée et définir les indicateurs permettant d’évaluer les avantages et les inconvénients de ladite politique. Or, pour la grippe comme pour bien d’autres pathologies, nous manquons totalement de chiffres fiables dans notre pays et, en l’espèce, tout un chacun peut facilement comprendre pourquoi : il n’est pas d’usage de faire des tests sérologiques à chaque fois qu’un diagnostic de « grippe » est porté, à tort ou à raison, sur un tableau clinique d’infection respiratoire plus ou moins fébrile.
  • Pour des raisons auxquelles j’ai déjà consacré de nombreux écrits, les vaccins sont « hors de l’ordre commun » (Corneille) dès qu’il s’agit de les évaluer. Comme attesté par les récents avis du HCSP, leur efficacité est posée comme un article de foi, tandis qu’il semble aller de soi qu’ils ne peuvent pas faire de mal : tout un chacun a l’expérience de la façon dont la plupart des médecins se crispent dès qu’on s’avise d’insinuer que la dernière vaccination s’est plutôt mal passée (et je ne parle pas des experts judiciaires : j’en ai vu faire s’effondrer en larmes la victime – ou ses parents).
  • Nonobstant ce débraillé obstiné de l’évaluation, peu de vaccins ont été aussi [1] étudiés que ceux destinés à la prévention de la grippe, notamment par la fondation Cochrane dont c’est précisément la mission de faire des évaluations synthétiques à partir de l’existant. Sans entrer dans les détails d’une rhétorique d’apparence nuancée qui appelle un minimum d’expérience en recherche clinique pour être appréciée à sa juste portée [2], l’essentiel tient en quelques mots : les études (généralement financées par les promoteurs de la vaccination) sont d’une médiocrité désespérante, il n’existe aucune preuve convaincante d’efficacité, et les questions de tolérance sont grossièrement négligées, malgré l’évidence anecdotique cumulée attestant qu’il peut survenir des accidents graves, voire mortels (encore pas plus tard qu’avant-hier, une collègue de l’industrie pharmaceutique, professionnelle de santé, me disait sa culpabilité encore non surmontée d’avoir fait vacciner contre la grippe sa mère âgée et de l’avoir vue mourir dans les jours qui suivaient). 
  • Il existe d’excellentes raisons théoriques justifiant qu’une pathologie comme la grippe réponde mal à une vaccination : comme chacun sait, le virus met son point d’honneur à muter constamment et, de toute façon, moins de 10% des tableaux cliniques hâtivement qualifiés de « grippe » (on devrait dire plus précisément : syndrome grippal) sont effectivement provoqués par le virus contre lequel la vaccination est ciblée. Ça laisse plus de 90% des malades non concernés par le vaccin – et je ne parle pas des bien-portants…
  • Alors que jusque voici peu, le développement clinique freinait des quatre fers à inclure les « espèces protégées » (femmes enceintes, bébés ou enfants, sujets âgés, sujets présentant des comorbidités graves), on dirait que le balancier s’est totalement inversé avec les vaccins et que plus un sujet est fragilisé, plus il serait urgent de le vacciner – quitte à ce qu’il décède le lendemain s’il était âgé ou à ce qu’il passe la nuit sous une tente à oxygène s’il était asthmatique…
  • Alors que voici encore une quinzaine d’années, l’évocation d’une attaque grippale était d’une absolue banalité, conduisant à la recommandation classique d’une trithérapie lit+grog+aspirine (peu susceptible de nuire même en cas d’inefficacité [3]), il faudrait comprendre aujourd’hui qu’on a là un véritable drame de santé publique – et l’on a vu des gamines la goutte au nez transportées aux urgences sirènes hurlantes, par le SAMU et sous escorte policière. D’expérience, il faut chercher les grosses pattes sales de Big Pharma quand le perçu collectif d’une maladie fait l’objet d’une mutation aussi spectaculaire [4]. Comme le fait remarquer à juste raison le bon docteurdu16, la communication des fabricants – dans ce secteur comme dans bien d’autres – s’est attachée à inverser le problème de fond : au lieu que l’enjeu soit de démontrer l’efficacité et la sécurité du vaccin avant de l’autoriser (et, a fortiori, de le rembourser), ce sont les sceptiques qui se voient désormais sommés de montrer que le vaccin n’est PAS efficace ou qu’il est mal toléré. Or, si les sceptiques, qu’ils soient professionnels ou profanes, peuvent démontrer qu’aucune preuve sérieuse d’efficacité ou de tolérance n’a été fournie (c’est ce qu’on s’attache à faire ici), ils n’ont – à la différence des fabricants – aucun moyen d’opérer des contre-évaluations expérimentales et, plus encore, aucun retour sur investissement à escompter de leurs efforts (hormis une économie d’argent public) : c’est une des grandes perversions de l’époque (qui dépasse le seul monde de la pharmacie) d’accréditer que quand un fabricant veut mettre un produit sur le marché, la preuve positive de la défectuosité incomberait au consommateur, au lieu que suffise le constat que le fabricant n’a fourni aucune preuve sérieuse quant à l’intérêt ou à la sécurité de son produit [5].

Reste qu’outre son coût iatrogène (pensons aux dizaines de narcolepsies post-vaccinales aujourd’hui indemnisées à la sauvette, mais en rançonnant cette fois les contribuables [6]), une telle escroquerie épidémiologique – réitérée chaque année malgré l’accumulation annuelle des preuves – renvoie aussi à un singulier problème d’allocation de fonds publics, à un moment où d’honorables travailleurs qui ont cotisé toute leur vie aux organismes sociaux sont obligés de renoncer à des soins pourtant essentiels (dentiste, lunettes…). 

Pour comprendre ce paradoxe aux allures de scandale (à moins que ce ne soit l'inverse), il faudrait revenir à la fameuse question des liens d'intérêts – dont chacun sait qu'ils ont tous été éradiqués grâce à l'implacable clairvoyance de Xavier Bertrand, Bernard Debré, Gérard Bapt, Irène Frachon et autres « lanceurs d'alerte ». Tous ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles crapules résiste encore et toujours à la bénévolence du Législateur : celui des « experts » qui inspirent le Législateur [7].


[1] Je n'ai pas dit : aussi bien...

[2] N'en déplaise aux bouffons qui aiment à se masturber autour du super distinguo "efficiency/ efficacy" d'ailleurs intraduisible en français, ce qui n'est peut-être pas un hasard...

[3] J'entends d'ici (j'ai déjà entendu) les "experts" autoproclamés de la Toile m'expliquer que l'aspirine peut avoir des effets indésirables. Mea culpa...

[4] Parlez-en aux associations dévouées à la promotion du "syndrome des jambes sans repos"...

[5] Ce n'est d'ailleurs pas sans rapport avec la critique que j'ai émise depuis longtemps contre l'innovation juridique parfaitement fallacieuse de "défaut", comme par hasard née dans la super cervelle des Parlementaires européens et théoriquement justifiée par l'intérêt de faciliter l'indemnisation des victimes. Mais dans la mesure où il n'est pas, aujourd'hui, de produit qui puisse être introduit sur la marché indépendamment d'un certain nombre de normes, qu'il se révèle défectueux après commercialisation implique nécessairement que les autorités de tutelle ont failli dans leur obligation de faire respecter les normes. Les procédures en cours à propos des vaccins illustrent alors la collusion des instances étatiques - et de la justice en premier lieu - qui se liguent (et de façon parfois odieuse) pour empêcher la reconnaissance du fait (i.e. de la défaillance - voire de la faute objective de l'État, même lorsqu'il n'est pas appelé dans la cause : on a encore le sens du sacrilège à la Cour de cassation...) et bloquer une juste indemnisation des victimes.

[6] En matière d'accident post-vaccinal, il est intéressant - je veux dire : gerbant - de comparer la jurisprudence de l'indemnisation selon que la procédure est administrative (avec une indemnisation à charge du contribuable) ou civile (avec une indemnisation à charge du fabricant)...

[7] L'excellent et susnommé docteurdu16 s'est attaché à reconstituer les conflits d'intérêts des "experts" les plus sollicités sur les questions de vaccination antigrippale.

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