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LE B.A.-BA DE LA CHRONONUTRITION

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Le bon aliment, en bonne quantité, au bon moment : ainsi pourrait être résumée la théorie de la chrononutrition.

La chrononutrition est une façon différente de s’alimenter. Elle bouscule nos habitudes en nous demandant de prendre en compte notre horloge biologique. Aujourd’hui, nos modes de vie ultra-pressés nous poussent parfois à manger sur le pouce, n’importe quand et n’importe comment. La chrononutrition tente de remettre les pendules à l’heure. Plutôt qu’un régime, il s’agit d’un rééquilibrage alimentaire qui aide à rester (ou redevenir) mince et en forme en suivant quelques règles  : pas d’aliments proscrits mais des heures de prises de repas à respecter.

Au rythme de l’horloge

La chrononutrition respecte la sécrétion par l’organisme des enzymes et des hormones nécessaires à l’absorption des aliments. Celles-ci sont sous la commande de différents stimuli comme la lumière, le sommeil, le chaud, le froid, la sensation de faim ou de satiété... En mangeant en fonction des rythmes biologiques, les chances de métaboliser correctement les macronutriments (protéines, glucides et lipides) sont optimales et il y a moins de risque de stocker ce que l’on mange. En effet, ces enzymes travaillent de façon cyclique  : les lipases, qui dégradent les graisses, sont sécrétées le matin  ; les protéases, qui s’occupent des protéines, le midi. À l’heure du goûter, l’insuline utilise les sucres pour éviter les coups de fatigue. Le soir, en revanche, nous ne sécrétons presque plus d’enzymes, ce qui entraîne un stockage de ce que nous mangeons.

En pratique, il s’agit simplement d’être à l’écoute de notre organisme pour lui donner ce dont il a besoin, au bon moment. Au réveil, notre corps réclame du carburant pour recharger ses batteries  : il faut manger gras et protéiné car il y a une forte sécrétion de lipases et de protéases. Le midi, ce sont les protéases et les amylases qui sont en forte concentration et il faut alors manger des protéines et des glucides lents. Quatre à six heures après le repas du midi, il se produit une sécrétion d’insuline génératrice d’hypoglycémie  : en prenant une collation comprenant des glucides et des corps gras d’origine végétale on évite une sécrétion d’insuline trop intense.
Le soir, en raison de la raréfaction des sécrétions digestives, l’assimilation des aliments est considérablement ralentie  : mieux vaut ne pas surcharger l’organisme et éviter les aliments sucrés et gras qui, concrètement, ne lui servent à rien.

Un bilan, un morphotype

La chrononutrition débute par un bilan de l’état physique de la personne. Elle prend en compte son milieu de vie, ses activités ainsi que sa morphologie  : elle recueille notamment ses mensurations. Ce constat, appelé morphotype, correspond à ses caractéristiques physiques, qui résultent d’une part de la génétique mais également de ses comportements alimentaires. Il aide cette personne à mieux comprendre comment fonctionne son organisme et pourquoi il a, par exemple, tendance à stocker plus que d’autres. Le morphotype va permettre d’établir une journée type individualisée, autrement dit l’organisation et la quantification des repas. C’est aussi le principal outil pour évaluer, en toute objectivité, l’adaptation du patient à sa rééducation alimentaire ou ses éventuelles erreurs.

CHRISTELLE PIAT


 Les limites de la chrononutrition

* Le contenu élevé en protéines du régime procure une sensation de satiété et aide à manger moins, d’où la perte de poids, mais il peut ne pas convenir à des personnes ayant des atteintes rénales.
* En chiffres absolus, l’apport calorique est assez élevé (entre 2 400 et 2 600 calories par jour) et ce régime est très riche en matières grasses saturées et en cholestérol, de même que trop élevé en sodium. Il pourrait favoriser les maladies cardiovasculaires.
* La teneur en fibres est faible étant donné que seulement deux portions de fruits et légumes et deux portions de féculents par jour peuvent être consommées.
* Il y a un risque de carence en vitamine D, car les laitages autres que le fromage sont interdits.
* Le régime étant peu varié, il peut être difficile à suivre à moyen et à long terme.
* L’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qualifie la chrononutrition de «  régime hyperlipidique  » comportant notamment des apports en fer, calcium et vitamine C supérieurs aux ANC (apports nutritionnels conseillés).

Repas type

Les menus-types sont définis très précisément au long de la journée.

- Le petit-déjeuner doit être copieux et composé de fromage (le lait de vache sous forme liquide est interdit), de beurre, de féculents (pain, riz), de protéines (œuf, jambon) et de fruits. On ne compte pas précisément les calories car pendant le sommeil le corps a brûlé beaucoup d’énergie pour se régénérer et il a toute la journée pour les dépenser  !

- Au déjeuner, le plat unique est privilégié, il se compose principalement de protéines animales et de féculents.

- Le goûter est très important. Il apporte à l’organisme le carburant nécessaire pour tenir jusqu’au soir sans avoir à se jeter sur tout et n’importe quoi à l’heure du dîner. On se fait plaisir en grignotant des fruits, frais ou secs, ou du chocolat noir.

- Pour le dîner, on opte pour une alimentation légère qui ne va pas saturer l’organisme lors du sommeil. Pour ce repas (qui n’est pas obligatoire en chrononutrition), on choisit des aliments facilement assimilables  : poissons ou viandes maigres, légumes.

- La chrononutrition autorise deux jokers par semaine : on peut alors se permettre un repas qui ne suit pas les règles.


À savoir
Pour résumer, la chrononutrition conseille de manger gras le matin, copieusement à midi, sucré l’après-midi et frugalement le soir.

À lire
MINCIR SUR MESURE GRÂCE À LA CHRONONUTTRITION
L’auteur nous livre sa méthode  : manger de tout (oui, de tout  !), mais aux bons moments de la journée. Attention toutefois à suivre certaines indications.
Dr Alain Delabos, éd. Albin Michel, 19,80 €.

SOURCES

  • http://www.bienetre-et-sante.fr
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