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Zoom sur la technique chirurgicale « Fast-track »
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20 juin 2013
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Zoom sur la technique chirurgicale « Fast-track »

Zoom sur la technique chirurgicale « Fast-track »

Initiée au début des années 2000 par une équipe danoise, cette technique chirurgicale appelée « fast-track » ou « Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC) » s’installe en France. Une chirurgie qui permet aux patients de récupérer plus rapidement après leur opération diminuant ainsi leur temps de séjour à l’hôpital.

Le Professeur Bethoux, chef du service de chirurgie générale, plastique et ambulatoire (SCGPA) de l’hôpital Cochin-Port-Royal (AP-HP) nous en dit plus sur cette pratique.

Comment se définit cette chirurgie ?

La chirurgie fast-track se définit par un ensemble de mesures qui visent à accélérer la récupération des patients quelque soit l’intervention chirurgicale. D’après une étude récente réalisée dans le SCGPA sur 360 patients (sous presse dans “Le Journal de Chirurgie Viscérale”), qui consistait à comparer la durée d’hospitalisation de ces patients aux pathologies chirurgicales diverses (abdomino-pelviennes ou plastiques), on passe d’une durée moyenne de 3,8 journées d’hospitalisation dans le cadre d’une intervention de chirurgie traditionnelle à une durée de 0,4 journée lors du recours à la chirurgie fast track. L’objectif de cette méthode étant de garder le moins longtemps possible le patient à l’hôpital, dans la perspective de diminuer fortement son exposition au risque d’infection nosocomiale.

Quel est le parcours patient pour cette méthode ?

La chirurgie Fast Track s’appuie sur un certain nombre d’étapes qui permettent d’organiser le parcours de soins très spécifique à cette méthode.

Avant l’opération, le patient est reçu par l’équipe médicale. Un certain nombre d’examens vont être réalisés et le patient rencontre le médecin anesthésiste pour préparer l’opération. Le chirurgien lui explique en détail les modalités de l’intervention et répond à ses questions.

Cette préparation psychologique du patient a pour conséquence directe de réduire le stress métabolique. L’équipe médicale fixe ensuite la date de l’opération.

Le jour de l’opération, le patient se présente le matin à l’hôpital et est préparé par l’équipe médicale. Une fois dans le bloc opératoire, la technique d’opération utilisée en chirurgie fast-track diffère peu de celle utilisée en chirurgie classique. Il est cependant utilisé un anesthésiant d’élimination rapide qui permet à la fois d’accélérer le réveil du patient et de réduire les risques de morbidité post-opératoire. On utilise également un analgésique local pendant l’opération afin de prévenir les douleurs au réveil.

Après l’opération, il est très vite procédé à la déperfusion du patient (dans les 24h suivant l’opération) et à sa réalimentation. L’analgésie est passée per-os.

Enfin, le patient est réévalué en fin de journée le lendemain de son intervention (ou le surlendemain selon la lourdeur de celle-ci) et il est décidé d’autoriser ou non sa sortie en s’appuyant sur des critères cliniques très stricts comme par exemple l’absence de fièvre ou la maîtrise de la douleur. Si le patient répond à ces critères, il lui est donné l’autorisation de rentrer chez lui. Mais la prise en charge ne s’arrête pas là puisqu’une surveillance téléphonique médicale et paramédicale est mise en place dans les jours qui suivent la sortie de l’hôpital du patient. Le patient est ainsi contacté par l’équipe qui s’assure que tout aille bien. Le patient peut également joindre à n’importe quel moment cette équipe qui répondra à ses questions et organisera sa prise en charge en cas de problème.

Pour le Pr Bethoux, « la communication entre le patient et l’équipe médicale est précieuse. Un climat de confiance entre les deux acteurs est primordial. »

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Hôpital Chirurgie