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Une pharmacie sur quatre est menacée de faillite
Une pharmacie sur quatre est menacée de faillite
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21 février 2011 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Une pharmacie sur quatre est menacée de faillite

Une pharmacie sur quatre est menacée de faillite

Une étude de la société Coface, spécialisée dans l’assurance crédit et l’information aux entreprises, révèle que près d’un quart des officines pourraient fermer cette année. Les pharmaciens demandent la mise en place d’un plan d’urgence.

Les représentants des pharmaciens exigent des « décisions fortes » pour sauver une « activité vitale menacée », et on pouvait sentir le vent venir. 227 officines ont fermé ces deux dernières années, soit 1% des pharmacies françaises. Et ce ne serait qu’un début. Les pharmacies, qui voient baisser leurs marges et augmenter leurs charges, sont dans le rouge. Les experts s’attendent à une véritable « bombe sanitaire », conséquence des politiques d’économies sur les dépenses de santé menées depuis six ans.

Le 9 février dernier, déjà, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a demandé l’ouverture d’une enquête à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS). Les conclusions devront être remises au plus tard le 30 avril prochain. Et personne ne jugera ce délai trop court car il y a urgence : Selon le dernier rapport de la Coface, 24% des officines de l’ensemble de l’hexagone présentent un « fort risque de faillite » dès cette année. Les pharmacies les plus menacées se trouvent à Paris et dans sa banlieue, en Seine Maritime, dans la Haute-Garonne et dans le Finistère.

Se risquant à une analyse des causes directes du déficit financier, Philippe Gaetner, président de l’IGAS, déplore une baisse des ventes : « Nous sommes passés de 2,8 milliards de boites de médicaments remboursables vendus fin 2005 à 2,58 milliards fin 2010 ». Et alors que Brèves Santé suspecte le scandale du Mediator d’avoir sa part de responsabilité dans la diminution de la confiance et donc des ventes, Santé Log dénonce une concurrence accrue entre les professionnels du secteur et un désengagement de la Sécurité sociale.
 

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Commentaires
1 vote
par trape (IP:xxx.xx7.65.251) le 21 février 2011 a 19H25
trape (Visiteur)

Les marges sur le médicament, sont peu importantes, en comparaison à celles pratiquées dans d’autres commerces ; même s’il s’agit d’un commerce "bâtard" avec du refus de vente possible et obligatoire, avec un prix imposé... Toute l’économie de la santé n’a pu fonctionner que dans un dysfonctionnement global, du fait de l’oubli des règles économiques au profit d’ une assistance délétère . L’hyper-consommation injustifiée des médicaments, en France, a permis le maintien des pharmacies (c’était même le commerce le plus rentable, il y a 25 ans) jusqu’à ce que cette consommation soit réduite avec raison. Une fois de plus, l’étatisation à outrance de l’économie de la santé, montre qu’il faut plus de libéralisme ; et dissocier le montant remboursé, du prix de vente ce qui permettra aux petites officines, de villages, de perdurer au lieu de disparaitre, en augmentant leurs marges. La SS doit être une aide au soin et non pas l’intégralité des soins, financièrement parlant.