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Tianeptine (Stablon) et dépression : risque de dépendance trop important
Tianeptine (Stablon) et dépression : risque de dépendance trop important
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3 janvier 2012 | 2 commentaires
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Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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Tianeptine (Stablon) et dépression : risque de dépendance trop important

Tianeptine (Stablon) et dépression : risque de dépendance trop important

La tianeptine (Stablon), commercialisée dans le traitement des la dépression, ne doit pas être utilisée du fait de risques trop importants de dépendance. Risques connus depuis de nombreuses années, mais malheureusement toujours pas pris en considération par les autorités sanitaires.

En 2011, en France, la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes a analysé des données quant à des abus et des dépendances de tianeptine (Stablon), autorisée comme antidépresseur. La tianeptine est chimiquement proche de l’amineptine (ex-Survector), retirée du marché en 1999 pour effet toxicomanogène.

Entre 2006 et 2010, 45 nouveaux cas d’abus de tianeptine ont été notifiés.

La plupart des patients ont consommé des doses quotidiennes de 10 fois ou plus la dose recommandée, jusqu’à 360 à 400 comprimés par jour, soit plus de 13 boîtes par jour dans 2 cas. Dans 23 cas, une tentative de réduction ou d’arrêt de prise excessive de tianeptine a été signalée, dont 13 nécessitant une hospitalisation. Plusieurs patients ont tenté des sevrages multiples, dont un patient hospitalisé 11 fois. Dans 6 cas, les patients ont été estimés sevrés.

Une étude a été réalisée à partir des données de l’assurance maladie, sur 3 803 patients qui ont eu au moins 12 remboursements par an pendant cette période. 302 de ces patients (8 %) prenaient une dose moyenne supérieure à la dose de l’autorisation de mise sur le marché. 91 patients (2,4 %) ont présenté au remboursement plus de 2 fois la dose recommandée. 1 patient traité sur 1 000 a présenté au remboursement des doses journalières très élevés de tianeptine.

Cet effet indésirable est injustifié au vu de l’absence d’avantage de la tianeptine sur les nombreux autres antidépresseurs disponibles.

Depuis 2000, Prescrire attire l’attention sur le risque de dépendance avec la tianeptine, auquel les patients restent exposés début 2012.


Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)

SOURCES

  • Prescrire du 1er janvier 2012
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Commentaires
0 vote
par dashdash (IP:xxx.xx3.129.40) le 15 avril 2015 a 06H17
dashdash (Visiteur)

Bien sur la tianeptine présente un risque de dépendance assez élevé ( il a été prouvé qu’il est un agoniste complet des recepteur U ( mor : morphine, héroïne, oxycodone.. mais les doses nécessaires pour agir sur la dépression ( sérotonine ) sont bien en dessous de la dose requise pour obtenir un effet opiacé. Pour des personnes n’ayant pas des précédents de toxicomanie, ce médicament ne présente qu’un danger de dérive très minime. De plus, je peux vous assurer que la tianeptine est de loin l’antidépresseur le plus efficace dont j’ai pu avoir la primeur : effet immédiat pour une absence totale d’effet secondaires, ce qui n’est pas le cas des autres classes d’AD (prozac, miansérine, ex...) qui ont sur la majorité des gens des effets inégaux et qui peuvent être dévastateur. Elle est également très bien tolérée par l’organisme. En agissant sur le glutamate et les récepteur Ampa, elle à également des qualité neuroprotective. Pour résumer , la tianeptine est un excellent médicament qui bien utilisé peut être extrêmement bénéfique pour les dépressifs. Elle réduit l’angoisse, améliore l’humeur sans pour autant l’aplatir comme le font les autres AD, est neuroprotective, améliore la cognition ( ce qui est très utile pour les personnes dépressives car souvent leur cognition est atteinte, dans le sens ou il devient plus laborieux de penser ) et on a récemment découvert qu’elle pouvait réduire le phénomène de nociception des opiacés, c’est à dire l’accoutumance puis la dépendance, lorsque elle est co-administrée avec l’un d’eux. Ses seuls effets négatifs sont sa durée de vie assez courte ( 3 h ), et son potentiel additif si elle est détournée à haute dose ( 10 a 20 fois la dose prescrite pour les symptômes dépressifs ). Voila, je ne suis pas un professionnel de la santé mais je peux affirmer que la tianeptine à été pour moi un excellent médicament, qui m’a permis de passer un cap et de me débarrasser de mon traitement d’AD ( effexor ) qui était pour moi une horreur ( le séroplex est le moins pire. certaines personnes tolère très bien ces médocs, ms pour beaucoup ça ne fait qu’empirer les choses, et cela sur le long terme, puisqu’a chaque fois il faut trois semaine pour s’habituer au traitement, 3 semaine très désagréables, puis pour le quitter c’est également extrememement long et pénible, surtout l’effexor ). Si vousavez la possibilité de le prescrire à vos patient ou leur en parler, je vous invite vraiment à réviser votre position sur ce médicament. Cordialement, NR

1 vote
par dashdash (IP:xxx.xx3.129.40) le 15 avril 2015 a 06H28
dashdash (Visiteur)

je voudrais également ajouter que bien que la tianeptine ai un potentiel additif évident, les gens ne sont pas égaux devant l’addiction, et je pense que la majeur partie des gens doivent prendre leur traitement sérieusement, car il ne leur viendrais même pas à l’esprit d’en abuser. Les dérives concernent les personnes sujet à une dépendance ou susceptibles d’en développer une, ce qu’il importe alors au médecin ds’identifier aux mieux, ce qui le plus souvent leur passent complètement au dessus de la tête, il faut voir comment certains médecins prescrivent des benzodiazepines ( valiul...), sans essayer une seconde de cerner la personnalité du patient, ce qui serait possible de manière détournée avec des test et un protocole bien établi, mais bon bien que l’on ai un système de remboursement et d’accessibilité aux soins assez exceptionnelle, sur le fond il me semble vraiment qu’il n’est pas de même, et que la majorité ne procède sans aucune méthode ni expertise ni renouvellement de connaissance.