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Soins dentaires : Les tarifs exorbitants dénoncés par le CISS
Soins dentaires : Les tarifs exorbitants dénoncés par le CISS
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2 décembre 2013
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pocher olivier, 4 articles (Rédacteur)

pocher olivier

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Soins dentaires : Les tarifs exorbitants dénoncés par le CISS

Soins dentaires : Les tarifs exorbitants dénoncés par le CISS

L’Observatoire Citoyen des restes à charge en santé créé par Santéclair, le CISS et le magazine 60 millions de consommateurs, a mené une étude pour découvrir les faits qui se cachent derrière les dérives tarifaires des soins dentaires. 

 
 

Des dépassements intolérables

 
En scrutant les données de l'assurance maladie et les 177 000 devis qu’ils ont pu réunir, l’Observatoire est arrivé à la conclusion que mis à part le coût élevé appliqué, des abus inadmissibles sont pratiqués. Les prothèses dentaires et les soins d’orthodontie sont les plus frappés par cette surfacturation.
C’est au niveau des dentistes parisiens que les abus sont les plus constatés.
 
De nombreux praticiens gonflent leurs honoraires sur des soins minimes comme le détartrage, les caries, et la dévitalisation. En effet, bien que les dentistes aient le droit de facturer librement les interventions exceptionnelles (les urgences, rendez-vous en dehors des heures d’ouverture ou absence d’un autre cabinet dentaire à proximité), l'Observatoire a remarqué que la plupart des cabinets dentaires parisiens prélèvent en moyenne jusqu’à 9,50 eurossupplémentaires pour chaque acte.
 
En outre, entre deux soins équivalents en termes de qualité, il a été noté que certains dentistes choisissent le plus rentable pour eux, au détriment du patient. Le cas des inlay-core, produit acheté auprès de prothésistes, et de la reconstitution au fauteuil de dents sous couronne, réalisé par le dentiste, en constitue un excellent exemple. En effet, le premier soin coûte cher, entre 150 à 300 euros l’acte. Quant au second, son prix est réglementé par la Sécurité sociale. Pour ce type d’intervention, le reste à charge du patient s’élève en moyenne à 24 euros. Il se trouve cependant que les praticiens privilégient les inlay-core. D’ailleurs, cette pratique commence à se généraliser. Le prix des prothèses dentaires est certainement justifié au vu du travail de qualité qu’un dentiste doit réalisé, mais les écarts de prix ne sont pas tolérables à ce point selon cet observatoire.  
 

Absence de contrôle et indifférence de la Sécurité sociale

L’Observatoire interpelle ainsi la Sécurité sociale pour rétablir l’ordre et instaurer un programme d’encadrement sur la tarification des soins dentaires.
La CNAM a promis qu’un suivi des dépassements d’honoraires sera mis en place et qu’une révision du cout des soins sera effectuée. Une campagne d’information sur le tarif des soins doit être réalisée pour que le patient ne soit plus dans l’ignorance, et cesse d’admettre les facturations abusives qu’on lui demande de payer.
 
Pour leur part, les praticiens dénoncent le non-remboursement de leurs frais par la Sécu et la non-conformité des tarifs fixés par rapport à la réalité actuelle. Le président de l'Ordre des chirurgiens-dentistes admet néanmoins que certains praticiens profitent de la naïveté de leur patient pour commettre des abus. Il précise alors que les malades sont libres d’aller consulter ailleurs si le tarif ne leur convient pas.
 
L’impact financier des émoluments des dentistes et des orthodontistes est un frein notamment pour les patients qui ne peuvent plus se soigner. Le ministère de la santé devrait réfléchir aux conséquences de ces abus. Pour les adultes qui ont des travaux d’orthodontie à réaliser, la Cpam ne réalise aucune prise en charge sur ces travaux. Seules quelques solutions de prises en charge limitées existent avec des mutuelles qui remboursent l’orthodontie, mais est ce leur rôle, alors que nous sommes dans une notion de santé publique ?
En tout cas, cette étude appelle à la mise en œuvre d’une convention de bonne pratique entre les dentistes, les orthodontistes, et les organismes d’assurance santé. 

Olivier Pocher
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