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Sevrage tabagique : Les armes antitabac du pharmacien
Sevrage tabagique : Les armes antitabac du pharmacien
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9 août 2011 | 2 commentaires
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
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Sevrage tabagique : Les armes antitabac du pharmacien

Sevrage tabagique : Les armes antitabac du pharmacien

La cigarette est une drogue puissante dont il est difficile de se libérer et la seule volonté ne suffit pas toujours pour arrêter de fumer. Faites-vous aider par votre pharmacien.

Les pharmaciens sont formés pour vous aider dans votre démarche et vous soutenir tout au long du programme du sevrage. Une fois votre décision prise, plusieurs possibilités vous sont offertes selon votre motivation. Si vous êtes fortement dépendant(e), votre pharmacien vous proposera un rendez-vous à l’officine pour une « consultation » discrète et amicale, ou alors il vous orientera vers un centre de tabacologie.
 
 

Gérer le manque

Le désir est à distinguer du besoin. Si tous les deux naissent de l’insatisfaction et du manque, le besoin est d’ordre physiologique. Dans l’addiction au tabac, vous vous trouvez dans une situation où le besoin s’est substitué au désir, et le manque devient un besoin impératif. Vous devenez alors dépendant et certains d’entre vous ne veulent même plus se passer de leur cigarette. Il est toutefois possible de modifier la manière de gérer le manque, soit en le comblant par un substitut, soit en le remplaçant par d’autres choses plus variées qui font plaisir. Le degré de dépendance est variable selon les fumeurs et l’aide nécessaire au sevrage tabagique spécifique de chacun. S’agissant du manque physique lié à l’arrêt de la cigarette, il est possible d’avoir recours aux substituts nicotiniques, ils pallient le syndrome de manque sans entretenir la dépendance.
 
 

Personnaliser la dose

La nicotine agit sur les trois composantes, physique, comportementale et psychologique de la dépendance tabagique. La nicotine « thérapeutique » contenue dans les substituts n’est pas toxique, elle « comble » les récepteurs nicotiniques. Le principe du traitement repose sur le bon dosage pour ne plus ressentir le manque. Votre pharmacien déterminera avec vous votre degré de dépendance évalué par le test de Fagerström, constitué de six questions simples et rapides qui vont déterminer la dose qui vous convient. Un sous-dosage ou un surdosage vous exposent à des troubles de l'humeur et/ou du sommeil, à des vertiges. Votre pharmacien vous aidera ensuite à choisir le substitut nicotinique le mieux adapté à votre style de vie (patch, gomme, comprimé, pastille à laisser fondre ou à sucer, inhaleur). Une fois que vous avez commencé à apaiser votre manque physique, vous pouvez progressivement contrôler le manque psychologique. 
 

 

Trouver la bonne stratégie

Vous pouvez choisir soit l'arrêt total et brutal, soit une réduction progressive du nombre de cigarettes jusqu'à l'arrêt définitif. Dans les deux cas, pour avoir le plus de chances de succès, le sevrage tabagique doit être flexible en termes de durée et de dose administrée. Il est important de poursuivre le traitement suffisamment longtemps pour prendre le temps de « fermer » les récepteurs nicotiniques, tout en se réhabituant à la vie sans cigarette. Le succès du sevrage réside aussi dans la maîtrise des envies irrépressibles de fumer, avant même qu’elles ne se déclenchent, ainsi que dans un bon soutien psychologique dès le début de la tentative d’arrêt. Ne vous découragez pas en cas de rechutes malgré un traitement bien conduit. Pour vous remotiver, continuez le dialogue avec votre pharmacien et n'hésitez pas à lui confier vos envies de « craquer ». Il n’y a pas de schéma de substitution pré-établi, il faut mettre en place un sevrage sur mesure et adapter la stratégie en fonction du nombre de cigarettes fumées par jour, sachant schématiquement que 1 mg de nicotine correspond à la substitution d’une cigarette. La rechute est une étape du sevrage et on en compte en moyenne trois avant l'arrêt définitif.
 

 

Forts dosages pour gros fumeurs

Le sous-dosage est le principal facteur d’échec, car il entretient l’envie de fumer. Pour l’arrêt définitif, trois solutions sont possibles : le patch seul, la voie orale seule ou la combinaison des deux. Cette dernière solution est préférable, car elle permet une modulation plus précise. En effet, l’association d’un patch et d’une voie orale présente deux avantages : elle permet d’ajuster la dose exacte de nicotine nécessaire au fumeur pour qu’il n’ait pas envie d’interrompre son sevrage, et elle l’aide à lutter contre la dépendance comportementale. L’ancien fumeur va prendre l’habitude de remplacer le geste d’allumer une cigarette par le geste de prendre une forme orale. Chez les fumeurs très dépendants (plus de vingt cigarettes par jour), le sevrage débute habituellement avec des patchs dosés à 21 mg, dosage le plus élevé, appliqués pendant un mois, voire plus si nécessaire pour éviter le risque de rechute. Pour vérifier si le sujet reçoit le bon dosage, le pharmacien doit prendre en compte trois facteurs : l’arrêt de l’envie de fumer, l’amélioration du confort du patient (stress, humeur) et la possibilité de passer à un dosage inférieur.
 
 

Arrêter, c’est bon pour vous !

Il n'est jamais trop tard pour arrêter de fumer, il n'y a pas de « petit tabagisme » et les accidents surviennent sans seuil d'intensité ni de durée tabagique. Les risques sur la santé sont réversibles dès l'arrêt et les bienfaits sont perceptibles rapidement.
  • Le danger du tabac dans la sphère pulmonaire est surtout représenté par le cancer bronchique et l'aggravation des BPCO (broncho-pneumopathies chroniques obstructives). Au bout de 5 ans, le risque relatif de cancer du poumon est divisé de près de moitié et au bout de 10 à 15 ans il s'approche de celui des non-fumeurs.
  • Le risque cardiovasculaire lié au tabac est également réversible de façon assez rapide.
  • Les sensations retrouvées à l'arrêt du tabac sont très appréciables : vous recouvrez le goût et l'odorat au bout de 8 jours, les plus gourmands apprécieront à nouveau la saveur des aliments. Vous récupérez votre souffle au bout de 3 à 9 mois. Les plus actifs pourront pratiquer plus facilement un sport et les plus coquettes seront surprises de voir s'éclaircir leur teint.
Et surtout, vous cesserez de polluer l'environnement…
 
Christelle Piat

 

Comment ne pas rechuter ?

La crainte d’une prise de poids et le stress sont deux paramètres essentiels à prendre en compte.
  • Évitez les fringales et les grignotages sucrés ou gras, compensatoires du manque, avec des produits diététiques disponibles en pharmacie.
  • Combattez votre nervosité avec des associations de plantes sédatives.
  • Trompez vos envies en occupant vos mains et votre bouche (buvez un verre d'eau, croquez une pomme, mâchez un chewing-gum sans sucre).
  • Évitez de fréquenter des fumeurs et pratiquez des activités physiques, culturelles, des techniques de relaxation et de respiration.
  • Demandez un soutien psychologique si vous vous sentez dépressif. Attention, les cigarettes à base de plantes entretiennent la gestuelle et votre dépendance.

 

Non aux cigarettes électroniques !

 
Ce produit, qui donne l’apparence d’une cigarette « classique », fonctionne à partir d’air chaud et d’eau distillée qui se transforme en vapeur. Les cigarettes électroniques connaissent un certain succès depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics, mais elles peuvent contenir des substances chimiques dont il faut vérifier l’absence de toxicité. L’Agence française de sécurité des produits de santé (Afssaps) recommande de ne pas les utiliser et précise qu’aucun type de cigarette électronique ne peut être vendu en pharmacie.

 

Numéro Juillet 2011

Le magazine Bien-être & Santé est un mensuel gratuit offert à leurs clients par les pharmaciens abonnés uniquement. Pour savoir si votre pharmacie est partenaire, rendez-vous sur le site dédié.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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Mots-clés :
Tabac Addiction Sevrage
Commentaires
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par Nimal (IP:xxx.xx8.214.66) le 10 août 2011 a 10H51
Nimal (Visiteur)

Concernant le point « Non aux cigarettes électroniques », je ne peux que recommander à l’auteur de cet article de se renseigner sur les sujets qu’il aborde.

Lire les communiqués de l’Afssaps avant de les citer serait déjà un premier « devoir de journaliste ».

Les cigarettes électroniques ne fonctionnent absolument pas « à partir d’air chaud et d’eau distillée ».

Enfin, les produits qui donnent l’apparence d’une cigarette « classique » ne sont qu’une partie de ce qui se trouve sur le marché, souvent déconseillées d’ailleurs par la communauté des « vapoteurs » au profit d’équipement de meilleures factures.

Je n’entre pas dans les détails ici, invitant le lecteur à se rendre sur des forums spécialisés.

0 vote
par de passage (IP:xxx.xx8.181.153) le 28 août 2011 a 22H23
de passage (Visiteur)

Avant d’écrire de telles idioties il aurait mieux fallu se renseigner car NON la cigarette électronique ne fonctionne pas d’air chaud et d’eau distillée !!! c’est hilarant de lire de telles conneries !!! Incriminer un produit que l’on ne connait pas je trouve cela un peu vil. Certes moins de recul cependant aucun rapport ne fait état de dépression voir même de suicide avec la e-cigarette contrairement à certains substituts de grands laboratoires, aucune étude n’a pu prouver un quelconque risque de cancer sur des produits de qualité contrairement aux goudrons et autres substances toxique présente dans la cigarette ... Aucun rapport ne fait mention de vapoteur passif...et j’en passe...je ne parle même pas de patch qui provoque allergies et n’ont aucune efficacité, la cigarette électronique est discréditée, elle dérange car ne rapporte rien aux lobbies (tabac/pharmaco) ! J’espère de tout cœur que la cigarette électronique n’aura jamais l’appellation "substitut" car a ce titre elle perdrait toute sa liberté et les taxes iraient bon train !!! Croyez le bien, l’arret du tabac sans patch, sans nicorette ou autres saloperies est possible avec une cigarette électronique qui tient la route et un eliquide de premier choix !! Libre à chacun de choisir sa méthode arrêt tabac, mais arrêtons de juger et de dire n’importe quoi sur la cigarette électronique, surtout sans savoir de quoi on parle !!!