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Serons-nous bientôt soignés par des vétérinaires ?
Serons-nous bientôt soignés par des vétérinaires ?
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15 décembre 2011 | 1 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Serons-nous bientôt soignés par des vétérinaires ?

Serons-nous bientôt soignés par des vétérinaires ?

Doit-on faire appel aux vétérinaires pour faire face à la pénurie de médecins dans les zones rurales ? Cette suggestion a été faite par Françoise Tenenbaum, vice-présidente PS du Conseil régional de Bourgogne et adjointe au maire de Dijon. Cette experte en santé publique propose de dispenser une formation aux vétérinaires afin que ceux-ci puissent intervenir en attendant le médecin.

Il n’est déjà pas rare d’entendre des personnes autour de soi se plaindre d’être "traitées comme du bétail"… Allons-nous dorénavant recevoir un traitement en conséquence ? Une proposition formulée le 9 décembre dernier suite à une interview accordée au quotidien Les Echos a fait sourire les médecins tout en faisant grincer quelques dents : Françoise Tenenbaum, la maire-adjointe de Dijon en charge de la santé, propose que, pour faire face à la pénurie de médecins en France, on fasse appel aux vétérinaires. Si l’intéressée ajoute que « ce n’est qu’une idée personnelle », le médecin généraliste Christian Lehmann a réagi au quart de tour en estimant sur son blog que « Françoise Tenenbaum entre dans l’histoire en prouvant une fois encore la justesse de l’aphorisme de l’humoriste H.L. Mencken : "Pour tout problème complexe, il y a une solution simple, évidente et fausse" ».

Le débat est en tout cas lancé. Jean-Pierre Mouraux, président du conseil de l’ordre des médecin de la Côte-d’Or, estimant même que la suggestion « est un pavé dans la marre et ça fait bouger les canards ». Pour Françoise Tenenbaum, « les vétérinaires sont de parfaits médecins qui connaissent l’anatomie et l’usage des médicaments. Ces derniers n’interviendraient qu’en cas d’urgence, pour apporter les premiers secours en attendant le médecin, et après une formation complémentaire d’un an ».

Réponse de Catherine Aubry, porte-voix du syndicat de médecins MG France et trésorière des professionnels de santé : « Nos patients ne sont pas des vaches ! Il est aberrant de croire qu’on soigne un chat ou un chien comme un homme. Même un pompier formé est plus à même d’administrer un massage cardiaque en cas d’urgence ». Gérard Vignault, président du conseil régional de l’ordre des vétérinaires de Bourgogne, a pour sa part jugé l’idée « totalement irréaliste et dangereuse. On n’est pas du tout compétent pour faire une médecine humaine. On reviendrait dans ce cas au XIXème siècle, alors que l’on est dans une politique de médecine de pointe  ».

Et Yves Millermann, enseignant en médecine vétérinaire rurale à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, dont les propos ont été relayés par L’Express, admet que « les vétérinaires ont des compétences qui pourraient être utiles aux soins d’urgences : Ils savent par exemple faire des points de suture ou poser des intraveineuses. Mais il y a une différence entre la théorie et la pratique ». Un vétérinaire s’est tout de même exprimé sous couvert d’anonymat dans les colonnes du Journal de Saône et Loire pour soulever un doute : « Dans mon école vétérinaire, en Belgique, on nous a dit qu’on pourrait être réquisitionnés en médecine humaine, mais seulement en temps de guerre ! Est-ce bien le cas ? »… Avec l’enlisement de la crise économique, on se demande parfois si les conditions ne s’en rapprochent pas.
 

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Commentaires
0 vote
par jacques (IP:xxx.xx2.214.74) le 16 décembre 2011 a 18H59
jacques (Visiteur)

Si l’on arrêtait ces quotas à l’entrée qui favorisent les bêtes à concours ,faire un examen d ?entrée et former des milliers de médecins chaque année (et de vétérinaires puisse qu’il parait en manquer aussi) ,vous verriez la levée de bouclier de cette profession qui craindrait le déclassement social en devenant de simple technicien de la santé,comme les professeurs et instituteurs le sont devenus.

Petit rappel pour info et pas comme exemple à suivre.A Cuba ou le nombre de médecins formés est important ,ils ont 1 médecin pour 166 habitants et malgré la pauvreté du pays leurs espérances de vie est de 78 ans, au USA 79 et chez nous 81 ,pour mieux comparer la république dominicaine qui est économiquement supérieur à Cuba ont une espérance de vie de 72 ans, inférieur Haïti 61 ans.

Nous dépensons en France 4700 $, USA 7800 $,Cuba 458$, Jamaïque 191 $,Haïti 40$.

Bonne réflexion.