Salles de shoot : le gouvernement prêt à lancer des tests

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré le 30 août dernier sur LCI que le projet du lancement d’une phase d’expérimentation des salles de shoot dans l’hexagone est à l’étude avenue Duquesne. Le gouvernement, prudent sur ce sujet sensible, semble ainsi aller dans le sens de la proposition du député parisien Jean-Marie Le Guen, favorable pour tester les salles d’injections de drogue.
Selon une étude menée en 2004 par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), l’expérience s’avère concluante. Mais à Paris, où cette idée a été lancée dans l’hexagone, c’est un autre député et également médecin, Bernard Debré, qui a donné la contradiction sur les onde de Europe 1 : « Les salles de shoot sont une idée indéfinissables. Si quelqu’un fait une overdose mortelle, qui est responsable ? Si un drogué sort de la salle et tue quelqu’un, qui est responsable ? L’Etat ! Avec ces lieux spécialisés, un drogué pourra très bien attaquer l’Etat et l’accuser de l’avoir poussé vers la drogue. Il faut lutter contre la drogue au niveau mondial et instruire les jeunes. Elle est mortelle la drogue ». Le calumet de la paix (si l’on ose dire) n’est pas prêt d’être allumé entre les deux députés médecins de Paris Jean-Marie et Bernard.
La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur

Ce n’est pas "quelle société nous préparons nous ? " ouvrez les yeux c’est :quelle société la prohibition de la drogue nous a légué ,et c’est maintenant !!

Après tout, pourquoi pas essayer ? Si ça ne marche pas on pourrait passer à autre chose. A Berne, en Suisse, le taux de réhabilitation des drogués ayant commencé un traitement par substitution est de plus de 60%. Ils rencontrent dans ces centres des psychologue, des médecins, des volontaires, des anciens drogués, souvent des gens qui ne les jugent pas et qui arrivent à les convaincre.

Je vois une grosse différence entre légaliser l’usage de la drogue et offrir des lieux de prises en charge pour les drogués.
Ne voyez-vous pas que l’objectif, c’est de sevrer les drogués et non pas de les encourager ? Si on y arrive mieux comme ça, comme le démontre les études, pourquoi ne pas le faire ?
Il faut dépassionner les discussions politiques sur les problèmes de société, sinon on ne les réglera jamais.








