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Risque de fermeture du 190 : mauvaise augure pour l’accompagnement dans les parcours de soins !
Risque de fermeture du 190 : mauvaise augure pour l'accompagnement dans les parcours de soins !
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26 septembre 2014 | 1 commentaires
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Collectif Interassociatif Sur la Santé, 11 articles (Rédacteur)

Collectif Interassociatif Sur la Santé

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Risque de fermeture du 190 : mauvaise augure pour l’accompagnement dans les parcours de soins !

Risque de fermeture du 190 : mauvaise augure pour l'accompagnement dans les parcours de soins !

Qu’est-ce que le ‘190’ ? Un centre de santé parisien, né en 2010 sous l’égide de l’association Sida Info Service de la volonté de proposer, dans un même espace, une prise en charge globalisée de l’ensemble des questions liées à la sexualité pour tou(te)s celles et ceux dont l’identité, l’orientation et les pratiques sexuelles pourraient générer une stigmatisation dans le système de soins. Ses particularités :

  • Assurer un service allant de l’information / prévention sur le VIH et les infections sexuellement transmissibles à l’accompagnement des personnes dans leur parcours de santé, en passant par le dépistage, les soins et les traitements ainsi que leur suivi avec la conviction que la santé sexuelle est un élément fondamental de la santé et de la qualité de vie.
  • Reposer sur une équipe pluridisciplinaire, qui associe personnel médical, personnel infirmier et intervenants non médicaux formés en promotion de la santé.
  • Être une structure de ville, c’est-à-dire en dehors de l’hôpital, pratiquant les tarifs de la sécurité sociale pour une prise en charge et un accompagnement en proximité avec tous les usagers. Un détail qui n’en est pas vraiment un à Paris, où l’on sait la difficulté grandissante d’être pris en charge sans dépassements d’honoraires, difficulté qui pousse trop de personnes à s’orienter vers l’hôpital avec les tensions que l’on sait sur l’activité de celui-ci et son coût pour la collectivité.

Alors qu’en quatre ans d’activité, le 190 a montré son utilité par sa montée en puissance avec plus de 4.200 dossiers patients ouverts depuis sa création et 2.000 patients reçus et suivis pour les seuls 9 premiers mois de 2014, il n’est pas envisageable qu’il puisse disparaître de l’offre de soins et de services de santé publique d’une ville comme Paris où le VIH et les IST comptent incontestablement parmi les priorités sanitaires.

Au-delà, ce type d’initiative innovante dans la prise en charge globale, intégrant aussi bien la dimension d’information / prévention que celle d’accompagnement dans le suivi des soins et le parcours de santé, devrait au contraire être encouragé et supporté si l’on en croit les intentions de l’article 21 du projet de loi de santé en cours porté par le gouvernement. Une perspective qui rend d’autant plus regrettable, voire inquiétant, le manque de volonté et de coordination que manifestent aujourd’hui les différents financeurs d’un projet comme le 190 (ministère de la santé, Assurance maladie, Agence régionale de santé, Mairie de Paris…) pour résoudre le premier et actuellement principal obstacle à sa poursuite : des problèmes de locaux, dans une ville qui compte des centaines de milliers de mètres carrés vacants !

 

Lien vers le communiqué de Aides : http://www.aides.org/presse/le-190-ne-doit-pas-fermer-notre-sante-en-depend-2754
Lien vers le communiqué de Sida Info Service : http://www.sida-info-service.org/?M...
 

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Commentaires
0 vote
par greg (IP:xxx.xx8.58.192) le 27 septembre 2014 a 18H18
greg (Visiteur)

Une bonne nouvelle selon moi. Tant que les associations et compagnie mettent leur nez dans ce genre de structure, c’est manipulation en permanence. Il faut non pas des actions ciblées qui permettent de CACHER les avancées scientifiques ( = parler en catimini dans un lieu restreint avec un discours de son choix ), mais une mise en place radicale d’un changement global de discours permettant à chacun de s’autotester facilement n’importe où et n’importe quand, en levant tous les freins au dépistage grace à une propagande banalisatrice. CES STRUCTURES SONT HORRIBLEMENT COUTEUSES ET AU SEUL SERVICE DES GENS QUI Y SONT PAYES ,en menant leur discours passéiste ( SIS ) au détriment de toute la population, pas seulement au détriment des malades ou des personnes à risques qui n’ont pas à dépendre de ces incapables. (j’ai 56 ans , seropositif + hepatite depuis plus de 25 ans)