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Résultats encourageants de la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) sur les acouphènes
Résultats encourageants de la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) sur les acouphènes
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20 juin 2012
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Clément Sanchez, 8 articles (Rédacteur)

Clément Sanchez

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Résultats encourageants de la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) sur les acouphènes

Résultats encourageants de la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) sur les acouphènes

1. Situation actuelle

Jusqu'à 21% des adultes développent des acouphènes, qui est l'un des problèmes les plus pénibles et débilitants audiologiques. L'absence de traitements médicaux et à la pratique normalisée peut conduire à un traitement long et coûteux. Nous avons cherché à évaluer l'efficacité d'une approche de soins par paliers, basé sur la thérapie cognitivo-comportementale, par rapport aux soins habituels chez des patients atteints d'acouphènes gravité variable.

2. Méthodes

Dans cet essai contrôlé randomisé, entrepris au Département Adelante de l'audiologie et de la communication (Hoensbroek, Pays-Bas), nous nous sommes inscrits préalablement traités néerlandophones (âgés de plus de 18 ans) qui ont eu une plainte principale des acouphènes, mais pas de participation excluant les questions de santé. Un assistant de recherche indépendant répartis de façon aléatoire des patients par l'utilisation d'une séquence d'allocation générée par ordinateur dans un rapport 1:1, stratifié selon la gravité des acouphènes et la capacité auditive, dans des tailles de blocs de quatre à recevoir des soins spécialisés de la thérapie cognitivo-comportementale avec son axée sur le recyclage des acouphènes thérapie ou des soins habituels. Les patients et les évaluateurs ont été masqués à la cession de traitement. Les objectifs principaux étaient liés à la santé de la qualité de vie (évaluée par le score de santé indice de services publics), la gravité des acouphènes (score du questionnaire acouphènes), et avant dépréciation des acouphènes (score acouphènes inventaire handicap), qui ont été évalués avant le traitement et à 3 mois, 8 mois, et 12 mois après la randomisation. Nous avons utilisé des analyses de régression à plusieurs niveaux mixtes pour évaluer les résultats en intention de traiter la population. Cette étude est enregistré auprès de ClinicalTrials.gov, numéro NCT00733044.

3. Résultats

Entre Septembre 2007 et Janvier 2011, nous avons recruté et traité 492 (66%) des 741 patients dépistés.

En comparaison avec 247 patients assignés au traitement habituel, 245 patients affectés à des soins spécialisés améliorés en matière de santé liée à la qualité de vie au cours d'une période de 12 mois (différence inter-groupe 0,059, IC à 95% de 0,025 à 0,094 ; effet taille de d de Cohen = 0,24, p = 0,0009), et a diminué la gravité des acouphènes (-8 · 062, -10 829 à -5 · · 295 ; d = 0,43, p <0,0001) et dépréciation des acouphènes (-7 · 506, -10 · · 661 à -4 352 ; d = 0,45, p <0,0001). Traitement efficace semblait indépendamment de la gravité initiale des acouphènes, et nous n’avons noté aucun effet indésirable dans ce procès.

4. Interprétation

Traitement spécialisé des acouphènes basé sur la thérapie cognitivo-comportementale pourrait être approprié pour la mise en œuvre généralisée pour les patients qui souffrent d'acouphènes de divers degrés de gravité.

5. Financement

Organisation néerlandaise pour la recherche en santé et le développement (ZonMw).

 

 TCC, the lancet, pays bas

Note sur la TCC :

 
La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC), fait partie des psychothérapies dites brèves (entre 15 et 20 séances).

Elle trouve sa source dans les travaux scientifiques de la psychologie actuelle, et a pour but essentiel la résolution de problèmes psychopathologiques de la personne. Cette approche nécessite une formation spécifique pour les psychiatres ou psychologues cliniciens qui l'utilisent.

Elle est très indiquée pour les troubles anxieux et améliore leur compréhension. Cette thérapie est dite du « comment » ? Soit, comment aller mieux ? Comment diminuer son symptôme ? Il s'agit de se demander ce qui ne fonctionne pas pour un sujet qui souffre du stress.

L'intervention du thérapeute consiste à identifier et critiquer des croyances qui peuvent induire une souffrance psychique.

La thérapie est directive, ce qui signifie que le thérapeute est actif et développe son action sur les problématiques actuelles du patient stressé. Son but est d'atténuer, voire d'éradiquer les symptômes, en modifiant les stratégies inadéquates utilisées par le patient, qui induisent le trouble et la souffrance psychique ressentie.

Cette forme de psychothérapie s'inscrit dans un cadre thérapeutique clairement défini. Le psychothérapeute fixe des objectifs très précis à atteindre. A l'issue d'une première consultation, il établit un contrat thérapeutique destiné au patient.

Ce dernier a un temps de réflexion puis, s'il le souhaite, peut débuter sa thérapie. Il s'agit d'identifier au plus près les sources du stress. Soit étudier les pensées dites conditionnées, automatiques, ainsi que les croyances développées. Ceci permettra de déterminer si ces dernières sont invalidantes pour le fonctionnement psychique du patient.

Dans ce cadre d'intervention, le psychothérapeute aide le patient à évaluer et gérer son stress. Le stress est ici vu comme un trouble comportemental, un problème d'apprentissage, en lien avec le conditionnement.

Ces actions aident le patient à ajuster ses comportements à la situation rencontrée, et par la même à acquérir confiance en lui.

Il s'agit d'évaluer ce que le sujet est capable de mobiliser par rapport au stress : ses stratégies d'adaptation. Sont-elles inadaptées ? Le rendent-elles vulnérable ? Induisent-elles une souffrance émotionnelle, tel le stress ?

Ce qui est aussi spécifique aux TCC, ce sont les tâches thérapeutiques données au patient, entre les séances.
Elles s'inscrivent dans la continuité de ce qui a été échangé lors de l'entretien. Tels, relever les situations relationnelles qui engendrent du stress, noter les heures de la journée où il y a un pic de stress…

Le psychothérapeute amène ainsi le patient à confronter la situation par rapport à sa pensée. C'est la part « pédagogique » de ce travail sur soi.

La TCC a aussi une action qui se veut préventive, grâce à l'apprentissage de nouvelles stratégies, à l'acquisition d'une forme d'auto-contrôle du stress. Enfin et surtout à l'autonomie psychique.

Elle est particulièrement indiquée pour les troubles anxieux.


Anne-France Bouchy-Tatopoulos

Psychologue Clinicienne-Psychothérapeute

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