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Restructuration de la biologie médicale : l’AP-HP en ordre de marche
Restructuration de la biologie médicale : l'AP-HP en ordre de marche
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16 novembre 2012
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Restructuration de la biologie médicale : l’AP-HP en ordre de marche

Restructuration de la biologie médicale : l'AP-HP en ordre de marche

La restructuration de la biologie médicale est au cœur du plan stratégique 2010-2014 de l’institution. L’enjeu : optimiser l’organisation des laboratoires de biologie, dans un contexte économique contraint, pour mieux investir.

Maintenir et développer une biologie innovante et de qualité… c’est l’ambition de l’AP-HP, dévoilée dans son plan stratégique 2010-2014. Pour y parvenir, une nouvelle organisation a été retenue : elle repose sur trois niveaux. Objectif : mieux répartir des activités biologiques, jusque-là très dispersées, pour répondre aux besoins de proximité comme à des demandes très spécialisées. Le premier niveau, ce sont les examens biologiques urgentes dont les résultats doivent être livrés en moins d’une heure. « Tous les hôpitaux dotés d’un service d’accueil des urgences disposeront d’un laboratoire pour les effectuer », détaille Julie Gründlinger, responsable du département de biologie médicale à la direction de la politique médicale (DPM). Au deuxième niveau figurent les examens biologiques non urgents et spécialisés qui sont regroupés dans chacun des douze groupes hospitaliers de l’AP-HP, sur un plateau technique lourd et partagé. Enfin, à un troisième niveau, les activités biologiques très spécialisées (séquençage génétique par exemple) seront rassemblées dans quelques centres référents et adossées à des laboratoires universitaires.

Moderniser la biologie médicale

Cette réorganisation s’accompagne de chantiers majeurs qui vont contribuer, eux aussi, à moderniser la biologie médicale à l’AP-HP : déploiement d’un nouveau système d’information, mise au point d’une logistique pour faciliter le transport des prélèvements d’un hôpital à l’autre, valorisation des compétences techniques et biologiques des personnels avec le développement de nouveaux métiers (ingénieurs, biostatisticiens…). « Grâce à cette démarche, l’AP-HP sera en mesure de répondre aux exigences qualité de la procédure d’accréditation des laboratoires, obligatoire pour tous en 2016 », souligne Julie Gründlinger. À la clé : une traçabilité et une sécurité renforcées de tous les examens biologiques.

Stimuler l’innovation

Le déploiement de cette restructuration est prévu sur plusieurs années, car les investissements requis nécessitent des financements très lourds. Il a déjà commencé sur les sites de Cochin, de Necker-Enfants malades et de La Pitié-Salpêtrière/Charles-Foix. Pour les patients, cette nouvelle organisation est transparente, mais les enjeux sont majeurs pour l’amélioration des diagnostics et la mise au point de nouveaux traitements. « Actuellement, 60 % des diagnostics sont assurés grâce à la biologie, rappelle Julie Gründlinger. C’est dire l’importance d’investir dans des plates-formes technologiques innovantes pour découvrir de nouveaux biomarqueurs et faire progresser la recherche médicale ».

Enfin, l’AP-HP veut faciliter les échanges avec les autres hôpitaux publics d’Ile-de-France en améliorant la lisibilité de son offre en particulier sur les activités de recours. Un site répertoriant l’ensemble des analyses biologiques de l’AP-HP doit être prochainement mis en ligne.

La biologie à l’AP-HP en chiffre

  • 60 % des diagnostics sont assurés grâce à la biologie
  • 10 % des effectifs médicaux travaillent au sein des services de biologie
  • 30 % de la recherche à l’APHP est réalisée par des biologistes.

Claire Peltier

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Mots-clés :
Biologie Médecine