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Résistance inexorable aux antibiotiques, une aubaine pour la phagothérapie ?
Résistance inexorable aux antibiotiques, une aubaine pour la phagothérapie ?
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11 janvier 2013
Auteur de l'article
Jean-Philippe Tabut, 9 articles (Biohygiéniste)

Jean-Philippe Tabut

Biohygiéniste
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Résistance inexorable aux antibiotiques, une aubaine pour la phagothérapie ?

Résistance inexorable aux antibiotiques, une aubaine pour la phagothérapie ?

L’arrivée progressive des bactéries hautement résistantes confirme qu’il faudrait mettre en place des mesures quasi-militaires pour enrayer le phénomène d’évolution des résistances aux antibiotiques.

Le contrôle des rapatriements sanitaires n’ont qu’une fonctionnalité toute relative. Et les hôpitaux sont forcément tenus d’accueillir tout patient quel qu’il soit, bien qu’il ne soit pas rare que des choix médicaux « borderlines » soient soutenus localement pour éviter d’entrer dans des mesures de précautions généralisées avec des sectorisations de services et du personnel couteuses et presque insupportables dans des établissements déjà en mauvaise santé financière.

De grands choix mondiaux devraient être pris rapidement afin de freiner coûte que coûte cette montée diffusion des bactéries multi-résistantes.

Si le contrôle de la diffusion des Staphylocoques dorés résistants à la méthyciline semble se confirmer grâce à la généralisation des solutions hydro-alcooliques, la guerre s’enlise complètement face aux bactéries productrices d’une béta-lactamase à spectre étendu (ou élargie). L’arrivée récente des bactéries hautement résistantes confirme cet enlisement au travers d’une politique d’utilisation des antibiotiques complètement insatisfaisante.

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Le grand challenge pour l’industrie de l’antibiotique est d’accepter une modération de l’utilisation de leurs produits. En effet si la médecine humaine est la première a être mise en cause dans la montée de ces résistances, la médecine vétérinaire elle aussi devrait revoir sa copie et au delà même toute la filière agricole.

L’industrie de l’antibiotique n’est plus en mesure d’apporter en temps et en heure les nouvelles molécules qui seraient capables de reprendre le contrôle de ces nouvelles souches bactériennes multi-résistantes. Chaque entreprise productrice d’antibiotiques devra développer de nouvelles technologies capables de remplacer les antibiotiques si elle souhaite rester compétitive face à un phénomène naturel. Ne serait ce pas un projet simple de développement durable ?

Les conflits d’intérêts sont enfin pris en compte dans les rapports d’enquêtes et dans chaque document scientifique afin de mieux percevoir les tenants et aboutissants de chacun des participants.

Comme dans toute bataille, il faut diversifier les armes … et la phagothérapie commence seulement a être acceptée de certains scientifiques comme hypothétique candidat.

La phagothérapie est une méthode scientifique de destruction des bactéries par l’utilisation de virus « bactériophages » dirigés spécifiquement contre ses bactéries. La méthode a été peut soutenue jusqu’alors car peut d’investisseurs ne souhaitaient s’y pencher eu égard à l’essor économique important et sûr des antibiotiques.

Les équipes scientifiques les plus performantes sur ce sujet travaillent « actuellement en Europe de l’Est (à Tbilissi en Géorgie et à Wroclaw en Pologne) car, à la différence des Etats-Unis et de l’Europe occidentale, les bactériophages ont continué à être utilisés après la découverte des antibiotiques » lit on sur phagespoirs.unblog.fr.

Il ne reste plus qu’à financer et cadrer le périmètre des études scientifiques nécessaires à la validation d’une telle méthode avant les tous premiers essais cliniques à grande échelle dans nos hôpitaux tout en respectant les brevets des chercheurs de l’est … Ce que l’occident peine scandaleusement à faire pour des raisons surtout financières …

J.P TABUT Biohygiéniste
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