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Pourquoi tous les médicaments ne sont-ils pas remboursés ?
Pourquoi tous les médicaments ne sont-ils pas remboursés ?
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22 novembre 2012
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Médecine-2.0, 4 articles (Rédacteur)

Médecine-2.0

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Pourquoi tous les médicaments ne sont-ils pas remboursés ?

Pourquoi tous les médicaments ne sont-ils pas remboursés ?

En ces temps de crise, on parle souvent de la réduction du déficit comme d’une priorité. Parmi tant d’autres, le déficit de la sécurité sociale fait beaucoup parler de lui, et on cherche des alternatives au remboursement contesté de tous les médicaments. S’il nous semble normal, en France, que la Santé soit gratuite, il est important de faire un point sur l’intérêt de payer un médicament, et pourquoi il est important que ceux-ci soient fabriqués par des laboratoires privés , qui déposent des brevets.

De l’utilité du brevet

La médecine est une économie et une industrie qui fonctionne comme les autres, par exemple l’industrie automobile : il y a d’un côté l’invention (ex : le secret de conception de la nouvelle Citroën, ou les agents actifs du médicament) et le produit en lui-même (la voiture que l’on achète chez son concessionnaire, ou le médicament que l’on trouve chez son pharmacien). Si « l’inventeur » dépose un brevet chez l’INPI, aucune autre entreprise ne peut utiliser son invention. L’intérêt, c’est donc que l’entreprise ou la personne qui a trouvé une invention ne puisse pas se la faire voler par d’autres et puisse en faire un produit dont elle sera la seule à pouvoir en tirer des bénéfices.

Rembourser l’effort de recherche

Cependant, on pourrait facilement être tenté de dire que ceux qui inventent les médicaments, les laboratoires, sont des êtres « égoïstes », qui empêchent la concurrence d’autres laboratoires, qui fabriqueraient leur produit à un prix plus faible, mais plus attractifs pour les consommateurs.

Le problème, c’est qu’on oublie que le laboratoire ayant inventé un médicament a effectué au préalable de multiples recherches, certaines ayant d’ailleurs échouées ; elles peuvent atteindre des prix parfois très importants. Il est donc normal et juste que le laboratoire puisse rembourser et même faire du profit sur le coût de cette recherche, jusqu’à ce que la date limite de son brevet expire, tout en continuant à en faire pour créer d’autres médicaments et payer ses employés.

Sans laboratoire, pas de médicament

On a parfois tendance à oublier que sans les créateurs et les producteurs des médicaments, c’est à dire les laboratoires, il n’y en aurait pas dans nos pharmacies. L’Etat, qui éprouve déjà des difficultés à réduire son déficit, ne pourrait pas financer gratuitement la recherche ET la production des médicaments.

Par ailleurs, la concurrence existant entre les différents laboratoires permet de maintenir un haut niveau de recherche, une diversité de traitements, toujours plus performants. Enfin, lorsque le brevet retombe dans le domaine privé, au bout de 20 ans, les médicaments génériques peuvent faire leur apparition, et les prix diminuent sensiblement pour le consommateur.

Les laboratoires ne sont pourtant pas des anges 

Attention : tous les médicaments ne sont pas forcément utiles, et certains sont même créés alors qu’ils ne sont pas plus performants que d’autres. Le « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles et dangereux », qui a fait grand bruit dernièrement, dénonce, parfois de manière contestée l’inutilité de certains traitements qui sont pourtant remboursés par la sécurité sociale. Personne n’a d’ailleurs oublié le scandale du Mediator, traitement contre la prise de poids responsable de la mort de milliers de patients dans le monde.

Que doit-donc rembourser la Sécurité Sociale ?

Comme dans tout système économique fondé sur la concurrence, tous les produits (ici, les médicaments) ne sont pas excellents. Il faudrait donc que la Sécurité Sociale réétudie la prise en compte du remboursement de certains médicaments, quitte à délaisser ceux inutiles ou trop chers, ainsi que ceux pouvant être facilement remplacés par des génériques, comme le souhaite la député d’Europe Ecologie Michèle Rivasi, qui souhaite voir appliquée une gestion beaucoup moins opaque des prix des médicaments.

 

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Olivier. Pour une démocratisation de l'accès à un info santé de qualité sur le net.
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