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Pourquoi et comment la loi HPST favorisera la Pharma 2.0 et le e-marketing ?
Pourquoi et comment la loi HPST favorisera la Pharma 2.0 et le e-marketing ?
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4 juillet 2011
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Docteur Antoine Poignant, 3 articles (Medecin)

Docteur Antoine Poignant

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Pourquoi et comment la loi HPST favorisera la Pharma 2.0 et le e-marketing ?

Pourquoi et comment la loi HPST favorisera la Pharma 2.0 et le e-marketing ?

DMP, DCC : le numérique en région à l’heure d’HPST.
La loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) modifie en profondeur l’organisation du système de soins en France. ?Elle impacte très fortement l’organisation, les leviers et les modalités de la relation de l’industrie avec ses cibles, en régions.

Au même moment, l’émergence des technologies numériques accélère la mutation des pratiques dans un seul secteur, la santé, dont le poids économique (public et privé) représente plus de 10% du PIB.

Quels défis pour notre système de santé ?
La démographie actuelle (“tsunami gris”) conduit à un impact financier et organisationnel majeur des maladies chroniques (cancers,maladies cardiovasculaires, diabète…) et impose une réponse adaptée de notre système de santé.

Dans les conclusions de ses travaux sur le vieillissement, rendues publiques en avril 2010, le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie relevait que le manque d’organisation autour de la personne âgée, souvent atteinte de poly-pathologies, et les allers-retours entre l’hôpital et le domicile étaient la principale cause du niveau élevé des dépenses, avant même l’effet démographique.

Ainsi, une très grande partie du surplus de dépenses consacrées aux personnes âgées s’explique par le taux de recours anormalement élevé des personnes très âgées aux services d’urgences.

Quels objectifs pour notre système de santé ?
Pour faire face à ces besoins, les solutions sont notamment de :
- favoriser la diminution de la durée moyenne de séjour hospitalier,
- mieux accompagner les patients chroniques pour permettre des sorties d’hospitalisation précoces,
- prévenir l’apparition de complications par une meilleure éducation thérapeutique, une surveillance et un suivi plus structurés des patients, pour éviter les ré-hospitalisations pénibles pour les patients et coûteuses pour la collectivité,
- fluidifier le parcours de soin par une meilleure coordination hôpital-ville,
- éviter les accidents iatrogéniques et améliorer l’observance des traitements.
Les dossiers numériques comme le DMP, le DCC (Dossier Communicant en Cancérologie) et l’organisation en réseau des soins vont contribuer à la réalisation de ces objectifs.

DMP et collaboration ville-hôpital
Outil de coordination des soins, le DMP n’est pas obligatoire pour le patient. C’est un service public proposé gratuitement à tous les bénéficiaires de l’assurance maladie et mis en place par l’ASIP www.esante.gouv.fr(Agence des Systèmes d’Information Partagés de santé).

Le DMP permet une bonne circulation de l’information entre professionnels de santé qui participent à la prise en charge du patient. Il facilite le partage d’information, en ville comme à l’hôpital : une fois intégrés au DMP, les comptes-rendus, les résultats d’analyses, les allergies, les traitements, par exemple, sont accessibles facilement et à tout moment.

Pour un professionnel de santé la création d’un DMP www.dmp.gouv.fr se déroule en trois étapes simples : informer le patient sur le DMP, recueillir son consentement pour la création de son DMP et enfin l’identifier par la lecture de sa carte Vitale.Certains acteurs privés proposent des services additonnels et interopérables avec le DMP comme :

- INTERSYSTEMS www.intersystems.fr éditeur de la plate-forme HealthShare™ du DMP Suédois et utilisée dans les 21 ”meilleurs” hôpitaux américains classés par le U.S. New & World Report.

- CEGEDIM, en partenariat avec la CSMF, qui édite le DM Pro www.dmpro.fr qui s’interface (avec des fonctionnalités supplémentaires) au DMP classique.

Le Dossier Communicant en Cancérologie (DCC)

Le DCC est issu du Plan Cancer I qui précisait : “Le DCC devra répondre aux attentes et aux besoins tant des professionnels de santé que des patients. Il participera en outre à la construction d’une base de données nationale et régionale” son objectif est d’optimiser la qualité et la continuité des soins.
Les grands principes du DCC sont : un dossier informatisé sécurisé interopérable, un applicatif utilisable par les médecins pour les soins, un outil en lien avec les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) et le DMP. Pour chaque patient, l’usage du DCC offrira la possibilité à terme d’accéder aux données des RCP, aux comptes-rendus d’anatomopathologie, aux comptes-rendus opératoires, aux lettres de sortie.

Les PRS : une opportunité pour l’industrie pharma ?

La loi HPST du 21 juillet 2009 a créé les bases du Projet Régional de Santé (PRS). Cet outil de planification stratégique regroupe les instruments de planification autrefois dispersés : le PRSP (Plan Régional de Santé Publique), le PRAM (Programme Régional de l’Assurance Maladie), le SROS (schéma régional de l’organisation sanitaire), le PRIAC (programme interdépartemental d’accompagnement des handicapés et de la perte d’autonomie).

Les entreprises du médicament doivent maintenant s’inscrire dans la mise en place des projets régionaux. Pour anticiper et accompagner les innovations médicales et technologiques et améliorer l’accès aux soins, les établissements de santé devront poursuivre leurs évolutions, s’ouvrir aux partenariats, se tourner vers les soins de premier recours et vers le médico-social.

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